DXXXVIII
A M. L. GHALMETON A GLERMONT-FERRAND
Genève, 27 avril 1866.
Monsieur,
J'ai lu votre poème et je vous remercie des généreux sentiments qu'il renferme et qu'il suggère.
Oui, l'on tuait toujours, toujours, sans fin ni trêve.
C'est aux poètes à enseigner la vérité parla pitié. J'adjure les hommes jeunes de sortir des systèmes aveugles, <ie revenir à la nature, c^ l'humanité. Qu'ils entrent dans cette voie qui paraît si simple. Tout redeviendra nouveau en sortant des sophismes. Vous êtes bien digne de marcher dans ce chemin.
Osez y entrer hardiment. C'est le chemin de notre siècle. Courage !
Recevez tous mes vœux les plus sincères.
EDGAR QUINET
lOU LETTRES D'EXIL,