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Mardi îi férrier

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et Madame^ dévoient partir dans la nuit pour les pays étrangers. Ite l'ont forcé d'aller aux Tuileries, quoiqu'il leur assurât qu'il n'avoil pas^ songé un instant à» quitter le Roy, don frère, qu'il le feur jurât. Alors les dames de la halle l'ont embrassé, mais ne l'ont pas moins forcé d'aller aux Tuileries, ont monté sur le sièg« et sur le derrière de la voitaire, «ni ordonné au» cocher d'aller doucement, parce que leur Gorapagmie étoiéà pied; le peuple avoit des flambeaux; Madame, en une autre voiture; swvoit. Celte scène a commencé à 6 heures du soir et n'a fini qu'à 11 heures, malgré que toute lia Garde nationale étoit sous lies armes.

Jeudi, au soir-, autre assemblée aux Tuileries. Le peuple a su que Mesdames étoient arrêtées à Amay-lê-Duc. Ils se sont portés en foule au Château, voulant parler au Roy pour qu'il ordonnât à Mesdames de revenir à Paris. Encore la municipalité a fait marcher les gardes nationales qui ont eu ordre àe tirer. On a amené du canon aux Tuileries. Alors, le peuple a eu peur et s'est retiré. La paix a été rétablie à 10 heures du soir. Je vous avoue que je ne m« ferai jamais à- voir le sang de mes maîtres traité de cette manière^ que la terre me brûle les pieds à Paris, que, si nos affaires communes ne m'y retenoicnl pas, j'irois m'enfoncer dans les bois du Nivernois etje défen* drois qu'on m'y parlât de rien... Autre raison qui me retient encore dans ma case, c'est qu'elle est en vente et que je crois qu'elle sera adjugée la semaine prochaine, que, si l'acquéreur veut l'habiter, il faut qu'il me donne congé avant le 15 avril pour quitter en octobre; alors, iLfaut que je cherche où me loger, et il faut que j'y sois. Mais aussitôt que je saurai sur quoi compter, comme je décampe!

Dimanche, une femme prédicante s'est avisée de répandre dans Saint-Sulpice des lettres pastorales de M.. Farchevéque de Paris. Elle a été arrêtée et conduite* à la Force. Et de quoi une femme se méle-t-elle ! Jeudi nous avons eu deux nouveaux évoques sacrés, celui de Tréguier, M'. Expilly',. et celui de Soissohs », par l'évèque d'Autun, celui de Babylone ^ et de

1. Marie-J osé plie- Louise de Savoie, duchesse de Provence, seconde fille de Victor-A»^ dée in. roi de Sardaigne, {1753-1810).

i. Jeudi 24 février.

3. Louia-AlexanOro Kxpilly (1742-1794), dépulé aux Etats généraux, élu ér«que par k département du Finistère.

4. Claude-Euslache-Frauçois do Marolles (1753-1791), député à 1« Cooslitaante, éliiéff<<|ae de l'Aisne.

o. Jcan-Baplisle Miroudot du Bourg (1716-1798), évêquede Babylone depuis 1770 (Masscn Le cardinal de Demis depuis son miniatère. 1758-1794, p. 428 et suit.)

A H. DESTLLES

I.ydda^. Cela s'est fait à l'oratoire Saint-HoQoré. On le conduits avec 50 grenadiers à TAssemblée nationale, et i ont para avec la croix sur la poitrino. Pour iat dimanche g on nous nommera un évéque de Paris-.

Oh ! que j'ai grande envie d'être hors d'ici! Vous ne t vez dans les sociétés que des énerguraènes dans les d partis, moyennant quoi il n'est plus question de raisiMi, ( rentre harassée d'avoir entendu déraisonner. Les uns dii oui, les autres disent non. Pourla contre-révolution, il est tain que l'Empereur a bien à faire chez lui. Ceux qui la dési disent que c'est l'intérêt de toutes les couronnes; mais h Conseils l'en visageront-ils de même et ne pourront-ils pas pei qu'il vaut mieux nous laisser nous détruire nous-mêmes f venir nous partager. Tout cela n'est rien moins que gai... IN avons tous beaucoup d'esprit, mais je défie aux plus écla de dire ce que nous deviendrons. Nous allons, j'imagine, tranquilles pendant quelques jours, mais le peuple remi encore et pourra bien des Tuileries aller au Manège...

Croyez que je suis...

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