AU RÉDACTEUR DU DÏRÏTTO A FLORENCE
VeyUux, 20 novembre 1867.
Monsieur,
Dans le numéro du journal que vous m'avez fait Thonneur de m'envoyer, je lis que les plus grandes rigueurs sont exercées contre le général Garibaldi au Yarignano.
Je ne sais si, en effet, il est interdit de saluer le général Garibaldi dans sa prison. Ce que je sais, c'est que toute la terre le salue, et que tous les peuples envient à l'Italie de posséder un si grand homme.
Agréez, Monsieur, etc.
EDGAR QUINET
Est-il vrai que Ton songe à accuser en justice ce libérateur de sa patrie ? Verrons-nous cette page ajoutée à l'histoire de l'ingratitude humaine? Le défi sera-t-il jeté à la conscience universelle? Non, cela n'est pas possible. L'Italie se perdrait; ce serait un suicide.
DCLXXXV