LE COMTE DE SAINT-AULAIRE
îndant tout ce temps, j'étoîs à la porte-fenêtre de la salle phine, qui donne sur la cour de Marbre. Un homme armé e massue alloit assez vite. Arrivé sur la dernière marche, ieux pieds ont glissé en avant ; il est tombé la tête en Te sur la partie saillante de cette marche et s'est tué
issitôt ses camarades ont accouru, en criant : « Âh I c'est rardes du corps qui l'ont tué d'un coup de fusil. Le coup >arti, le coup est parti de là !» A les entendre, il y avoit eu loins vingtcoups de tirés. Dans le vrai, personne n'avoit tiré. ïs l'avoir bien visité, ils ont reconnu qu'il avoit la tête fendue ierrière, et aussitôt ils ont enlevé le cadavre. Pendant tout ïmps, j'étois à la porte vitrée qui donne sur la cour de )re, que j'ai fait fermer ainsi que les volets, aussitôt que j'ai ue la dernière commençoit à se remplir de brigands et de ques femmes armées comme eux. J*ai ordonné à mes- •s les Gardes du corps de mettre des matelas derrière les îées et de les soutenir par des bois de lits, afin de parer les )s de fusils qui pourroient être tirés. Le brigadier comdant ladite salle* m'a demandé s'il falloit se défendre et en cas d'attaque. Je lui ai dit que non et que l'ordre du Roy de ne faire du mal à personne, qu'ils n'avoient qu'à obserle plus grand silence, et que peut-être ne leur arriveroit-il ; que, s'ils se voyoient forcés, ils n'avoient qu'à chercher retirer dans les appartemens du Roy par l'escalier de le Dauphin. Mais comme les portes en ont été fermées itôt que j'y ai eu passé pour aller chez le Roy, je ne sais par où ces messieurs, les brigadiers à leur tête, auront >asser. Ce brigadier, dont je ne me rappelle pas le nom, m homme de tête et du plus grand sang-froid ; il est de la pagnie de Noailles. Lorsqu'il a été délivré, il s'est mis à )rtière du Roy, avec un bonnet de grenadier sur la tête, n*a pas abandonné le pommeau de ladite portière de la ire du Roy, sans que personne ait voulu l'en empêcher, n'ai songé à ma retraite que lorsque j'ai eu déposé M*' le luphin dans la voiture du Roy. Pour lors, un aide de camp I. de la Fayette, nommé Gollin, m'a pris sous sa protec- II m'a placé dans une compagnie de grenadiers. Le capiî m'a fait donner un fusil et une giberne, en me plaçant à du drapeau, et je suis venu à Paris, rivé à Paris sur la place de Grève, lorsque le Roy et la
osl l'auteur de la lettre suivante.
AU COMTE D*A60ULT 12i
Reine sont sortis de l'Hôtel de ville, j*aî encore été de l'escorte du drapeau, que j'ai ramené chez le capitaine, rue Saint-Martin.
A iO heures du soir, je suis rentré chez moi accompagné de deux fusiliers...