‹ Lettres d'un bibliographe [J.P.A. Madden]Chapitre 68 sur 83 · XII® SIÈCLE AVANT J.-C · texte numérisé non relu

XII® SIÈCLE AVANT J.-C

Ce siècle, auquel appartient la fin de la XX® dynastie et le commencement de la XXP, peut revendiquer le petit papyrus du Louvre, mentionné au catalogue Devéria, page 173. Il porte son titre au verso.

C'est vers la fin de ce même siècle, pendant le siège de Troie, que Sarpédon écrivit sur papyrus une épître que le gouverneur de Lycie, Mutianus, déclarait avoir lue dans un temple lorsqu'il était dans cette province. Or, Mutianus fut consul une première fois Tan 70 de notre ère ; la lettre de Sarpédon avait donc alors près de 1300 ans. Pline, afin de rendre ce témoignage plus digne de foi, fait remarquer que Mutianus avait été trois fois consul.

Contemporain de la guerre de Troie est aussi un papyrus de MemphiSj rouleau funéraire d'une centaine de pieds de

longueur, dont le tissu ressemble à celui du fin lin. On croit qu'il appartenait à la momie d'un hiérogrammate du temple de Phtha Sokar. Le British Muséum Ta payé plus de 3,000 francs à la vente de James .Burton, voyageur qui l'avait rapporté d'Egypte.

Xni® SIÈCLE AVANT J.-C

Ce siècle est compris tout entier dans la XX® dynastie ; ainsi on peut lui attribuer le pap3rrus funéraire assez longuement décrit au catalogue du Louvre, pages Ii9ài2i, etle pap3a'us du musée de Turin, composé de vingt-deux petits fragments couverts d'une belle écriture hiératique. Un égyptologue y vit les restes d'un livre magique, un autre savant arrangea les fragments dans un ordre différent, et crut y reconnaître une histoire d^ amour. En troisième et dernier lieu, le très savant directeur du musée de Boulaq, M. Maspéro, reconstitua les fragments dans un meilleur ordre, et découvrit qu'il s'agit, dans ce texte si maltraité, de trois arbres qui prennent la parole à tour de rôle pour faire V éloge d^une certaine beauté. On voit un fac-similé de ce papyrus au numéro de janvier 1883 du journal asiatique.

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