M. DE LA BALMOT^DIÈRE A SA MÈRE ET SA FEMME
paralysait reffet de toutes ses démarches. Vint un moment où se précipitèrent. Le 3 juillet 1793, ses deux ennemis rencontrère mondière aux Tuileries ; ils se jetèrent sur lui, lui criant : a i es émigré ! Nous voulons ton bien, tu ne veux pas nous le c bien î nous l'aurons, et tu seras guillotiné ! » C'est du moins ce q La Balmondière en son interrogatoire. Un fait certain, c'est qu main, 4 juillet, il était sous les verrous. Une perquisition ordor tôt à Màcon faisait découvrir les lettres par lui adressées à sa m^ femme et le ton n'en était pas pour le purger des accusations qi sur lui. On le retint. Le 7 septembre, il passait en jugement.
Des débals il apparaît déjà suffisamment que le grief d'émij vint bientôt plus qu'en seconde ligne, et que l'incivisme et Taris La Balmondière lui valurent avant tout sa condamnation, d'ailleurs une pièce bien curieuse nous a été conservée, qui é< jour sinistre les honteux dessous des procédures du Tribunal i naire. Cette pièce est un mémoire rédigé en l'an III par Miche ceaux, défenseur officiel de La Balmondière en 1793, et dar demande, à cette date de l'an 111, la réhabilitation de son client sur ce fait que l'accusation d'émigration finit par n'être plus texte : « La Balmondière, cxpose-l-il, étoit condamné avant l'i de son procès: en voici la preuve.
« Comme défenseur officieux, me présentant au cabinet de Vi public le 5 septembre, surveille du jugement, pour obtenir la ] écrite de communiquer avec l'accusé, je témoignai à Fouqui mon élonncmentde voir La Balmondière accusé d'émigration, t étoit par la loi placé évidemment dans un cas d'exception. Foi ville me répondit en riant : « Je ne vous conseille pas d'entre défense de cet homme ; vous perdrez votre cause, et lui sa té bien que vous ne connaissez pas encore la jurisprudence du Tril: lutionnaire- Dès qu'un accusé est fortement soupçonné de ne pa gouvernement révolutionnaire, nous le condamnons comme nou lorsque la loi ne peut être bien appliquée, on l'applique mal. Ce la môme chose, pourvu que nous soyons débarrassés de no! et La Balmondière est un de nos ennemis. Dans tout ce qu'il n il parle de gouvernement arbitraire et tyrannique, de vraie justice, de courage, de la vertu; nous savons ce que tout ceki Qu'il soit émigré ou non, peu importe; il sera condamné ». — «Citoyen, lui dis-je, si vous remplissez vous-même vos fonction: U»ur public dans cotte affaire, je crois, en dépit de la jurisprudem tribunal, que vous aurez de la peine à détruire les preuves nu légales de la non-émigration de La Balmondière. — Aussi, me i ne remplira i-je pas mes fonctions ce jour-l^. Je me ferai rem Lescot-Fleuriot. Dobsenl sera remplacé parCoHinhal. Ces deux ne s'embarrasseront guère de vos raisonnemens, ni de vos fori s'amuseront même pas à y répondre ; mais ils le condamnero tout ce que je veux. »
« Je ne ferai aucune réflexion sur celle conversation épouvai
franche. Fouquier-Tin ville a tenu parole : Lescot-Fleuriot l'a
Coffinhal a présidé cette horde d'assassins, et La Balmondière
damné* ».
Condamné et exécuté le 7 septembre. A la bassesse et à l'ig
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ses juges opposons en terminant le tranquille courage de la victime: « Après le prononcé de son jugement, écrit Fauteur du Glaive vengeur, La Balmondiére a dit : «Vous me condamnez à la mort; je saurai la subir! • Il a tenu parole. Arrivé sur la place de la Révolution, il s'est mis à rire» et a dit en haussant les épaules et en regardant la guillotine : « Voib « donc cet instrument qui fait tant de bruit 1 Je n'en crains pas le mal. ■ Puis, froidement, sans broncher, il monta à Téchafaud.