Du même à la même, à Luxembourg
{Ibid., p. 14Î.)
Paris, ce 24 janvier 1790.
Votre lettre du 15, ma chère amie, m'est bien arrivée, seulement avant-hier, du reste bien intacte. Grâces à nous n'avons aucune scène fâcheuse. Il y a eu un peu de hier : on a voulu prendre l'auteur d'une feuille incendiaire i mée VAmi du Peuple. Un des districts de Paris, celui des deliers l'a paru prendre sous sa protection et a résolu è point le laisser arrêter. Cela a fait mettre beaucoup de m sur pied, mais aujourd'hui tout est tranquille. L'au M. Marat^ est, je crois, en lieu de sûreté ; il a pris la pc d'escampette ^ D'après cela vous voyez que les bruits ( fait courir sont bien imaginés et n'ont aucune réalité. J'es et, d'après ce que vous me dites, je présume qu'il en ei même pour le lieu où vous êtes...
B^* Talon se porte bien. Son mari est furieusement occ C'est une terrible place à remplir. Il s'y fait un hor incroyable; il n'y a qu'une voix sur son compte.
Adieu...
1. Guilhuime-Prançois de Maby. baron de Cormeré. qui plaida pour son frère de
î. Le tl et le lî jaovier au matin, il se forma des rassemblements autour du Ch4 aui Champs-Elysées. La Payelle, le 12 janvier au soir, déclara à l'Hôtel de ville • éloit transporté aui Champs-Elysées arec un délacbemenl de cavalerie et d'infant c|«e plus de 2(10 soldats du centre attroupés de la manière la plus f&cheuse... avoi eavaioppés, dépouillés de la cocarde et de l'habit national, et conduits aux prisons de ùmàê >. (Procès- verbal de l'assemblée des représentants de la Commune, du 12 J dans S. Lacrois, op. cit., t. 111, p. 430, 435-437.)
J. V«ir plMh«ot,p. 38.
Du même à la mème^ à Luxembourg.
[Ibid.. p. 150.)
Paris, ce 9 février 1790.
tre du 2 courant vient de m'arriver, ma chère de M. de Favras est remise à un plus amplement des témoins de considération à entendre, entre )mte de Mirabeau, M. de la Châtre* et M. Fou- 'iJ se sauve ou qu'il y passe, je doute très fort ns jamais payés de M. de Cormeré...
venu à l'Assemblée, où il a fait un discours n ne fait plus que cela^ Comme il ne sort pas l'en est guère plus rassuré. Paris est d'ailleurs îuit. Point de bals. Chacun vit chez soi. On a qu'il n'y auroit point de concert. Quant à moi, de terminer mes affaires, je ne m aperçois de )laisirs que par celle de mes amis.
Du même à 3/"® de Doué, à Moulins.
{Ibid., p. 151.)
l>aris, i2 février 1790.
du 29 janvier m'est bien parvenue, ma chère pas répondu de suite, comptant que les circoosréponse seroient différentes d'un jour à l'autre. L'Assemblée avoit commencé à travailler sur les : de toute nature, et le décret qu'elle a donné culement rachetables et non abolir les droits
3sl pas le marquis Louis de Foucauld-Lardimalie. député aux EUIs eud d'avoir jamais été cité au procès dans une lettre au Jifoniteur )). C'est un certain chevalier Foucault, qui est dit être de Clermont-eniy. « M. le chevalier Foucault est cité, dit la Chroiiioye de Paris. Sen pays impraticable au milieu d'une forôl près Stenay. C'est une verTcrie. tiishommes verriers qui, soutenus des ouvriers, paroissent ne pas être oir le porteur de l'assignation. » {Chroniaue de Paris, n* du 4 fése présenta bien pourtant au Chfttelet. Sa déposition est résumée dtn> fi/r du IC février 179Û.
u 4 février 1790. (Voir plus haut, p. 39).
utiles devoit changer nécessairement ma réponse et mon avis. Je crois donc que, dans le moment présent, il faut seulement attendre et ne faire aucune démarche relative à vos droits seigneuriaux, parce qu'il est très possible que le rachat fixé à bas prix soit meilleur marché, à y tout comprendre, que de les payer une seule fois. D'après cela, il faut nécessairement attendre qu'il y ait une loi arrêtée et que vous puissiez peser quel moyen adopté par cette loi vous est le moins défavorable. Il paroît constant que toutes les coutumes vont être abolies, que les droits d'aînesse n'existeront plus, que les fiefs deviendront divisibles autant et comme on le voudra. D'après cela, une terre, quelque considérable qu'elle soit, ne sera jamais à charge à un père de famille à cause de sa division et de sa trop grande contenance. Ce principe rendra les manoirs plus recherchés, et si ces lois sont suivies, la subdivision deviendra à tel point qu'on aura par succession que des portions de terre médiocres. La culture y gagnera...
Je suppose que votre mari est souscripteur d'une brochure nommée Actes des Apôtres. Le dernier, où est l'appel nominal, est plaisant*. Je le complimente de ce qu'il n'est pas nommé maire. . .
Adieu, ma chère amie, je vous embrasse du meilleur de mon cœur.