‹ Lettres d'aristocratesChapitre 320 sur 541 · M. ALEXANDRE DE SAINT-SOUPPLETS · texte numérisé non relu

M. ALEXANDRE DE SAINT-SOUPPLETS

ir on trouve dur de quitter la ville pour aller se un village pendant l'hiver qui est dans ce pays rude.

le les capitaines aux Gardes vont dépenser un î. Ils vont lever chacun une connpagnie de Hest ensuite défrayés et payés par les Princes, ivelle ordonnance, qui doit paroître demain, les lent desappointemens à la cavalerie de 75 livres l'infanterie de 45 livres. On assure que beaucoup eront d'être à charge aux Princes. Cependant, si, ait craindre, la nouvelle Assemblée s'empare des ligrés, il faudra bien accepter le secours des

matin de la part de l'Électeur l'invitation de son palais dimanche prochain avec les Princes, me vaut ma petite épaulette. Je te manderai cela se passera

{Ibid., u» 20).

Coblentz, 31 octobre 1791.

, cher ami, à me bien porter et ai été assez me garer des maux de gorge accompagnés de urent dans ce moment. Les personnes qui se ies sont contentes des nouvelles. Souvent elles le soir môme où elles ont été publiques. Chacun choix que le Roy a fait*, de M. le duc de Cossé *, ily ^ et de M, de Pont-Labbé *. Leur attachement 3st connu.

imi, j'ai dîné chez l'Électeur. Le repas, qui étoit Dit le défaut d'être à la glace. On ne touche à lis il y a des maîtres d'hôtel qui les apportent à

idantcu chef et colonels de la garde consUtulionnelle.

tes-Timoléou do Cossé-Brissac. duc de Cossé (1746-1813). Ueutenanl lu Roi.

lomte d'Horvilly (1755-1795), le héros malheureux des gunres de Brecavalerie de la garde cousUlulionuelle du roi.

aude Baude. baron de Pont-Labbé, ancien colonel du régiment Ro^alv^.uLuo, uiaicuiioi ue camp en août 1791. colonel de l'infanterie de la garde conslilntioonellc du Roi.

A SON FREKB

chacun. Après le dîner, M. le comte d'Artois m'a regarda souriant, et il alloit, je crois, me parler, après un petit si de tête qu il m*a fait, lorsque M"" la princesse Cunégor sœur de l'Electeur, est venue lui parler.

M. l'abbé Maury est arrivé hier et a dîné chezM. de Caloi chez lequel M. le comte d'Artois a été le voir. Il Ta accabk démonstrations d'attachement en public. Le prince avoit avant d'y paroître, une conversation particulière avec lui.

Le soir , quand M. l'abbé Maury parut dans le salon du , il étoit accompagné de M. le comte de Gossé S qui le tei par le bras, etde M. de Vergennes, envoyé de France. Tous François le reçurent avec acclamation ; il fut couvert d'< brassades. Il eut une conversation particulière avec rElect< Tous les appartemens étoient remplis de François qui s'< pressèrent de témoignera M. l'abbé Maury l'enthousiasme leur inspire sa présence. Sa réception fut un triomphe c< piel que le La Fayette et sa clique n'auroient pas vu de sa froid.

Malgré toutes les démonstrations, nous ne voyons pas d' parcnce de troupes- Dans tous les cas, il faut s'attend] passer ici l'hiver, et au plus tôt au mois de mai nous entrer en campagne, si d'ici à ce temps tout n'est pas changé.

Il y a eu des troubles affreux à Saint-Domingue ; les noin sont révoltés contre les blancs. On assure aussi que plusie châteaux en Champagne ont été brûlés. Donne-moi quelq nouvelles politiques de Paris

Adieu, pense souvent à moi ; je t'aime et t'embrasse de l mon cœur.

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