‹ Lettres de Fadette [microforme] (volume 4)Chapitre 13 sur 23 · LET'T RES DE F ADET TE · texte numérisé non relu

LET'T RES DE F ADET TE

Pour aider ces mères puériles «* faibles, je leur dirai que, Dieu merci, tout le monse ne suit pas le courant qui les entraine. |l ; a encore des femmes chrétiennes. sensées et qui aiment assez leurs enfants pour ne pas les sacrifier à la mode et à la perversité du monde.

Elles permettent à leurs filles de sortir dans le monde mais non d'en devenir les esclaves et les victimes; elles consentent à ce qu'elles s'amusent, à la condition que le plaisir soit une distraction et non le but de leur vie. Elles exigent que cette vie soit réglée et remplie d'oceupations utiles. Elles se font aider par leurs filles et leur enseignent ainsi à acquérir les vertus nécessaires aux . du foyer et aux bonnes mères.

‘ar il serait insensé de croire qu'en ne culchez les jeunes filles que la vanité, l'égoisme et la paresse, on en fera des femmes modèles ! Quand un jeune homme a terminé ses études, si ses parents lui donnaient trois années oisives vouées à la seule recherche du plaisir, ils en feraient probablement un chenapan! Est-ce bien plus sage de sortir une jeune fille du couvent pour la jeter dans le tourbillon mondain? Et que les mères ne croient pas qu'il soit si difficile de réagir contre les habitudes actuelles ! On ne leur demande pas de réformer la société mais simplement d'avoir soin de leur fille : elles répondent de son âme, de son avenir, de sa santé, de son bonheur. Elles ont à remplir

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vis-à-vis d'elle un devoir strict dont personne n’a le pouvoir de les dispenser.

Est-ce si pénible de garder son enfant, de faire d'elle sa compagne et son amie, de former sa conscience par des conseils et surtout par des exemples, de lui ouvrir les yeux sur les dangers de la vie frivole et sur l'impérieuse nécessité d'accepter tous ses devoirs de femme en se préparant à les remplir ?

Quand chaque mère sérieuse aura rempli consciencieusement, tendrement et jusqu'au bout son rôle de mère, la réforme de la société sera bien près d’être accomplie!

Attirance

Avez-vous remarqué que, lorsque nos amis sont dans la joie, célèbrent un événement heureux, nous nous tenons volontiers à l'écart après les avoir félicités: nous crai. gnons de gêner, d'être de trop. Sont ils malheureux au contraire, nous accourons, nous multiplions les témoignages de sympathie, sur un simple mot d'invitation, nous nous ivstallerions chez eux : il semble que la peur d'être importuns ait complètement disparu, c'est comme s'il nous fallait notre part de leur douleur.

I] y a là, sans doute, de l'affection et une pitié bien naturelle pour ceux que nous aimons, mais il y a plus, je crois, Cette atti

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