Du même à M. de Bellanger, à Lille
(Ibtd., p. i 14-115.)
Paris, 29 novembre 1789.
J'ai rencontré hier, mon cher Bellanger, Dernières qui m'a donné votre nouvelle adresse... Desboulais, que j*ai également vu dans votre loge aux François, m'a donné de vos nouvelles et de celles du pays dont il vient. Il paroît que tout cela est bien chaud en Brabant, et vous avez bien fait de vous en sortir.
Malgré le peu d'agrément qu'on peut y avoir dans les momens affreux où nous sommes, Paris est plus tranquille que vous ne lavez vu en partant. Cependant M. de la Fayette vient d'écrire ane lettre à tous les soldats, pour leur dire que les dangers n'étoient pas passés, qu'il falloit qu'ils redoublassent de zèle et surtout que ceux qui le pourroient montent une garde de i4 heures tous les six jours. Il ne s'est pas contenté de cela ; il a été lui-même pérorer tous les districts. Il fait établir diverses batteries de canon, entre autres une sur le Pont-Neuf*. On avoit assuré qu'il y auroit une révolution le 25, mais elle n'a pas eu lieu, et nous avons été pendant ii heures sous les armes inutilement. Les plaisans ont prétendu que la représentation étoit retardée par l'indisposition d'un acteur. Tant il y a, que je voudrois bien que tout cela finisse.
U y a eu avant-hier une petite émeute devant l'Assemblée, hier une à la Caisse d'Escompte. On arrête une quantité de gens soupçonnés ou dénoncés, et tout cela laisse toujours des inquiétudes. Votre frère nous a assurés qu'on n'étoit pas en sûreté contre les voleurs aux environs de Paris. Si ce désordre continue Dieu sait où il nous conduira !...
Tâchez, mon cher Bellanger, de revenir promptement et faites-moi savoir le moment de votre retour, pour que j'aille aussitôt vous embrasser...
I. • M. le Conunandaut f]^*néral a ex|>osé à TAsscmblée des rcpréseulanls de la Commune é» Paria qoa la saison danslaaucllo onenlroit oiigcoit qu'on prit des précautions particubcreipoar assurer davantage la Iranauillilé publique. U a dit qu'il avoit fait placer sur le fHMit-l$êiif, dma» la place do Henry IV, des canons de signaux destinés, en cas de danger, à wertir let différcns postes de la uarde nationale; qu'il éloil occupé du soin de se procurer ■a eapUeemcDt pour y tenir des troupes toujours prêtes, (ju'il avoit visité tous les batailiswet la^valene de Ta Garde nationale, que partout il avoit remarqué les disiMMitions les ptas pairioUcioos ». (Procès-Tarbal de rasscmWéo des représentants de la Comoiuiie, dans i XjS^n^dpTcit., t. Ul, p. 4J.)
COMTE DE SENEFFE
comte J,'B. de Pestre, son frère, ï Luxeniboury.
[Ibid., p. Ii2.)
Paris, 14 décembre 1789.
mon clicr ami, pour ne pas dire imposprédirc la tournure que prendront ici 5 pas que vous aviez des effets publics ; în longtemps que je vous aurois dit et ;. Je vous réitère à cet égard le même ien d'établi, je vois que tout est en Tair I pile si, malgré la sauvegarde de la yera. Les mots sont bons pour les sots, li raisonnent. Je vois que tous les cm- , les impôts non payés et le désordre ai peur qu'en définitive tout n'aille mal. ire vont bien, les effets monteront un n'est point à mettre en balance avec le
votre soin à m'écrire les nouvelles...
us en donner Mais ici on ne parle
ionale dont vous avez dans les papiers ;s décisions. On craint une révolution l qu'on sait ces époques d'avance par ne en est très instruit. Au reste, le provdi être jugé ; il sera déchargé d'ace u-
de Lambesc s'instruit et pourroit bien 1 a cependant des amis chauds de notre mt ce qu'ils pourront pour le sortir
ttre un crime horrible à Senlis. Quel- )S de feu de sa fenêtre sur la garde nfoncer sa maison qui étoit entièrement st arrivé à la dernière porte, l'assassin au de poudre qui a enlevé la maison et ouvoit ainsi que dans le voisinage '.