‹ Lettres de la mère Agnès Arnauld, abbesse de Port-Royal, publiées sur les textes authentiques avec une introduction par m. P. Faugère (volume 2)Chapitre 85 sur 205 · XI.— A Madame d'Âumont · texte numérisé non relu

XI.— A Madame d'Âumont

Sur la préparalion à la fêle de la Penlecùle.

Ma très-chère sœur, Je vous demande trè.>-humblement pardon de vous avoir envoyé mademoiselle C. Je lai fait innocemment, parce qu'elle s'en doit aller après la fêle; et comme elle vous parle avec liberté, j'ai été bien aise d'apprendre de vous en quoi je lui pou vois faire de la peine, pour m'en corriger, connoissant bien que je lui ai été assez pénible ayant eu dessein d'abattre son esprit ; mais je crois l'avoir fait avec trop peu d'onction, connue c'est ma coutume.

Je crois, ma chère sœur, ijue votre retraite vous doit servir pour vous disposer à recevoir en celle fêle un esprit de liberté qui vous ôte vos scrupules et vous porte à servir Dieu sans vous proposer aucime manière parliculière, mais en suivant de jour en jour ce (jui se présentera à faire pour Dieu et pour voire iivancement en son amour, (|ui ne nous demande (ju'im c(pur simple et sincerr, eomim.' Inn nous dit au dernier sermon. (Jes deux mots doivent servir d'enlrelieu devant Dieu, parce qu'ils sont de grande étendue, et je crois que c'éloil la disposition de tous ceux qui allendoienl le Saiul-Ksprit.

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