‹ Lettres d'aristocratesChapitre 191 sur 541 · De la même au même · texte numérisé non relu

De la même au même

{Jbid.)

A Lyon, le 10 juin 1791.

... Partis le 1" de Paris, mon aimable ami, nous sommes arrivés ici le 5, sans avoir éprouvé le moindre accident, ni un désagrément sur toute notre route. Nos passeports nous ont été fort inutiles...

Nous sommes logés dans* un hôtel garni qui n'est séparé de la maison où demeure ma sœur que par un jardin charmant. Notre appartement au rez-de-chaussée donne sur ce jardin, et

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nous ne sommes séparés que par une belle grille de la superbe place de Bellecour, qu'on ne vante pas assez, ainsi que les magnifiques qutïie qui sont sur les bords du IViône ; il n'y a rien de pareil à Paris.

On a eu peur ici comme partout. Toutes les bonnes maisons se sont retirées en Suisse, ou en Savoie. Lorsque j'y serai, mon ami, je vous manderai les dils du pays, et quand je vous dirai : je n'en crois rien, je serai certaine de ce que je dirai.

J'ai souscrit pour Suleau. Vous avez dû le recevoir.

La chaleur a diminué ma toux ; mais mes ci-devant beaux yeux sont encore à moitié fermés de la poussière qu'ils ont reçue...

Adieu, je vous embrasse de tout mon cœur. Mon mari vous fait mille assurances d'amitié, ainsi que M. de Gourvoisie.

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