I.RTTIil- Cil
Mmci, '2(i lévrier 18r»7.
Mon olier ami,
.l'ai \n ot attentivement votre lettre au P. Lac oidaire ; elle est hien ' ; mais j(' voudrais, tout en parlant à l'homme, la généraliser, pour que toute l'école pût on prendre sa part, car le Révérend Père n'est pas malheureusement le seul à jeter la monai-chie à la mer, afin de sauver le vaisseau de l'Église. Je ne sais pas ce que l'Eglise peut avoir à gagner à
1. L'intérêt que donnent aux observations de M. de Fresne celle lettre de M. lUboul et celle qui va suivre, nous engafie A insérer dans ce recueil et les observations dont il s'iij;il et la réponse du R. P. L;it'ordnire, les unes en dute du 0 el l'antre du 0 mai 1857.
'■m\ M'.ITHKS DE JEAN HEBOl'L
de pareils sacrifices, mais je sais par expérience (|uc l'abime n'en sera ni moins profoinl ni moins avide. Sans faire de la monarchie une prescription de Ttvangile, et de la maison de Bouibon une famille de saints, je dis (|ue l'une est le fait naturel du Christianisme, et que l'autre est une race (pii n'a pas de rivale. Je me mélie des hommes reliés en veau, ouvriers révolutionnaires sans le savoir (ce sont les plus terribles) ils achèvent de faire perdre le peu de bon sens qui reste en IVance. Remarquez bien ceci. Le Révérend Père en veut à la monarchie, de Tocqueville à la noblesse , — Montalembert se fait l'apolocriste de Saint-Simon, le furieux ennemi des bourgeois. Combien ont écrit contre le i lergé ! Enfin, tout ce qui avait action dans celte ▼ieille France était incapable ou corrompu. Il reste à savoir par quel miracle, avec de pareils conducteurs, cette nation est néanmoins devenue la première du monde, ce que disent, comme nous, ces messieurs, et avec une trompette plus ronflante, quand ils montent sur les échasses patriotiques ; il
est vrai qu'ils parlent des conquêtes de 89 Nous
en jouissons !
Je vous entends me dirp : Mais «pie faut-il faire?
LETTnrS DE .lEAN UEBOUL i"t7
ConcliiRz ! Puhlierai-je la lettre, oui ou non'.' Je ne sais que vous dire, je commence à douter de l'efficacité des luttes de rintelligence : nos temps ont besoin d'une logique d'une autre espèce; j'ai peur (que Dieu me pardonne celle idée de désespoir), j'ai peur (|ue le malheur soit seul capable de nous guérir. l*our ne pas la voir au grand jour, la taupe révolutionnaire n'en ronge pas moins les racines de l.i société. La marée s'étend à des régions qui lui étaient inconnues: puisse-t-elle rencontre!' la main de celui qui mesure l'expiation et (pii dit aux Ilots : Tu n'ii-as pas plus loin, jj
P. iS, — Je crains de n'avoir pas assez remercié M. Lnurenlie de son magnifi(jne article. Si voUs en ave/ l'occasion, ajoutez quoique chose de vive voix.