Du même à la même
{Ihid., n« 39).
Limoges, 30 septembre 1790.
Vous avez su sûrement, ma chère maman, les vexa que j'ai éprouvées à Peysac. Je vais vous en faire un réci court.
Le 6 du mois d'août, l'on est venu m'arrêter avec c gardes nationales. J'étois dans la salle, avec ma femme i fille. L'on m'a mené sur la place du bourg, où, environné de cents paysans armés. Ton m'a fait subir un interrogatoire duré quatre heures. Heureusement que je n'ai point perdu sang-froid. Sans cela, j'élois assassiné. On vouloit me renoncer à mes droits. Je n'ai jamais voulu, je me suis ton tenu à dire que je m'en rapportois aux décrets de l'Asser nationale. Je ne puis vous en dire davantage. Le cœur me s de penser à tant d'infamies. M™* de Peysac vous dira le ] Pour éviter ces brigands, je me suis retiré à Limoges, où M tendant^ a bien voulu me donner un asile. Mes affaires ir elles peuvent; mais j'ai cru qu'il ne falloit point me laisse] par ces mauvaises gens. -*
Personne ne paie, point d'ordre, point de justice, voil situation au vrai. Jugez-moi d'après cela.
J'ai l'honneur...
C** DE Peysac.
1. Maric-Pierrc-Charles Meulan d'Ablots, inlcudanl du Limousio de 1*84 à 1790.