‹ Lettres de Gui Patin, 1630-1672Chapitre 245 sur 260 · I,e Fèvrc (Antoine), reçu conseiller le 3 février · texte numérisé non relu

I,e Fèvrc (Antoine), reçu conseiller le 3 février

très des Rcquestes, M. Briçonnct ' ; de la chambre des comptes, MM. Paris- et Lescuyer; de la cour des aides, le {^' président et deux conseillers ; du corps de la ville, M. leprévost des marchands, et un eschevin, etc.

Tous ces Messieurs sont partis de Paris, le jeudy, 4 de mars, avec les passeports et escortes nécessaires, et sont allez à Ruel. Dieu leur doit de leur voyage bon conseil, et fin de la guerre. Un eschevin est en mesme temps allé à Corbeil pour faire venir du bled de deçà, cent muids par jour, à compter du jour de la députation arrestée, selon la promesse de la Reine ; on dit. mais je n'en suis pas certain, que dès que la Conférence sera un peu avancée, la Reine nous donnera la liberté de tous les passages. J'oubliois à vous dire que le jour que Messieurs du Parlement furent à St-Germain parler à la Reine, il y eut après, une grande conférence entre Messieurs le Duc d'Orléans et le Prince de Condé avec MM. le 1" Président, et M. de Mesmes, eux quatre seuls, et que ces deux Présidons défendirent si vivement et si généreusement le procédé de MM. du Parlement et de la ville de Paris, que ces deux princes en furent tout estonnez et confus : Dieu sçait combien furent là dites de bonnes choses, et des plus fines : et comment l'on fit connoistre à ces Messieurs du sang royal, qu'ils avoient encore plus besoin des bonnes grâces du Parlement que toute la France n'avoit du Mazarin. La Reine avoist mandé au Mareschal de Ranzau qu'il vint icy avec des troupes ' : il avoit refusé de ce faire, alléguant qu'il estoit nécessaire en son gouvernement de Donquerque ; du depuis, on la mandé liiy-mesme sans troupes, et est venu. Dès qu'il a esté arrivé, on luy a donné des gardes, et a esté examiné par M. le Chancelier : et en mesme temps,

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