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4-. Patin {Robert). Bacc. 16481649. Fesper. 1er décembre 1630. Doct. Pastill. 26 janvier 16ol. Cf. son discours du paranymplie : note, Lettre du 11 juin 16i8.
prochaine de sept sera composée de quatre fils de maistres,et trois autres particuliers ' : voilà des thèses qui nous viennent à faire. Le fils de M. Moreau respondit merveilleusement bien soubs M. Guillemeau, de Methoda Hippocratea, au grand contentement de nostre eschole, et de grande quantité d'honnestes gens qui estoient venus pour l'entendre : c'est un jeune homme de très belle et très grande espérance, il a prodigieusement de l'esprit, et de la mémoire ; et mesme la veille de Pasques fleuries, il remercia connue fils de maistre, nostre Faculté, au nom de tous ses compagnons, par une belle harangue laquelle dura long temps, et néantmoins, il la prononça si bien qu'il en fut loué de tous, et M. son père aussi : ils sont admis à l'examen particulier pour après Pasques, ut moris est, et puis on les fera licenciez vers la Pentecoste : celuy-cy aura infailliblement le premier lieu de sa Licence et sera quelque jour un grand personnage \
1. On relève^ sur les registres de la Faculté, pour les épreuves de 16t8-164î), les noms des bacheliers suivants dont la plupart étaient, en effet, des fils de maîtres, et devaient devenir des médecins célèbres ou connus: le filleul de Richelieu, Armand de Mauvillain, qui fut doyen en 16G6, futur ami de Molière, très probablement son collaborateur dans son œuvre de satire médicale, et qui bravait déjà, au début de sa carrière, les préjugés de la Faculté, en soutenant la fameuse thèse sur le thé, de Morisset, son président; Jean-Baptiste Moreau, le fils de René Moreau qui présentait, sous Guillemeau, la thèse sur la médecine hippocratiqne dont il sera question plus loin ; Michel Langlois et Antoine Bourgaud dont les thèses offraient cette particularité d'être présidées par Isaac et Eusèbe Renaudot, les fils de Théophraste Renaudot, longtemps évincés de la Faculté, par ressentiment contre leur père ; Jo. de Bourges, avec une thèse humoristique de son président J. R. Moreau, — résolue naturellement par l'affirmative — An formosœ fœcundiores ? ; Robert Patin, le fils aîné de notre auteur avec trois thèses, dont une doit être signalée: Est ne cerla et oijtima luis venerex per solani hydraryyrosiin curaliof Affirmât; enfin, Michel de la Vigne, le fils du doyen de 1647, avec une thèse de son président Gamarre dont le litre correspond à un des plus singuliers problèmes de l'ancienne médecine légale et de la jurisprudence ecclésiastique : An fascimim impedit coïluin? Negat.
2. Moreau [Jean-Baptiste), ûls aîné de René Moreau. Bacc. 1647-1648. Vesper. 29 juillet 1648. Doct. 19 août 1648. Pastil. 14 décembre loiS. Professeur au Collège Royal en 1671 et doyen de la Faculté en 1672- 73. Mort le 27 septembre 1693. On verra dans le cours de l'ouvrage des appréciations de J'atin sur Jean-Baptiste Moreau bien différentes de celles qu'il émet ci-dessus. (Voir notamment 1rs Lettres à Spon du 13 février IGo^t et du il) janvier 1657). 11 est certain que Moreau, bien qu'il dût devenir professeur au Collège Royal et doyen delà Faculté, fut loin de justifier les espérances que firent concevoir ses brillantes éprevives, et d'égaler la science cl la réputation de son père.
Il y avait, dans la Conciergerie, une chambre pleine de femmes prisonnières pour divers crimes : une d'elles s'avisa d'un stratagème pour se sauver, qui estoit d'avoir une scie, et de scier une poutre, qui les séparoit d'un des coins de la grande sale du Palais : elles l'ont entrepris, et en sont venues à bout : de sorte qu'en une belle nuit, quatorze se sont sauvées par le trou qu'elles avoient trouvé moyen défaire : une quinzième malheureuse femme y est restée, laquelle n'a pu passer par le trou, d'autant qu'elle estoit grosse.
Enfin, mon pacquet de hvres qui vous est destiné, est emballé et party pour Lyon, dans une balle que M. le Petit, gendre de Madame Camusat, envoyé à MM. Rigaut, libraires de Lyon. Je souhaitte que tout aille heureusement, et vous soit bientôt rendu, franc de port '.
Tout s'appreste ici pour la guerre : M. le mareschal de la Meilleraye, grand Maistre de l'artillerie est party pour x\rrasily a huit jours : M. le Prince 'sera à Amiens, le lendemain de la feste de Pasques, et tost après, l'armée marchera, laquelle sera obligée de donner bataille à l'archiduc Léopold, s'il se présente pour l'empescher en son chemin.
Nous avons icy un des plus honnestes hommes et des plus illustres de nostre Compagnie bien malade, qui est M. de la Vigne, marasmo de febre detinelur ah antujua intempérie prœ/ervida hepalis et alioniin vi.sceriun stipata JluxLi hepatico et lethali. Nous en pourrions perdre trente autres qui ne vaudroient pasceluy-là. Je vous supplie très humblement de tesmoigner à M. Ravaud que j'ay reçeu parlavoye de M. Cramoisy le beau présent qu'il m'a envoyé, scavoir son Polyanthea, dont je le remercie très affectueusement. Je m'estonne de cette libéralité de vos libraires laquelle ne se rencontra jamais à nos gens de deçà : mais, outre l'obligation que j'en ay à Monsieur Ravaud, je m'en tiens aussi très obligé à voslre bonté et affec-