‹ Lettres de Jean Reboul de NîmesChapitre 4 sur 103 · LETTRES DE JEAN P.EDOUL · texte numérisé non relu

LETTRES DE JEAN P.EDOUL

classes de la sociélé que l'on ne peut franchir sans inconvenance.

J'ai craint, en vous communiquant mes alflictions, en vous invitant à assister au convoi funèbre de ma pauvre mère, de vous mêler, pour ainsi dire, avec mes misères et de vous rendre mon amitié importune; il est dans mes principes de ne partager avec mes amis que mes joies, et de leur épargner, autant qu'il m'est possible, mes inquiétudes.

Pardon, mille fois pardon d'avoir agi envers vous comme la plupart des hommes aiment que l'on agisse avec eux Les bontés dont vous m'avez comblé, la déférence que vous avez pour mes faibles talents et qui souvent me fait rougir, auraient dû m' encourager et m'assurer que la noblesse de votre âme et l'excellence de votre cœur étaient à un degré éminent. Je vous supplie de croire (et je serais profondément affligé si vous pensiez le contraire) que mon oubli n'a été que l'effet d'une crainte respectueuse.

LKTTP.es DK JEAN REBOUL

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