‹ Lettres de Gui Patin, 1630-1672Chapitre 190 sur 260 · Passage précédent supprimé dans les édit. autér · texte numérisé non relu

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3. Le nouveau chasse-peste. Paris, 1630, in-8". Dédié à Joachim d'Estaing, é\èque de Clermont. »

4. Philosophe grec célèljre, né à Abdère (Thrace), 460 ou 470 av. J.-C. ; mort, dit-on, la même année qu'Hippocrate, 357 av. J.-C.

o. Conférences d'Hippocrate et de Démocrite, traduites du grec en français, avec commentaires. Paris, 1632, in-S".

visites il a voit aussi quelquefois celles de M. Nicolas Piètre, de M. Merlet et de nostre M. Riolan : il a dressé une épistre pour nous ([uatre, à cet opuscule qu'il nous a dédié : mais de malheur, je ne trouve personne qui le veille imprimer à ses despens : adeofrigent operœ nostne typor/mp/HCc-e; toutefois j'en trouve un qui s'offre de l'imprimer moyennant deux pistoles, et d'en donner un cent d'exemplaires à l'autheur pour faire distribuer icy, et en sa province, à ses amis. Voilà ce que j'ai à lui mander : son discours n'est pas trop bien fait ; et ne pense pas que l'imprimeur y gagne beaucoup.

L'autheur a grande réputation en son pais : j'en rabats néantmoins quelque chose par son livre de la peste. Lebon seigneur est glorieux et dédaigneux, et fait le prince. Il s'en retourna d'icy après la mort de M. le Mareschal d'Effiat. qui l'avoit connu en Auvergne et ne m'a depuis ce temps là escript que deux fois, scavoir l'an 1639 et l'an présent, depuis qu'il eut perdu son Mécène, l'an 1632. Voilà le personnage : si son livre s'imprime, vous en aurez quelque chose '. Auslima constitutio prœsens et vigens tain multos morbiis hic innchit, ut vix mihl snpcrsit oliuin ad te scribendl. M. Guide \ médecin de Chalons sur Saône, qaem neciebam nalum, m'a fait une grande lettre de compliment sur mes deux thèses, outre quatre grandes pages de questions qu'il m"a proposées: àquoyjeluyay fait responce avec beaucoup de difficulté, et non sans m'engager bien avant dans la nuit : j'espère, néantmoins, qu'il ne sera pas mescontant de ce que je lui ay escript : j'y ay mis du meilleur de ma pensée et rien ne m'y a manqué que le loisir: il est studieux et curieux; je ne scay s'il a le bonheur de vostre connaissance, mais au moins,j'apprends(iu'il fait profession

1. Le Miser hoino, tableau sommaire mais vivemenL tracé des misères humaines. Il fut publié la môme année — sans doute, giàce aux soins de notre auteur — et obtint quelque succès : Paris, 164-8, IGoO, 1653, in-i°. — Nous ne savons guère de Marcellin Bomjiart que ce qu'en dit Patin.

2. Guide (Philippe), de Chàlons-sur-Saùnc. Docteur de la Faculté de Montpellier. Pctit-fils du fabuliste Philibert Guide. Médecin lettré, poète comme son aïeul, a laissé des poésies latines et françaises et un ou>rage sur Hippocrate et Galien.

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de la réformée '. Petrus Lotichius ' qui a par cy devant travaillé sur le Pétrone qui est un gros in-4\ m'a fait prier par un médecin de Mets, qui est fort mon amy, nommé M du Clos, de tascherde trouver icy un libraire qui voulut entreprendre une seconde édition de ce Pétrone, veu que toute rAllemagne est tellement désolée que rien de pareil ne se peut espérer. Je luy ait fait responce que la guerre empesche de telles entreprises icy, aussi bien qu'à Francfort où il demeure à présent : et de plus, que la cagotterie du siècle présent empescheroit c 'imprimer icy Pétrone : que cela ne se pouvoit gucres bien imprimer qu'à Genève, ou en Hollande, veu qu'ailleurs les moines y avoient aujourd'huy trop de crédit.

Mais cest assez : il faut que je finisse avec protestation que je seray toute ma vie de cœur et d'affection,

Monsieur, Vostre très humble et obéissant serviteur.

Patin.

De Paris, ce 7 de février 1648,

De la main de Spon, au Edit. de la Haye 1718.

BETERS DE LA LETTRE : Pa- — PaBIS 1S16.

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