‹ [Lettres de M. D. O'Connell aux méthodistes-wesleyans] [microforme]Chapitre 3 sur 4 · ICE 20E · texte numérisé non relu

ICE 20E

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C'est 18 lé principe de votre religion ; si vous ne l’admettez pas, vous n'êtes plus protestans: La parole de Dieu écrite suffit, avec le drcit à chacun de d'interpréter pour lui-même.

Maintenant je vous prie de me dire si ce principe ne suppose pas nécessairement une connaissance parfaite de ce qui est et de ce qui n'est pas la parc le de Dieu écrite?

Pour observer les règles du langage exact, qu’on peut appeler langage pare lementaire, il y a plusieurs questions préliminaires à foire, avant que vous soyez sûrs que le livre, dont vous vous servez, contient la parole Dieu et toute la parole de Dieu.

1° Est-il certain que ce livre contient la parole de Dieu ?

2° Est-il certain qu’il contient toute la parole de Dieu 1

Il faudrait qu’un protestant pit répondre, d’une manière satisluisante et

même complète, à ces questions, avant de pouvoir, sans danger, se servir de sa Bible. Dansle fait, c’est évidemment le devoir de chaque membre des diverses églises protestantes de se procurer à lui-même une pleine sutisfaction relativement aux raisons qu’il a pour adopter une Bible protestante. Cette stricte recherche est de la plus haute importance.Le protestant a rejeté l'autorité de l'Eglise dans le jugement qu’elle prononce sur la divinité des Ecritures ; par conséquent, il doit être pour le moins absurde de supposer qu'ayant désavoué cette autorité de l'Eglise, il veuille s’en rapporter à l’autorité de l’im primeur du Roi!! c’est pourquoi, si vous tenez sincèrement au protestantisme, au lieu d’éviter examen, vous devez considérer comme votre premiet devoir d'apprendre à vos enfans le moyen de s'assurer de l’authenticité des Ecritures et de distinguer le vrai du faux et de l’erroné.

C’est un fait que vos enfans,pour étre en assurance,en lisant le livre que vous leur mettez dans les mains comme étant la Bible,devraient savoir :1.si plusieurs livres qui composent ce volume sont authentiques,ou non ; et pourquoi ; 2. si vraiment les auteurs de ces livres ont écrit sous l’inspiration divine.Ils devraient encore étre capables de donner la raison pour laquelle les livres de St. Marc et de St. Luc, qui n’étaient point des Apôtres, sont cependant reçus comme vrais et surtout comme inspirés ; tandis qu’on les a accoutumés à rejeter lo livre écrit par St. Barnabé comme n’étant point inspiré, quoiqu'il soit certainement authentique,et quoiqu’il soit reconnu que St. Barnabé a fait des miracies, et que vous le désigniez, dans vos Bibles, comme un apôtre rempli du St. Esprit.

Ces questions ne créent point le ~~ ; elles n’excitent point l’infidélité

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dans Pesprit des Catholiques qui s'en rapportent à l’autorité de l’Eglise pour l’authenticité et l’inspiration des Ecritures, ce dépôt sacré de l’Eglise catholique dans tous les tems et dans tous les âges.

Mais vous, Méthodistes-Wesleyens, qu’allez-vous faire? Allez-vous contrôler esprit et le jugement de vos enfans par une prétention éphémère d’autorité spirituelle? Et si vous n’avez pas cette autorité, (comme assurément vous ne l'avez pas,)c’est en vain que vous espérez étouffer les doutes en laissant vos enfans dans l’ignorance sur ce point majeur de controver:e religieuse; c’est en vain que vous croyez extirper les germ 2s d’infidélité en insistant sur leur soumission dans une chose qu’il ne vous appartient aucunement de contrôler.

En principe, la doctrine de l'autorité de l’Eglise est si conforme au sens commun que,sans vous en douter,vous y avez recours ; et vous admettez(sans intention, mais en termes exprès) que la règle anti-catholique conduit nécessairement au doute et qu’elle a une tendance directe à l’infidélité.

Méthodistes-Wesleyens, j’ai fini avec vous pour le présent. Je ne relèverai aucune publication anonyme qui pourra paraître en réponse à cette lettre. Mais je vais terminer cette adresse par les réflexions suivantes :

1°. Vous alléguez qu’il n’est pas honnête d'employer l'argent des Wesleyens pour éduquer les membres de la religion catholique. Jadmets cela. Mais n’est-il pas également déshonnéte d’appliquer l’argent des catholiques pour l'éducation des Wesleyens, ou de toute autre secte, dans

des doctrines que les catholiques croyent être erronées? selon l'expression

vulgaire de Cobbett: “ce qui est sauce pour l’oie est sauce pour le jars.”

, 2°. Votre lettre est pleine de la mal-honnéteté ci-dessus, Vous désirez que l'argent de toutes les persuasions soit appliqué pour l’éducation d’une seule.

. 3°. D’un autre côté, les catholiques désirent agir honnétement avec toutes les sectes. Ils insistent sur le principe du sens commun et de justice égale, savoir que l’argent de tous soit appliqué à l’éducation de chacun.

- L'Eglise catholique, dans tous les tems et dans tous les lieux, a été la pro-

tectrice de l'éducation. Avant la réforme, chaque grande Eglise,tous les mo- |

nastères et les couvents avaient une école fondée au profit des pauvres qui y recevaient une éducation gratuite. Dans Oxford seul, avant la réforme, il y avait 300 salles et écoles privées, outre les colléges. Où sont-elles aujourd’hui ?

Méthodistes-Wesleyens, je conclus pour le présent. Vous avez provoqué

cette dispute par vos vues rétrécies sur l'éducation. Je me réjouis de ce que |

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vous m'avez procuré le contraste entre la vraie libéralité catholique et l’intolérance du méthodisme-wesleyen. Vous avez été amenés à contredire les

| principes protestans, afin de pallier cette intolérance.

Comme c’est bien vrai: “et secum petulans amentia certat.” Votre organisation est étendue ; elle serait formidable, si ce n’était de cet esprit d’antipathie sans charité que vous avez pour vos confrères:chrétiens.

| Vous désirez faire des conversions parmi les catholiques. Pouvez-vous espérer

d’y réussir par des injustices pécuniaires et une virulence spirituelle! Votre cri de non papisme perd tous les jours de sa force et de son efficacité. A ‘poque où nous sommes, vous ne pourriez pas plus exciter un mouve-; ment insurrectionnel contre les catholiques, comme vous fites en 1780, que, vous ne pourriez renverser le trône ou la constitution. Au lieu de nuire au, catholiscisme, vous servez sa cause, en faisant contraster vos travaux avec’ les efforts des catholiques pour promouvoir Pesprit de libéralité, l'éducation; générale et l’exemption entière, pour tous les chrétiens, de toutes entrayes lo-; cales ou temporelles à la liberté de conscience. Je suis, Révds. MM., &c. t DANIEL O’CONNELL.

on LETTRE Il. A . Londres, 15 août 1839. ig MétHopistes—WESLEYENS,—Votre réplique à ma première lettre est une pièce d’impertinences des plus exquises, un plat assaisonné de colère, de rancune et d’absurdité au-delà de toute expression. "p Cependant, acceptez, pour le tout, mes trés-sincéres remercimens. Le dépit que vous montrez d’avoir été défaits par mes argumens, prouve combien

À vous seriez désireux de contester les faits qne je vous cite et les raisonnemens

que je vous présente, si vous le pouviez. Mais il vous est bien plus aisé de me quereller et vilipender, que de répondre à ces faits et à ces argumens, Aussi, vous n’y avez pas manqué ;et, dans votre pieuse douceur, vous mavez gourmandé et calomnié avec une intensité de malice qui proclame bien haut le sentiment de votre défaite. Cette conduite est la ressource ordinaire de ceux qui sont coupables, bigots et sans charité. Voilà pourquoi vous y avez un droit incontestable. Ne

En réalité, c’est un vrai triomphe que m’a procuré cet aveu de votre faiblesse. Un grand nombre de vos amis, protestans comme catholiques,

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mont dit qu’on ne pouvait répondre à ma lettre ; que les faits allégués étaient si clairement prouvés et les conséquences, que j'en avais tirées, tellement justes et naturelles qu’il n’y avait pas de réponse raisonnable possible. L*évènement a parfaitement justifié cette assertion ; et certairement, après avoir commencé cette controverse en attaquant les catholiques sur leur version des Saintes-Ecritures, vous auriez indubitablement népliqué, par écrit,à ma lettre, si vous eussiez eu quelque chose à répondre.

Ne suis-je pas autorisé à tirer cette conclusion, lorsque vous-mémes vous faites voir combien vous sentez vivement le poids des charges portées contre vous et la force de ma dissertation sur la Bible? Vous devez étre persuadés que la faiblesse des excuses que vous alléguez pour ne pas me répondre, montre, de la manière la plus évidente, votre incapacité à le faire. Mon triomphe est complet ; et la joie que j’éprouve de l’impression que ma lettre a faite, est sans aucun mélange de ressentiment pour l’impolitesse et le manque de charité qui font le caractère principal de votre second manifeste.

Permettez-moi, maintenant, d'examiner, avec le même esprit dans lequel jai écrit ma lére. lettre, excuse que vous prétextez pour pallier votre incapacité à donner une réponse raisonnable.

Voici votre première excuse. Avec vous, il faut être précis et se servir de votre propre langage. Voici donc, dans vos propres termes,votre première excuse, pour ne pas répondre à ma lettre :

I. Parce que cette lettre contient des imputations fausses et calomnieuses, tant contre le caractère et la conduite de feu le vénérable Jean Wesley, que contre les dispositions générales et les habitudes de cette secte de chrétiens qui portent son nom, et à laquelle les membres de ce comité tiennent à honneur d’appartenir.

Ici nous arrivons ensemble à l’état de la question. J'ai, il est vrai, fait des accusations fortes et sévères, et non de simples imputations, contre les Methodistes-Wesleyens et contre leur fondateur, qu’il vous plait de désigner comme “ vénérable.” Vénérable! bah! mais je nie absolument que ces accusations soient fausses ou calomnieuses, à moins qu’on appelle calomnies ce qui est, strictement vrai, comme certainement l’ont été toutes mes accusations.

Permettez-moi de répéter brièvement ces accusations et de montrer tout de suite leur vérité indubitable: Ces accusations étaient au nombre de trois.

1°. Jai accusé les Méthodistes-Wesleyens d’être les ennemis invétérés de la liberté de conscience. Jai démontré la vérité de cette accusation en mppelant que les Méthodistes- Wesleyens n’assistérent jamais les catholiques

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d'Irlande dans leurs efforts pour obtenir la liberté religieuse ; qu’ils n’assistérent jamais les dissidens anglais dans une lutte pour obtenir la liberté religieuse ; mais au contraire, ils donnèrent assistance, pendant ces disputes à ceux qui s’opposèrent à la cause glorieuse de la liberté de conscience. : __ Et même, à présent, ne donnez-vous pas les preuves les plus claires que l'esprit de bigoterie est aussi ardent parmi vous qu’il l’a jamais été. Ne favorisez-vous pas la pratique injuste d’employer l’argent de tous pour l’éducation de quelques-uns? Et votre dernier manifeste n’est-il pas une proclamation d’une nature également mal-honnête ? N’est-il pas directement opposé au précepte le plus gloneux et le plus utile de l’humanité, qui nous dit de ne point faire aux autres ce qu’on ne voudrait pas qu’ils nous fissent.

Ma seconde accusation était dirigée contre l’hypocrisie que renferme votre prétention à vous donner pour Jes amis de la liberté religieuse, et même, comme vous dites, de la pleine liberté religieuse. Et voilà que, malgré l'avis que je vous donnai dans ma dernière lettre, vous professez encore cette hypocrisie en parlant, dans votre dernier manifeste, de liberté et de vérité. Oh ! bonte à cette hypocrisie sans pudeur !

Méthodistes-Wesleyens, je vais immédiatement mettre fin à toute cette controverse.

Votre histoire est bien courte, elle excède à peine quatre-vingts ans.” Eh bien, montrez-moi que, pendant cette période, vous vous soyez jamais distingués par un seul acte, ou une déclaration, ou un seul mouvement quelconque en faveur de la liberté de conscience, je dirai même, en faveur de quelque liberté civile que ce soit; et alors je rayerai le mot Aypocrisie ; je rétracterai mes accusations, je vous ferai la plus humble apologie, j’écrirai même pour vous représenter comme de charitables chrétiens, et non comme des intolérans et des bigots.

Il est vrai que j’ai porté des accusations trés-graves contre Jean Wesley que vous appelez vénérable. Je l’ai accusé d’avoir été, en 1779, Pun des principaux chefs et fondateurs de l’association protestante, qui, en juin 1780, effectua une rébellion dans Londres; pilla, détruisit et incendia les maisons particulières et les chapelles, les résidences des juges et les prisons publiques attaqua la banque et le palais et laissa les rues de Londres rougies de sang humain. Je vous donne les dates et les circonstances. Je Vai aussi accusé d’avoir eu l’audace sans pareille de vouloir justifier son association protestante, l’objet de son affection, et d’avoir rejeté la faute sur les catholiques persécutés et dépouillés, et cela après que ces crimes eussent été commis

par ses partisans et ses associés. Telles étaient mes accusations. Vous les avez appelées fausses et calomnieuses. J’affirme qu’elles étaient parfaitement vraies. Je vous ai donné la date du vote unanime de remercimens adressé à ce même Jean Wesley par cette association pillarde et rebelle. Ce vote portait la date du 17 février de cette année 1780. Essayerez-vous de nier l'existence de cette vésolution? ou le fait qu’il lait méritée? Si vous osez le faire, mes preves sont prêtes. Je vous provoque à cette controverse. Mais vous trouverez sans doute qu’il est plus prudent d’éviter les détails et de vous tenir dans une assertion générale. Nierez-vous que Wesley ait eu l’indicible fourberie d’accuser les catholiques du pillage et de la ruine des catholiques eux-mêmes? Nierez-vous qu’il ait appelé cette insurrection un complot papiste? Si vous le niez, je suis prêt à vous marquer les chapitres et les versets dans ses propres ouvrages qui contiennent toutes ces assertions.

Méthodistes-Wesleyens! votre histoire est une de ces phases les plus étranges que fournissent les erremens de l’esprit humain. Elle montre com bien les sentimens d’enthousiasme religieux peuvent facilement se mêler avec les plus méchantes passions humaines et à quel dégré un faux zèle religieux, au nom du Dieu de charité, peut porter les hommes a hair leurs semblables les plus inoffensifs. ;

J’en viens maintenant à la seconde excuse que vous donnez pour ne pas répondre à ma lettre. Vous dites: ‘ Nous ne répondons pas à cette lettre,

«2°, Parceque tout l’argument en est basé sur le plus palpable faux exposé possible du document auquel l’auteur prétend l’appliquer.”

Est-il possible? quelle espèce d’hommes vous êtes! mais laissons les exclamations et établissons le fait. Voici le passage de ma lettre, et les mots dont je me suis servi. “Pour éviter tout faux exposé de vos sentimens, je vais les rendre dans vos propres termes ; les voici: etc.”

Et alors j’ai transcrit mot à mot ce que j’avais pris de votre document, sans ajouter ni retrancher un iota! ipsissimis verbis. Cependant, vous avez le mauvais goût et la hardiesse déhontée d'appeler cela un faux exposé, Misrepresentution !

Il n’y a pas moins de deux cent-un d’entre vous, ministres et employés, tels que vous êtes,qui, dans votre comité d’éducation, avez l’audace d’assurer que celui qui reproduit vos sentimens dans vos propres termes, les expose faussement. Je vous dirai tout d’abord quel nom je donne à cette assertion : le mot est dur, mais ilest court; MENSONGE! vous êtes deux cent-un ; vous pouvez le partager entre vous, mal-avisés + + + que vous êtes.

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. Vous n’auriez jamais eu la folie ni l’audace de donner pour excüsé que cette identité était un faux exposé, si, au fond, vous n’aviez pas cru que ces excuses ne s’adressaient pas à moi, mais bien aux pauvres dupes de votre société. Vous avez compté sur leur soumission niaise et prompte ; vous avez cru qu’ils ne liraient pas ma lettre, et qu’ils prendraient pour vrai le

rapport que vous leur en feriez. Véritahlement, il faut que vous ayiez une

longue expérience de leur crédulité pour hasarder une fourberie aussi grossiére ss Que les malheureuses dupes de tels hommes sont dignes de pitié !

Votre troisième excuse pour ne pas répondre à ma lettre contient une assertion d’une nature tout-à-fait différente, et telle, je pense, que vous n’êtes guère dans l’habitude d’en faire ; c’est une assertion parfaitement vraie en elle-même. Deplus c’est un aveu précieux! voici:

3°. “Dans l’opinion du comité, cette lettre est une tentative évidente et mal-honnéte,pour propager, par le moyen d’une controverse avec les Méthodistes-Wesleyens de Manchester, quelques unes des doctrines les plus absurdes et cependant les plus dangereuses de la papauté.”

Il n’est pas nécessaire de remarquer combien vous êtes incivils ne m’accusant ainsi de mal-honnéteté. La folie de votre accusation surpasse de beaucoup sa rudesse.Je crois,avec la certitude de la foi,que ce que vous appelez les dogmes de la papauté, est parfaitement vrai et propre à conduire au salut éternel. Comment peut-il être deshonnéte de ma part d’essayer à propager ces doctrines par une controverse franche,méme quand ce serait avec les impuissans méthodistes de Manchester? Vous admettez que ma tentative est évidente.Donc il n’y a ni secret, ni fraude. Il y a donc de ma part une candeur sans réserve ; et, si votre accusation signifie quelque chose, elle signifie que la candeur est une chose mal-honnéte.En vérité, il peut se faire qu’il en soit ainsi parmi vous,dont le but est de toujours transiger d’une manière fourbe et captieuse ; mais il n’en peut pas être ainsi avec le chrétien catholique ; lui, il n’a rien qu’il doive vacher, ni désavouer dans tout ce qui le regarde. Je reviens à votre assertion. Vous exprimez votre appréhension qu’une controverse avec vous ne propage ce que vous appelez les doctrines très-absurdes et cependant trés-dangereuses du catholicisme. Quelle opinion avez-vous donc du méthodisme, lorsque, vous admettez qu’il est en péril même par l’action ou l’énoncé de doctrines très-absurdes! Quelle concession que celle-là! LE MÉTHODISME EST EN DANGER MÊME PAR L'EFFET DES DOCTRINES LES PLUS ABSURDES !!.... Combien doncil doit-être en danger dans une controverse avec la vérité. Aussi, ceux qui professent des doctrines très-absurdes, évitent la discussion, comme

vous le faites vous-mémes. Ils évitent soignéusement toute raison, touts erpu-

mentation ; ils ne cherchent leur défense que dans les injures et la calomnie.

Vous avez cependant raison de dite qu'une discussion terbale est générale. ment hors d’à propos ; l’éloquence d’une part, et le défaut de moyens oratoites dé l’autre ; tout cela peut gèner le développement de la vérité, et je suis dis-

posé à admettre cette objection. Mais le mode que j’ai employé est d’une ha:

ture bien différente ; c’est une controverse à soutenit par le moyen de la presse et de la publication ; une controverse dans laquelle le lutteur peut s’arréter sur chaque phrase, examiner chaque assertion, peser chaque argument, et arriver à une conclusion impartiale et pleinement murie. Telle est cependant là controverse que vous évitez. Mais j’admets qu’en cela vous avez raison ; car je crois fermement que de toutes les erreurs qui ont trompé l'esprit humain, depuis la. ler. époque du christianisme, il n'y en a point qui soit aussi totalement privée de défence et d’appui, dans un combat d’argumens, que les doctrines toujours variables, toujours contradictoires et fanatiques du Méthodisme-

Wesleyen.Il n’y a aucune secté,société ou persuasion qui se soit prétée à une

plus mauvaise politique que'celle des Wesleyens. Qu’on vous prenne comme hommes politiques,ou comme religionnaires à parton ne trouve en vous aucune qualité qu’on puisse bien définir. Vous avez donc parfaitement raison dé vous opposer d’un côté à la diffusion d’une éducation généreuse et générale ; et de Pautre d’avouer, que la controverse ést uné chose extrêmement dangereusé pour vous. Eh vérité, vos aveux sont précieux ; vous avouez étre exposés & deux dangers :

19. L’éducation produirait parmi vous le doute et l’infidélité.

2S.La controverse éclaircirait vos rangs et disperserdit vos assernblées. Ainsi, votre troisième excuse, quoique pea sage, èst cepéndant honnéte, en dépit de vous-mémes. Oui, en toute vérité, vous êtes excusables de fuir uné controvèrse qui confondrait vos folles prétentions, qui éxposerait au grand jour la bigarrure de vos erreurs, et tendrait nécessairement à relacher la main de fer du pouvoir pécuniaire et du despotisme spirituel avec lesquels vous avez trompé et leuré un si grand nombre de vos compatriotes,

Parmi les personnes trompées, il s’entrouve sans doute qui sont d’une intégrité irréprochable et que le sentiment religieux seul, porté à un certain excès, a pu égarer, Car, hélas! telle est la nature humaine, mêmé sous sa forme la plus aimable. J'avoue de suite que je voudrais particülièrement voir és personnes revedir dans “le seul bercail da seul berger.” Un méthodisté converti fait un excellent catholique. Feu le trés-révérend Dr. Brawston

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était un converti du méthodisme. Le rév. Mr. Masson a été un prédicant méthodiste très-populaire ; il est devenu un prêtre catholique éminemment utile. Comme je souhaiterais que les méthodistes lussent son pressant “appel au peuple appelé méthodiste!” Je le souhaite, parceque la religion catholique trouve toujours un sujet de joie et de succès dans une controverse calme tempérée et prudente.

Je passe maintenant à votre quatrième et dernière excuse pour ne pas me répondre. Elle est tout-à-fait caractéristique et parfaitement digne de vous et de votre cause. Voici vos propres paroles :

4 .“Nous ne répondrons pas à M. O’Connell, parceque, comme controversiste, comme homme public et surtout comme membre catholique assermenté du parlement, son caractère le rend absolument inhabile à exercer la charge de censeur public, et par conséquent dispense ce comité de toute obli-. gation de répondre à son défi ; d’ailleurs le respect que le comité se doit à lui-même le force à refuser à M. O’Connell même la courtoisie ordinaire d’une

Gentils pharisiens, je vous remercie! Vous avez été bien caractéisés par la plus haute autorité qui ait jamais démasqué le pharisaisme....... omme je me réjouis à la vue de la sainte hypocrisie de votre maligne piété ! ‘lle vous initie au pire de tous les arts, A LA CALOMNIE QUI ACCUSE. Je doute ort que la plus habile poissarde des halles ne soit pas édifiée et instruite par vs criailleries rancuneuses. Et cependant, il me semble vous voir tourner ers le ciel le blanc de vos yeux si accoutumés à ces æillades ; il me semble aussi vous entendre vociférer contre mot qui tiens des propos si indiscrets et i outrageants...... C’est vraiment conforme à vos habitudes et à vos mœurs, employer d’abord la calomnie la plus outrée, ensuite d’accuser votre victime

u crime même: que vous commettez contre elle. J’admets du moins qu’en

eci vous êtes les imitateurs de votre prototype, Jean Wesley, qui, comme je

Pai montré, commença par exciter la populace protestante à brûler les mai-

ons des catholiques, puis accusa les catholiques d’avoir été eux-mêmes les

uteurs de ces incendies.

§ Néanmoins, examinons ce que contient cet écrit, qu’en Irlande on appel-

rait un emmailloté des halles. Tl est aussi rempli de choses qu’un œuf est de viande. Nous allons le tourner bout pour bout, s’il vous plait, et sa ernière partie séra la première.

1°, Vous décidez que vous ne me si aucune espèce de courtoisie !

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EEE ita Se

J'admets qu’en ceci, comme dans tout autre mauvais penchant, vous êtes hommes à tenir parole. |

29, Vous dites que, par égard pour votre réputation, il vous faut être incivils ; là-dessus je suis également d’accord, afin que votre réputation d’incivilité soit aussi étendue qu’elle est bien fondée.

3 © , Laissons maintenant cette arrière-garde de vilenie, et plaçons-nous au front de votre batterie ; là nous essuierons votre troisième charge contre moi. La voici: j’at-un mauvais caractère comme controversiste. Eh bien, Messieurs les Méthodistes, sachez que je n’ai jamais écrit sur des matières de controverse avant le lettre que je vous ai adressée ; excepté, pourtant, dans une occasion, il y a plus de vingt ans, lorsqu’ayant été provoqué sur ce sujet, je publ!iai une lettre contenant les preuves de la présence réelle et adorable du divin Rédempteur dans le Sacrement de l’Eucharistie. On n’a jamais répliqué à cette lettre. Pour vous, qui n’en avez jamais entendu parler, il faut que vous soyez doués d’une grande force d'imagination pour me donner, à cet égard, un mauvais caractère.

Personne, il est vrai, n’a une plus grande provision de mauvais caractères que vous n’en avez parmi vous; c’est pourquoi, ce n’est pas un grand effort de générosité de votre part que de m’en appliquer un bien gratuitement.

4 .La 4e.charge que vous portez contre moi consiste,selon vos paroles.à dé clarer que je suis,généralement parlant, un mauvais homme public. Je ne m’a baisserai pas jusqu’à défendre mon caractère public contre le sale limon de le malignité wesleyenne. Etant, sans comparaison, l’homme public le mieux maltraité qui existe, je dois être fort indifférent à votre censure réprouvée et je puis me consoler trés-aisément sur le tout, en me rappelant que jel’: bien méritée par mes efforts honnêtes et heureux dans la cause de mon pay et de ma foi. Mes efforts ne se sont pas bornés à ces sujetsseuls. L’oppres sion n’a pésé sur aucune carte, couleur ou symbole religieux particulier, sar que je n’aie intercédé, d’une manière humble mais pressante, en faveur de opprimés et contre les oppresseurs. Et c’est ce devoir, en ma qualité d’homm public, qui me meten contact,en ce moment, avec votre société bigote et me cenaire ; je me crois obligé par ce caractère, que me donne une persévéran

infatigable, de ne pas me désister de mes justes efforts à exposer votre brigan : dage politique et votre intolérance religieuse, jusqu’à ce que votre conduilg

soit si bien connue de tout le monde, qu’elle devienne l’objet du mépris « sous les chrétiens sincères et charitables.

L 8 6 e cité aus bien d’:

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Déhont spécifie d’une s audace

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* B®. Votre 5mo. accusation excède toutes les autres par sa maligne atro-

cité aussi bien que par sa fausseté sans pareille. Vous m'accusez ainsi que bien d’autres catholiques du crime de parjure, en prétendent que j'ai violé le serment prêté avec les cutres membres catholiques du Parlement.

Déhontés calomniateurs! Je vous en donne le défi ;vous n’êtes'pas capables de spécifier en quoi consiste cette violation. Mais il est surperflu de se justifier

d’une semblable accusation ; elle ne peut affecter que ceux qui ont l’impudente audace de la faire.

Il y a, en vérité, une preuve historique, écrite en lettres de sang dans les annales du crime, dans les annales de la confiscation etde la persécution ; annales que vous considerez naturellement avec complaisance; ily a, je le répète, une preuve glorieuse du respect des catholiques pour lobligation duserment. Ce respect était tel que leurs ennemis, qui le connaissaient, n’employaient point d’autres procédés pour les priver de leurs droits civils, de leurs offices, de leurs rangs, de leurs dignités ou de leurs émolumens, bien plus, de leurs vies même sur l’échafaud,que celui de les forcer à faire un serment qu’ils ne pouvaient prêter. Les catholiques, victimes pendant trois siècles de leur horreur pour le parjure, sacrifiaient leurs propriétés, leurs franchises, leur liberté, leurs vies, plutôt que de violer la sainteté du serment, Ces catholiques sont maintenant. ......

Mais non! je détourne les yeux avec mépris dé votre accusation folle et insensée, et je vous laisse y répondre au tribunal de vos consciences (si telle chose se trouve chez vous) et au tribunal de Dieu qui doit nous juger, vous et moi,par une éternité de bonheur et de malheur, et aux yeux duquel les prétentions hypocrites, le présomptueux amour-propre, l'intolérance rancuneuso paraitront sous leurs vraies couleurs et ne laisseront aucun prétexte aux sub-

terfuges.

Méthodistes Wesleyens!vons avez commencé cette controverse:cependant vous avez évité de vous maintenir sur le terrain que vous avez vous-mêmes choisi. Aux argumens que je vous adressai, vous opposâtes des calomnies et des personnalités ; il ne vous reste donc plus qu’à vous courber sous le juste châtiment que je vous ai infligé, ou à avoir, une fois, l’honnêteté et le courage d’avouer votre erreur et de faire les apologies nécessaires.

Je n’ai plus qu’un article de compte à régler avec vous et j'aurai fini.

Îla rapport à votrc Jean Wesley. J’ai ricané en vous entendant l'appeler vénérable; et voici les raisons qui justifient le mépris que j’ai pour cet homme.

1° Wesley était un bigot intolérant qui souffla le feu de la haine religieuse éssez fort pour amener une conflagration générale dans ce veste empire; mais ses partisans ayant échoué dans l’œuvre de l’extermination des catholiques, alors il essaya de détruire le caractère de ceux-ci en les accusant d’avoir incendié eux-mêmes leurs propriétés, ce qui cependant était l’œuvre de ses suppôts. S'il avait vécu au temps de Titus Oatès, dans ces jours d’éternelle infamie pour les anglais, nul doute que ses sermons et ses exhortations n’eussent achevé de faire répandre le reste du sang innocent qui. avait échappé aux sentences sanguinaires des cours cent fois parjurées.

2°. Ses opinions religieuses étaient aussi bigarrées que les pièces du gilet

@Arlequin. Il commença par être un prêtre zélé de l’Eglise établie, et, en cette qualité, il se rendit en Amérique pour convertir les sauvages à la foi anglicane. Mais le seul exploit qu’il fit dans le nouveau monde, (car il ne convertit pas un seul sauvage,) fut d’excommunier une demoiselle respectable qui jugea à propos de le contrarier dans sa partie sensible, en épousant un autre amant. Sa première religion fut donc celle de l’Eglise anglicane.

3°. A son retour en Angleterre;il déclara lui-méme,en 1783,que pendant plusieurs années il avait été agité par différens vents de doctrine et qu’il avait été PAPISTE sans le suvoir. Ainsi, son second symbole religieux fut l’incertitude, et le troisième une espèce de papisme. :

' 4°, Un certain Pierre Bohler le convertit à la secte des Moraves ; il était même décidé à rester Morave toute sa vie; car il prophétisa, en termes formels, la perpétuité des dogmes de cette secte. Parlant de Bohler, il s’écrie = “O0, quelle œuvre Dieu a commencée depuis son arrivée en Angleterre ! “Une œuvre telle qu’elle ne finira jamais jusqu’à ce que le ciel et la terre “ soient anéantis!!!” Ainsi,dans le fait,la foi des Moraves fut sa quatrième croyance.

5°. Ayant représenté par écrit comme odieux le caractère de ceux qui étaient: en rapport avec les Frères moraves, il embrassa le Calvinisme-Antinomien (Antinomian Calvinism), et il persévéra dans eette profession de foi pendant un temps considérable.

69. Sur ses vieux jours, il inventa une nouvelle espèce de méthodisme, celui que les Méthodistes-Wesleyens se vantent de suivre encore aujourd’hui,

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avec son double système de justification. Ce fut la la sixième profession de foi de Wesley, toujours convaincu d’avoir raison dans chacune, cependant

ayant tort dans toutes.

7°. Il ne faut pas croire que ces accusations soient légères et inconsi-

dérées. Lui-méme il représente les Moraves, avec lesquels il avait été long-temps en communion, “comme noyés dans la mer morte du repos, s’opposant à la prière, à la lecture des Ecritures, à la fréquentation des sacremens, et au culte public ; aussi comme vendant leurs bibles, etc. afin de se reposer plus entièrement sur le sang de l’Agneau.” C’est là, en vérité, une effrayante description de ses collègues et co-religionnaires pendant plusieurs années.

8°. Mais lorsqu'il en vient à parler d’une autre bande de co-religionnaires, les Antinomiens, sa description est encore plus effrayante. Il se fait cette question: “ Qu'est-ce que la religion des Antinomiens?” Et il se répond de la manière suivante : “ Ses principaux dogmes sont que le Christ a aboli la loi morale ; que par conséquent les chrétiens ne sont pas obligés de l’observer; que la liberté chrétienne est la liberté de ne point obéir aux commandemens de Dieu” Je ne souillerai pas ma plume, en continuant plus longtems à exposer les doctrines que Wesley a professées pendant des années entières et qu’il a décrites lui-même dans les termes les plus affreux. Cependant je puis observer que la personne, que Wesley destinait pour lui succéder, Fletcher, surpasse encore son maître. Jugeons-en par ces paroles remarquables : Parmi nos chaires célébres,il y en a bien peu dans lesquelles on ait plus parlé en faveur que contre le pP&cH&.” Mais apprenez à connaître la secte antinomienne de quelqu’un qui ne l’a pas abandonnée, comme Wesley, qui a persévéré jusqu’à la fin. Je donne ceei sur l’autorité du même Fletcher. Voici les paroles qu’il cite comme étant de la plus haute autorité antinomienne, et contenant leur doctrine: “ Mes péchés peuvent déplaire à Dieu, mais ma personne lui est toujours agréable. Quand même je surpasserais Manassès en iniquités, cependant je n’en serais pas moins un enfant agréable à Dieu, parce que Dieu me regarde toujours dans le Christ. Conséquemment, au milieu des adultères, des meurtres et des incestes, il peut m’adresser ces paroles: tu es toute belle et il n’y a point de souillure en toi C’est une erreur très-pernicieuse des scholastiques de distinguer le péché selon le fait, et non selon la personne. Quoique je hlâme hautement ceux qui disent, commettons le péché afin que la grâce puisse abonder, cependant l’adultère, l’inceste et le meurtre me rendront plus saint sur la terre et plus joyeux dans le ciel.”

§°. Telles sont les doctrines qui ont appartenu au méthodisme-wesleyen jusqu’à la vieillesse de Wesley. Il les abandonna dans ses dernières années, en apparence avec quelque difficulté, puisque son panégyriste, Fletcher, se charge d’en faire l’apologie : J’admire, dit-il, la candeur d’un vieillard selon le cœur de Dieu, qui, au lieu de maintenir une vieille bévue, vient, comme un enfant, l’avouer devant ses prédicans qu’il est de son intérêt de rassurer.” Voilà, sans doute, une apologie caractéristique.

10°. La manière dont Wesley, après s’être assuré de ses prédicans, purifia son système religieux de la corruption de la secte antinomienne, fut celle-ci : il inventa un double mode de justification ; l’un sans repentir, sans amour de Dieu, ou autre œuvre ; l’autre exigeait ces œuvres. Le premier était pour ceux qui mourraient aussitôt après leur prétendue expérience d’une foi qui sauve (saving faith), le second pour ceux qui ont le temps et l’occasion de pratiquer ces œuvres. A ce propos l’observation suivante d’un célèbre théologien catholique n’est pas moins frappante qu’elle est juste et correcte.La voici : “Pour ne rien dire de plus du système,un Néron et un Robespierre pouvaient en conséquence être établis dans la grâce de Dieu et dans le droit au royaume

de la pureté infinie, sans un acte de repentir sur leurs énormités, ou sans un acte de foi en Dieu.”

11°. Ainsi, votre vénérable Wesley n’avait pas moins d'environ une demi-douzaine de garnitures d’opinions religieuses, qu'il adoptait, chacune

à son tour, et qu’il proclamait comme la vraie foi. Il les trouva toutes successivement dans les Saintes-Ecritures; et comme il les abandonna toutes, il trouva dans les Ecritures que sa nouvelle opinion était vraie et que sa profession de foi précédente était fausse. Il était sincère dans chaque profession de foi ; l’aveu de son changement le prouve, et démontre aussi deux choses: 1. La facilité avec laquelle on peut bâser sur l’interprétation individuelle de l’Ecriture, un nombre indéterminé de persuasions religieuses ; 2. La puissance et en même temps l'insuffisance de la sincérité personnelle pour justifier une profession quelconque de fui ct pour protéger individu contre les dangers incessants de l’erreur.

12°. Malgré le sentiment intime de l'instabilité et de l’incertitude des différentes opinions religieuses qu’il professa successivement, Wesley était extrêmement libéral à vouer à un éternel châtiment tous ceux qui différaient d'opinion avec lui sur qnelque point de croyance que ce fat. C'est ainsi qu’il vouait à la damnation: 1. Tous ceux qui sont sous le poids de plusieurs

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sortes de tentations ; 2. Tous ceux à qui Dieu, pour des fins sages, a retiré les consolations spirituelles ; 3. Tous ceux qui marchent'dans les ténèbres et qui n’ont point de lumière et méme celui qui, comme dit le prophète, se confiera dans le Seigneur et se reposera sur son Dieu. Sur ce principe, il enseignait que si quelqu’une de ces personnes mowrait dans cet état, elle irait en enfer, quand même elle haïrait le péché et pratiquerait la vertu. Jl faut Pavouer, Wesley renonça totalement par la suite à cette doctrine dévespérante et monstrueuse ; il convint même qu'elle était si anti-chrétienne qu'il dit en propres termes: ‘ Quand mon frère et tio} nous avotis enseigné cette doctrine, je m’étonne que le peuple ne nous ait pas Jepidés.” Messieurs les Méthodistes, que serait donc devenu votre VÉNÉRABLE Jean Wesley, s'il avait été lapidé, comme il avoue l’avoir mérité par son opiniâtreté à soutenir une fausse doctrine? Et cependant 1] a enseigné ces erreurs pendant bien des années, et il était, de son propre aveu, un imposteur en fait de religion! VENERABLE, assurément !

13°. Encore untrait. Dans la conférence de 1774, il dit lui-même : 4 Nous avons reçu comme maxime qu’un homme ne doit rien faire pour sa justification.” Tl ajoute: “ Rien n’est plus faux que cela.” Remarquez qu’il admet que lui et ses confrères prédicans, sous sa direction, ont reçu et enseigné comme vérité divine une doctrine qui, comme il le déclare, excelle surtout par sa fausseté !

14°. Vous, Méthodistes-Wesleyens, qui prétendez être aussi orthodoxes que l’Eglise protestante établie, pouvez-vous nier ceci, que Jean Wesley, n’ayant lui-même reçu que l’ordre de prêtre, ordonna cependant lui-même plusieurs prêtres? Qu'il alla jusqu’à commettre le facinus inuuditum, c’està-dire, que, n’étant que simple prêtre, il consacra évêque le docteur Coke!!! Cette conduite scandalisa tellement son frère Charles, qu’il s’en suivit un echisme permanent parmi les méthodistes ; et le fils de ce même Charles devint ensuite catholique.

Si l'espace me le permettait, je pourrais étendre encore plus loin le catalogue des énormités wexleyennes ; je pourrais signaler la sanglante tyrannie exercée sur les prédicateurs par une CONFÉRENCE qui s’était constituée elle-même ; mais je me bornerai à la simple indication de quelques-uns de ces faits.

Wesley,per la manière dont il institua le pouvoir souverain de la conférence,

forma une véritable oligarchie la plus despotique qui fut jamais. Les méthodistes n’ont ni choix, ni élection à faire dans l'institution de ceux qui

«ie :

composent la conférence. Ils n’ont aucun contrôle sur leur conduite. Le propriété de leurs chapelles,etc. git absolument dans cette oligarchie, et on ne trouve pas plus de liberté d’opinions parmi eux que dans le divan d’un sultan turc. Mais que me feraitce pouvoir, s’il n’était pas employé à des fins civiles? La grande masse des méthodistes a toujours formé les plus méchants politiques. Jenn Wesley, lui-même, haissait tellement la liberté du peuple, que parmi ses extravagances se trouve celle d’avoir offert au gouvernement

de lever lui-même, tout ecclésiastique qu’il fit, un régiment pour aider

George III à ,‘ réprimer la rébellion américaine.” Depuis cette époque jusqu’à nos jours, les Wesleyens se sont toujours rangés parmi les protecteurs de

toute administration bigote et oppressive. En un mot, en matière de re-

ligion ils ont été bigots, en politique esclaves, et tyrants dans leur conférence,

flateurs serviles dans la jouissance des priviléges religieux, formidables

dans leur adhésion à cettealliance coupable, enfin, dignes de tout mépris en

ce qui rattache à la diffusion de la liberté civile et religieuse.

Wesleyens,il n’y a qu’un moyen d’obtenir la sécurité.“Tl n’y a qu’une ma. nière d’entretenir l’union des esprits et le lien de la paix ;”c’est évident comme le soleil. On ne peut le trouver, ce moyen, que dans une soumission raisonnable et entière à l'autorité de l'Eglise nerpétuelle de Dieu, le pilier et le fondement de la vérité.

Je suis, avec une véritable pitié, Votre serviteur,

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