A M. MARTIN. PASTEUR A GENÈVE
Veytaux, 29juillet 1866.
Monsieur,
Vous ne pouvez pas être plus contrarié que moi da résultat de notre négociation avec la Revue; mais vous êtes infiniment plus philosophe que je ne le suis; et j'ai peine à me consoler de ce déplaisir. Au reste, malgré le jugement suprême de cesMinos et Rhadamante, nous persistons, ma femme et moi, à penser que le public de la Revue a perdu ainsi un ouvrage saisissant et charmant. Nous ne cédons pas un pouce de terrain à l'ennemi; tant s'en faut ! Nous ne capitulerons jamais sur ce point. Quand nous vous reverrons ici, puisque vous voulez bien nous donner cet espoir, vous nous retrouverez sous le charme de vos Souvenirs, prêts à combattre pour vous, tels que vous nous avez vus, à travers la fumée de Baulzen et de Leipzig.
Recevez, Monsieur, etc.
EDGAR QUINET
DLXVI