‹ Lettres de Gui Patin, 1630-1672Chapitre 186 sur 260 · Tout le monde s'en désole, en est abattu (Cf. Furctièrc · texte numérisé non relu

Tout le monde s'en désole, en est abattu (Cf. Furctièrc

o. Place forte de Meurthe-et-Moselle, à 23 kil. 0. de Nancy.

6. Place forte sur la Meuse à 56 kil. N.-N.-E. de Bar-le-Duc. Formait, avec Metz et Tout, les trois évèchés réunis par Henri II à la France en loo2.

7. Maximilien I" né en 1573, mort en 16.51. Électeur de Bavière depuis 1623, à la place de l'électeur palatin Frédéric A".

8. C'était la guerre d'Allemagne qui recommençait, Leduc de Bavière avait rompu la trêve d'Llm et repris les armes contre nos alliés les

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troupes '. Les maislrcs des requestes (jui sont icy en aussi grand nombre que les disciples du Sauveur du monde, sçavoir soixante douze, ont esté assemblez au Palais Royal, où par commandement de la Reine, et par la bouche de M. le Chancelier ", ils ont esté interdits, et leur a esté défendus de plus venir au Conseil du roy : pour s'estre assemblez tous ensemble en particulier et avoir délibéré et signé qu'ils s'opposeroient à toute nouvelle création de maistres des requestes ; et depuis ce temps -là, on leur a encore signifié que le Roy leur défendoit de juger d'aucune chose souverainement aux requestes de l'hostel, qui est la seule jurisdiction qui leur reste pour trois mois de l'année.

Ce 24 DE jA^iviEK '. J'ay reçeu par la voye de M. Picquet, outre la vostre, une autre lettre de M. Hofman, par laquelle il me recommande fort son Théophraste que je n'ay point encore receu. Je luy avois mandé que je m'en allois faire imprimer son traité manuscript, de Anima quatenus Medicus eain considérai : et le priois de vous le dédier, ce que je luy ay réitéré par trois ou quatre fois . Enfin voici ce qu'il me respond sur cet article : Liber de Anima, si probaUir tibi, extrudam et ipsam. volent Deo siib auspiciis D. Cras. medici Taraniensis. N'est-ce pas M. Gras de Lyon qui est de présent à Paris qu'il entend par là, qui peut avoir esté, parcy devant, à M. le mareschal de Turenne? est-ce qu'il le connoit d'ailleurs ? ou bien seroit-ce quelque médecin allemand, de quelque lieu à moy inconnu, et dont je ne scaurois point la carie? Je m'en rapporte à ce que vous

Suédois. Mazarin auf[uel les ilifliciilti's intérieures contre lesquels il se débattait tic faisaient pas perdre un seul instant de vue les graves problèmes qui se déroulaient au delà do nos frontières, prescrivit à Turenne, qui avait cantonné sa petite armée dans le Luxembourg, de passer le Rhin et de se joindre auv Suédois pour attaquer les Bavarois. Turenne obéit, et opéra sa jonction avec Wrangel en février 1(J4S, à Gcmùnden sur le Mein. Ce fut là la campagne d'Allemagne de ICiS qui fut marquée par la victoire de Zusmarshausen, remportée le 17 mai, par les F'ranco-Suédois sur Montecuculli, l'invasion de la Bavière et l'occupation de Prague, brillants résultats de nature à singulièrement faciliter le retour de Maxiniilien I"' à des idées pacifuiues et la signatvire du traité de Westphalie.

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