‹ Lettres de Adrienne LecouvreurChapitre 117 sur 126 · POUR LA MEME · texte numérisé non relu

POUR LA MEME

Peinte en GORNÉLIE, avec l'urne des cendres de Pompée à la main.

Je fis redouter Athalie, Plaindre de Phèdre en pleurs l'amour incestueux, Et sous ces nobles traits admirer Cornélie. J'eus trois dons que jamais l'Art ensemble n'allie : Le Terrible, le Tendre, et le Majestueux.

PiRON'.

1. Cette pièce figure, avec de très légères variantes, et sans nom d'auteur, dans le Recueil de Fevret de Fontette (Mss. Arsenal 3128, f<* 249, v»). Elle est intitulée : Sur un remède que donna mat à propos à Mlle Le Couvreur M. Silva, qui la fit mourir dans le moment.

C'est une allusion au bruit qui courut qu'Adrienne avait été empoisonnée dans un lavement. (V. MlleAïssé, Lettre xxvi, mars 1730.)

2. Cette pièce, comme la précédente, est imprimée au tome VII (p. 55) des Œuvres complètes d'Alexis Piron, publiée par Rigoley de Juvigny en 1776. Voici comment l'avait donnée, sans nom d'auteur, le Glaneur françois de 1736, t. II, p. 79 :

Vers pour mettre au bas de l'Estampe d'Adrienne Le Couvreur en Cornélie :

J'eus trois dons que jamais l'Art tout seul ne rallie, Le Terrible, le Tendre, et le Majestueux.

J'ai fait redouter Athalie, Plaindre de Phèdre en pleurs l'amour incestueux, Et sous ces nobles traits admirer Cornélie.

290 Adrienne Le Couvreur.

quatrain Pour le portrait de A/"* Le Couvreur ' .

Seule de la Nature elle a su le langage. Elle embellit son art, elle en changea les loix. L'esprit, le sentiment, le goût fut son partage. L'Amour fut dans ses yeux, et parla par sa voix.

Voltaire.

VERS Au bas du portrait de M^ Le Couvreur «.

Eloquence des yeux, du geste et du silence, Grand art de peindre l'âme et de parler au cœur, Quand vous embellissiez la scène de la France, Il était une Le Couvreur.

Voltaire.

Autres vers pour mettre au bas de l'estampe d'après Coypel.

Des plus illustres héroïnes J'ai su par mes talents achever les portraits. Les Corneilles et les Racines Sans moi demeuraient imparfaits.

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