‹ Lettres d'aristocratesChapitre 83 sur 541 · Du même au même · texte numérisé non relu

Du même au même

{Ibid,)

Croissy, 3 septembre au soir.

...Mon fils le capitaine, cher Bellejeant, est parti mardi soir à minuit pour Sèvres à la tête de sa troupe et à pied, par une pluie battante. Les motionneurs effrénés du Palais-Royal, qui menaçoient d aller en force à Versailles dérouter les délibéralions des Etats généraux sur la sanction royale improuvée par les gueux, le fol SàinirHuruge * à leur tête, parlans de mener la Reyne à Saint-Cyr, et le Roy et le Dauphin à Paris, ont fait prendre à M. de la Fayette le parti de stationner 400 volontaires des districts, dont est la compagnie de mon fils, au pont de Sèvres avec du canon. Il s'en porte bien, couche dans un l>on lit et reçoit des vivres «t des complimens de Versailles par M. de Saint-Priest, et doit y rester jusqu'à la sanction

1. (lanyion de Cicé, wcherôqae de Bordeaux. Voir plus buii, j». 15, n. 2.

1 Jeto-Charies Gravier, barou de Vergennes, né à Dijon en 1756, meslre de canip de "«ral-Vaiueaux, colonel du régiment de la Sarre en 1788. maréchal de camp en 1814,

î. ^oir plas haut, p. 15, n. 5.

4. U femme de Cbarlee Gravier de VArgennee (Voir pins haut. p. 80, n. 1).

5. VieUv-AmédAe La Fage. marquis de Saint-Huroge (1730-1810), l'un des plus Tougueux *— — I du Palais-Royal.

QUIS DE YBRGBNNBS

iemain est pour le voir ci dîner avec

luelques heures...

z bien, ci par des patrouilles conti-

t maté. Quelle race et quel délire!

at...

u même au même.

[Ibid.)

Croissy, 6 septembre 1789.

ennes, mon cher Bellejeani, d*après î reçois de Tabbé Thomas, sauf les s. Quelles canailles et quelles déprésn être quitte à bon marché dans les

r à Sèvres voir mon fils à son poste pe. Elle voulut nous donner à dîner. Iles * et le baron * pour venir manger à Saint- Cloud, et nous réunîmes après avoir promis de nous retrouver ec toute la troupe et passer Taprèsloud, où la garde bourgeoise sera de chaussée pour le bon ordre...

îant...

il même au même.

(Ibid.)

Champlâtreux, 1*^ octobre 1789.

out entier à son patriotisme de disîrsaillcs, lui quatrième député, pour nale le vœu de leur quart de revenus promotrice de la même démarche et

lit deux flUes : Claire-Blisabeth-Jeanne. née leS iuiTÎer 6e le 1*"' avril 1781. A la mort de son mari, M** de avec aes deux UUes, et c'est là oue l'aînée épouia I. Ce fut la célèbre M"* de Rémuaat.

plus haut, p. 76.

A M. DE BBLLEJRANT 93

du même mode vis-à-vis les 89 autres districts, pour faire cette offre en masse et la déférer de même à M. Necker, ce qui lui fera uo vrai mérite vis-à-vis du gouvernement. 11 porte en même temps une grande pacotille de sa vaisselle plate à la Monnoie tant pour l'acquit de son quart que pour l'emprunt, à l'exemple de tous les riches citoyens et des églises qui y affluent. Le baron a porté quelque peu de la sienne à cette destination. Quant à moi, séparé de Toccasion d*en faire autant j*aî remis à Durocy, dès avant-hier, sur sa reconnaissance^ pour la Caisse nationale, 8.000 livres pour le quart net de mon revenu, charges déduites *, par le double motif de donner acte rapproché de citoyens dans les besoins urgens de TEtat et dans le plan de mon départ imminent. Telle fut toujours, mon cher ami, la marche d'émulation et de zèle de tout ce qui porte notre nom. Au surplus, malgré la malveillance des contradicteurs du ministre, la chose publique est sauvée, et le concours des dons est général, parle zèle réfléchi que chacun, pour une telle offrande, doit à la conservation de ses propriétés... Nous sommes cependant toujours gênés pour le pain, les villes et les villages sur la Seine saisissant les farines sur la rivière au préjudice des patrouilles ou escortes trop foibles pour l'emj^écher. Au surplus, le Palais-Royal est moins exalté et les patrouilles y saisissent les motionneurs indiscrets...

Je vous embrasse...

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