‹ Lettres de Gui Patin, 1630-1672Chapitre 20 sur 260 · C'est-à-dire : '< La première place. » (Furetière · texte numérisé non relu

C'est-à-dire : '< La première place. » (Furetière

2. Robin (/ln(o!.'îe). Reçu bachelier à Paris en 1618, licencié, docteur et régent en 1620.

3. Bonier (Jean). Reçu bachelier en 1627, licencié en 1630, docteur et régent la même année.

4. Charles {Claude), né à Paris en 1376, mort dans cette ville le 21 janvier 1631. Reçu docteur le 12 juillet 1606, il fut nommé doyen en IGIO et maintenu en 1611. Son décanat fut célèbre par la lutte qu'il eut à soutenir contre Héroard, premier médecin de Louis XIII, qui se proposait d'établir une sorte d'intendance sur l'exercice de la médecine et delà pharmacie, et même de recevoir les chirurgiens et les apothicaires. C'est lui, qui pour chasser les empiriques de Paris, obtint une ordonnance royale qui obligeait les médecins à signer et dater leurs prescriptions. Il avait épousé Geneviève Piètre, lille de Simon Piètre. Celui-ci se démit en sa faveur de sa chaire de chirurgien au Collège Royal (1607). A part les thèses de son « stade scholaire » on n'a de lui qu'un ouvrage manuscrit. [Bibl. Nat. Fonds français, Mss. G3o2; et intitulé « De lue venerea ».

5. Complainville {Jean). Reçu bachelier en 1627. licencié et docteur en 1629, régent en 1630.

6. Quiquebœuf {François), dit l'aîné. Reçu bachelier en 1618. licencié, docteur et régent la même année.

7. Frey (Jean-Cécile), médecin et liltérateur, né à Kaiserstuhl(Argovie) vers 1380. Fixé à Paris au commencement du x\iv siècle, prg-

de pesle. Quant aux Instit. de Sennerlus, n'en donnez point, si voulez, la peine à M. voslie frère ; mandez moy seulement de quelle impression vous les voulez, ou d'Allemagne, qui est plus belle et plus chère ; ou de Pai-is, qui coustera quelque peu moins ; je suis tout prest de vous l'envoyer sans que d'autres en ayent de la peine ; puisque je puis faire cela. Le Paré * des dernières impressions, bien relié, vaut huit livres, sans rien rabattre ; il est augmenté, en cette dernière, d'un nouveau traité des fièvres, qui a esté adjousté sur la fin du livre, et fait par un médecin intus et in ciite mihi nolo, sans y avoir mis son nom, lequel est très bon '. Le dernier La Framboisiere ' qui est aussi bien augmenté et de bonnes choses, vaut an dernier mot six livres dix sols. Pour Valamberl, de

fessa la philosophie en 1G22 au collcg-e de Doiicourt et devint médecin de Marie do Médicis. Gomme le raconte Palin, il mourut do la peste. à Paris, à l'hôpital Saint-Louis le 2août 1631.

1. Les précédents éditeurs — y compris, bien entendu, Reveillc- Parise — ont mis: Le prix des dernicres impressions, etc., au lieu do : Le Paré des dernières, etc.. Ainsi transcrit, le passage est incompréhensible. La nouvelle copie des textes a permis de rectifier celte erreur déjà signalée par Chereau et Larrieu. L'édition de Paré dont parle ici Patin est la huitième; elle fut imprimée en 1628 sous le titre suivant: les Œuvres d'Ambroise Paré. .. Reveues et corrigées en plusieurs endroicts et augmentées d'un fort ample Traiclé des Fiebvres, tant en général qu'en particulier, et de la curation d'icelles, nouvellement treuvé dans les manuscrits de l'Autheur. Paris, Nicolas Buon, 1628, in-fol. Le traité des Fièvres y occupe les pages 1229 à 1320.

2. li est très probable que cet auteur anonyme « dont le nom est très bon n et que Patin dit connaître si bien, intus et in cute, n'est autre que lui-même. Cf. la Bibliographia Patiniana, do Chereau, p. 9.

3. Framboisiere (Nicolas-Abraham, sieur de La), né à Guise, en 1360, mort à Reims en 1636. Docteur de la Faculté de Reims en 1587. Attaché pendant les guerres de Religion aux princes de la Maison de Lorraine dont il tenait le fief de la Framboisiere, il passa, à la paix, au service du roi Henri IV (1600) et fut nommé premier médecin des Bandes de France (médecin en chef de l'armée). Entre temps, il obtenait à la Faculté de Reims les honneurs du Décanat. Disgracié sous Louis XIll, sans doute par Richelieu, dépouillé de ses grades et honneurs, il s3 rôtira à Reims où il s'occupa de la publication de ses œuvres. 11 en fit paraître, en 163i, une édition in-lolio uiea des lois reproduite après sa mort, et qui reste lât- plus complète. Cet ouvrage est divisé en huit tomes où sont méthodiquement décrits l'Histoire du monde, l'hygiène, la médecine, la chirurgie, la pharmacie, /as arts libéraux, etc. —Cf. l'intéressante étude- publ'iée sur cet ouvrage et sur son auteur par M. Penant,de Vervins, in « France Médicale y>, ti» 20, p. 28i- (1903).

variolis ', je l'ay reçeu et vous en remercie; il n'est pas mon homme. On fait icy une paix fourré avec les apothlquaires de laquelle il s'imprimera quelque chose que je vous envoyeray aussitost avec un catalogue des docteurs vivans. Pour copie de vos ordonnances, vous m'obligerez de me la donner. Pour le Prosper Martianus % médecin de Rome, qui a commenté l'Hippocrate, c'est un livre assez bon, mais bien plus rare icy que nécessaire, veu qu'il fait le docteur en rexplicalion de certains textes, où il n'a entendu que le haut allemand. Je croy qu'il n'a jamais esté guère employé à la pratique, veu qu'il fait le subtil en la descouverte de certains remèdes qui sont peu de chose. Je prise bien davantage les petits commentaires de Foesius % qui sont remplis d'une masle et solide doctrine, tant en théorie qu'en pratique. Néantmoins, je ne veux mépriser P. Martianus, ex voto laiidandam censco, et en useray librement jusques à ceqa il en soit veneu un austre qui aye mieux fait que luy, comme feroient une vingtaine de vieux Chirons * que nous avons icy, desquels les

1. Vallambert (Simon de), ne au xvi<= siècle à Avallon, médecin et littérateur. Fut en looS, selon La Croix du Maine, médecin de Marguerite de France, duchesse de Savoie.

2. Martianus (Prosper) ou plutôt Martiano Prospcro, médecin italien, ne à Reggio en 15()7, mort le 20 novembre 1622. C'est un des meilleurs commentateurs d'ilippocrate. Après s'clrc fait recevoir docteur à Bologne en 1593, il vint s'établir à Rome, où il acquit une grande réputation. Son ouvrage, devenu rare, a pour titre : << Magnus Hippocrates Cous noiationihus erplicatus, sive, operuni Hippocratis inlerpretatio latine; Rome, 1626-1028, in-fol. ; Venetiis, 1652, in-fol.; Pat.vvii, 1718, in-fol.

3. Foës (Anuce), né à Metz en 1528, mort en 1.505 ; 1 interprèle le plus judicieux, le plus élégant qu'ait eu Hippocratc. Après avoir pris le grade de baclielier en médecine à Paris, Focs s'établit à Metz en 1552, et il y partagea son temps entre sa clientèle et l'étude d'Hippocrate. Sa première œuvre fut: VHippocralis Coï liber xecundus de morbis valgaribus, dijficillimas et pulcherrimus . , . B.^sile.e, 1500, in-8». Dix-huit ans plus tard il donna son grand ouvrage de VŒconomin Hippocralis, œuvre attendue avec impatience par ses contemporains, éditée à Francfort en 15SS. C'est à Fous qu'est due la chute de << l'arabisme », mélange de doctrines galiéniques et des subtilités des médecins arabes. La F'acultc de Paris possède un buste de lui, inatiguré par un discours de Pcrcy en 1810.

4. Chiron. Centaure né de Saturne et de la nvmphe Phillvre qui excella dans l'art cynegitiquc, l'astronomie et la médecine

principaux sont : MM. Seguyn \ les deux Cousinot ', M. Nie. Piètre ', qui en a luy seul plus oublié que jamais Murtianus n'en a seu, MM. Bazin *, Guérin, du Chemin, qui est une bonne teste, et de présent, près de la Reyne-mère en Flandres, en qualité de premier médecin ; MM. Chartier % des Gorris *, la Vigne ', Baralis, M. Moreau, nostre

1. Une des plus estimables familles de médecins aux xvi« et XVII* siècles. Ello était alors représentée i>ar Pierre Seguin et son neveu Claude Le père de Pierre Seguin et son aïeul, Simon Seguin étaient docteurs; son fils, Michel Seguin et son neveu Claude Seguin embrassèrent également la carrière. D'abord professeur au collège Cardinal-Lemoine, puis étudiant à la Faculté de Paris où il prit sa licence le 6 juin 1590, Pierre Seguin succéda à maîti-e Akakia dans sa chaire de chirurgie au Collège royal (lo88) qu'il échangea contre celle de médecine après la démission de Jean Duret. Médecin consultant de Louis XIII, premier médecin d'Anne d'Autriche, ses occupations ne lui permettant pas de continuer ses fonctions au Collège royal, il les résigna en faveur de son fils Michel (1618). Celui-ci étant mort, il reprit son cours jusqu'en 1630, et obtint de nouveau, à cette époque, la faveur de céder sa chaire à son neveu Claude Seguin. Il mourut à Paris le iJ8 janvier IBiS.

2. Les Cousinot. Le père, Cousinot Jacques I«', licencié en 1590 et docteur en 1592. Cf. la note de son fils, Cousinot Jacques II : Lettre du 19 juin 16^3.

3. II s'agit ici de Nicolas Piètre, le moins célèbre de cette famille des Piètre qui compta une dynastie de médecins éminenls. Celui-ci était le fils de Simon Piètre^ le doyen de la Faculté en l-DÔt, et frère de Simon Piètre, dit le Grand, celui que Patin appelle : Vir maximus et plane incomparabilis, et dont nous verrons l'article plus loin. Nicolas Piètre fut lui-même doyen de la Faculté en 1026. Il mourut doyen d'âge en 1649.

4. Bazin (Simon), d'une famille considérable de médecins du xviie siècle. Reçu docteur en 1598, professeur à la Faculté de Paris en 1601, doyen en 1638, il présida en cette qualité au choix de la nourrice de Louis XIV.

5. Chartier (/îené), né à Vendôme (Goujet), ou à Monloire (Duval), en 157â, mort à Paris le 29 octobre 1654. Bachelier de la Faculté de Paris en 1606. docteur en 1608, médecin des Dames de France en 1612^ médecin ordinaire du Roi en 1613, et professeur de Chirurgie au Collège Royal où il succéda à Etienne de la Font, en 1617. Praticien très célèbre du temps et écrivain érudit. On lui doit entre autres ouvrages une édition grecque et latine des œuvres d'Hippocrate et de Galien. Cf. note : Lettre du 28 mai 1635.

6. Des Gorris (Jean), petit-fils du fameux Jean des Gorris, le doyen de 15i8-40, fut reçu docteur en 1608 et devint médecin de Louis Xlll. Il donna l'édition de 1622 des Definitionum medicarum llbri XXIV, Parisiis, 1622, in fol., ouvrage écrit par son grandpère. Cette édition, outre des définitions, contient plusieurs autres ouvrages. Malgré les augmentations par lesquelles l'éditeur a voulu compléter les vingt-quatre livres des définitions de son aïeul, les amateurs préfèrent les éditions antérieures. Le portrait d'un Jean

doyen, scavant homme de forle teste, qui littcratam nmllonim senecialem evicerat adhuc adolescens, et annorum cursum animo prœverterat \

Au reste, j'ay à vous prier d'avoir pour recommandé un honnestc homme de cette ville, malade à Troyes, nommé M. Tisserand, si par hazard c'est vous qui le traitez. II est beau-père d'un honneste homme de peintre qui est logé céans avec moy, nommé M. Quesnel *, lequel tient les deux chambres où m'avez fait Fhonneur de venir uns fois pour y estre mal reçeu. J'ay de présent tout le logis, sçavoir, le premier estage, la salle et une grande estude tout joignant, à vostre service, comme aussi tout ce qu'il y a dedans; le peintre tient tout le reste que

des Gorris figure dans les collections de la Faculté. Il est à la w réserve », c'est-à-dire qu'il n'est pas placé. Le calendrier médical de 1778 désigne comme le sujet de ce portrait le régent cité par Patin. Mais il est plus probable qu'il représente son aïeul Jean I«i des Gorris. Nous savons, en effet, que la Faculté coUoclionnait de préférence les portraits des doyens et des régents célèbres, comme étant ceux qui lui faisaient le plus d'honneur. (Cf. Varnicr et Steinhcil. Op. cit.).

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