LETTRES D AYMON DE VIRIEU
Ton Saill aurait fait un bel opéra, à ce qu'il me semble, si tu l'avais destiné à ce genre et, pour le dire en passant, avec ton talent harmonieux et lyrique, tu pourras peut-être faire un opéra magnifique, le préjugé contre le genre pourrait être vaincu. J'ai été quelquefois à l'Opéra ces jours-ci; dans plusieurs pièces il y a des scènes aussi belles que celles des belles tragédies. Je t'en prie, achève ton Saiil d'un trait, s'il est possible, ou au moins ne t'arrête que lorsque ta santé l'exigera. Mais en attendant, envoie-moi tes odes; tu me l'as promis; j'y conte et je les attends avec la plus vive impatience... Adieu, je t'embrasse. Mille hommages à ta mère et à tes sœurs. La première fois que je t'écrirai, je te donnerai encore des détails sur M'"'' Ch.