‹ Lettres de L. Euler à une princesse d'Allemagne sur divers sujets de physique et de philosophieChapitre 198 sur 253 · DE LA DJÊTERMINÂTION DU GROSSISSEMENT · texte numérisé non relu

DE LA DJÊTERMINÂTION DU GROSSISSEMENT

Voilà donc plusieurs manières de produire le même grossissement de loo fois ; et si nous avions la liberté d'en choisir, V. A. n'hésiterait pas certainement de donner la préférence à la dernière, comme la plus courte, où la lunette ne devient que de ià pieds environ , et est sans doute plus aisée à manier qu'une lunette beaucoup plus longue.

Aussi personne ne balancerait à préférer les lunettes les plus courtes, si toutes les autres circonstances étaient les mêmes, et que toutes ces différentes sortes représentassent les objets avec le même degré de perfection. Mais, quoique toutes produisent le même grossissement , la représentation même n'est pas également nette et claire; la dernière de 2 pieds grossit bien loo fois comme les autres; mais, en regardant par une telle lunette, les objets paraîtront non-seulement obscurs, mais aussi mal terminés et confus, ce qui est sans doute un très-grand défaut. L'avant-dernière lunette, dont l'objectif est de 5o pouces de foyer, est moins sujette à ces défauts, mais pourtant l'obscurité et la confusion sont encore insupportables : or, ces défauts diminuent à mesure qu'on se sert de plus grands veri-es objectifs; et ils seront déjà beaucoup moindres, lorsqu'on emploiera un verre objectif de 3oo pouces, avec un oculaire de 3 pouces de foyer. Ensuite, en augmentant davantage ces mesures, la représentation devient encore plus nette et plus claire; de sorte qu'à cet égard les longues lunettes sont préférables aux courtes , quoique de l'autre côté elles soient moins commodes.

Page 1