VI AVERTISSEMENT
et l'Italie isolée, séquestrée, gardée à \\ie7 n'est aujourd'hui , à l'égard de la grande société Européenne, que ce qu'elle est sur la carte, un membre à demi détaché, étranger la vie et au mouvement du corps. Comprimée , abattue , mais , disons-le à son honneur, non résignée, elle aspire à des jours meilleurs. L'Europe, dont elle a été la seconde nourrice intellectuelle, viendra sans doute enfin lui tendre, comme à la Grèce son aînée, une main amie ; et en recouvrant la liberté et la nationalité, elle reprendra son rang sur la scène du monde. L'Italie paraît frappée jusqu'au cœur de cette décadence politique qui est la mort des nations; mais, pour les nations, l'interruption apparente de la vie n'est souvent que le prélude d'une brillante métempsychose.
La philosophie qui vit de liberté, qui