‹ Lettres d'aristocratesChapitre 309 sur 541 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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3. Chartes- Anne de Busselot, reçu chevalier de Malle le 4 août 1769. que l'on accusa, peutêtre on peu précipitamment, d'être venu à Worms dans l'intention d'assassiner le prince de Condé (Forneron, Histoire de» émigrés^ t. I, p. 331 et suiraptes), r.

M. RSNE-FLORIAN LE MINTIRR

exécrable a été découvert par le hasard le plus heureux, qui Ta fait rencontrer à son arrivée par un malheureux parent qui a aussitôt prévenu quelques gens sages, aussi honnêtes que lui, qu*il connoissoit l'arrivant pour un infâme, capable de tout. Ceux-ci ont été à son auberge, et après la conversation établie, Tont questionné, retourné et peut-être inquiété, de manière à le faire dévoiler la promesse qu'il avoit faite, sur l'appât de 10.000 francs, d'attenter à la vie de notre chef, secondé par plus de quarante complices qui, sous différens prétextes et déguisemens, dévoient se joindre à lui.. Vous jugez qu'on s'est assuré de ce monstre et que, par les ordres de l'Electeur de Mayence qui en a été prévenu, on l'a interrogé légalement. 11 a dévoilé les complots les plus horribles, il a constamment marqué les plus grands remords, et il s'est confessé. Enfin il a étéjugéhierà plusieurs années de prison illimitée. Il faut à présent que l'Électeur confirme ou infirme la sentence. Vous imaginez qu'on a pris, sur ses dépositions, toutes les précautions possibles, et qu'elles sont observées avec soin. J'ai fait part au chef de tout ce que vous me dites sur cette terrible circonstance. 11 m'a chargé de vous en remercier et de vous assurer qu'il en étoit d'avance très persuadé. Depuis plus de deux mois, sans que sa sécurité en ait été altérée un moment, nous étions dans une position critique de plus d'une manière. On étoit assuré que Kcllermann, qui commande les troupes des garnisons frontières, leur avoit donné l'ordre de se tenir prêtes pour venir avec du canon faire une incursion sur Worms, et que cet ordre étoit souvent renouvelé. Il a donné aux habitans de la ville de l'inquiétude qui, sur la nouvelle de cette prétendue déclaration de guerre, est devenue telle, qu'ils ont écrit à l'Electeur, au Roy de France, à la municipalité de Strasbourg pour les prier de les rassurer, ou qu'ils signifieroient aux François de s'éloigner. L'Electeur n'ayant rien fait, ou ne pouvant rien pour leur sûreté, et peut-être craignant lui-môme pour son pays, a fait entendre que les circonstances exigeoient qu'on s'éloignât, et en conséquence nous partons d'ici demain ou après, pour aller à Elttenlicim, petite possession de M. le cardinal de Rohan, tout près de Strasbourg, ayant dans le besoin la légion de Mirabeau*, une partie du régiment de Berwick et nos compagnies au nombre de dix, dont les unes, de deux en deux, sont parties avant-hier, et ainsi chaque jour

1. Celait la légion levée par André-Boniface- Louis RiqueUif vicomle de ItirabeM, sous le nom de Hussards de la mort,

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