Du m^me au m^me
[Jbid., n» 5i.}
Paris, ce 3 avril 1790.
Vous êtes mal instruit, mon cher Filsac. Vous avez pu voir, par le décret que j'ai fait passer à la municipalité, que les députés présens à l'Assemblée nationale sont très fort éligibles, et qu'il n'y a exactement que ceux qui sont abscns qui seront exclus des départemens qu ils habitent, au point que, s'ils ont leur domicile et de^^ propriétés dans tout autre, ils peuvent être élus dans celui-là. Je ne suis pas surpris qu'on fasse courir ce bruit. Vous n'avez pas oublié la tournure que les mômes personnages avoientpris pour m'érartcr de la députation. Ces petits manèges font toute leur ressource.
On a écrit ici que j'avois mandé à Cahors de prendre les armes pour s'opposer à une contre-révolution qui alloit éclater. La lettre, par laquelle j'écrivis à la municipalité que nous étions journellement tourmentés par de nouvelles alarmes, aura
I. C'est du» la séance du S2 mars 1790. que Fajdel Tut nommé I'ob des 15 membres sa Comité des rapports {Arch. pari., l. XU. p. S'Ji).
1 Ibid., p, 2W.
3. Le aoi alla, U tt mars, risiler la maonfaeture de f laces de Beuill; (S. Lacroix, op, cit., t. IV, p. 94).
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donné lieu à coup sûr à cette mauvaise interprétation. Vous avez su sans doute qu'on a travaillé pendant plus de huit jours le peuple, pour Texciter à de nouvelles insurrections, à se portera la Caisse d'Escompte, au Trésor royal, à l'Assemblée nationale et chez les financiers ^ La misère, le défaut de numéraire, la perte de 6 p. 400 sur les billets de la Caisse et les soidisant accaparemens d'argent servoient de prétextes à ces insurrections...
Nous vaguons dans une infinité de projets sur Torganisation de Tordre judiciaire ; je crois qu'on admettra des jurés en matière civile et criminelle, et que le tout sera refondu dans son entier. . .