LETTRE CXXIV
A LA RÉVÉRENDE MÈRE ÉLISARËTH DE LA TRINITÉ, PRIEURE DES CARMÉLITES DE BEAUNE.
Il se recommande aux prières de sa communauté et loi parle de la dévotion à l'Enfant Jésus qui est bien accueillie au séminaire de Saint-Sulpîce (2].
[Après Noël 1647 (3).]
Qui a Jésus a tout.
Ma révérende mère,
Je vous remercie de la grâce qu'il vous a plu me
faire de me faire savoir de vos chères nouvelles, et
de celles de toute la très honorée communauté et
en particulier de notre chère sœur Marguerite et sœur
(1) Sur l'autographe coaservé à Beaune.
(2) Voir dans la Fie de M. Olier (t. Il , p. 587) quelques détails à ce sujet.
(3) M. Olier ne termina que peu de temps avant Noël son long voyage qui, à travers la Bourgogne, la Provence et le Languedoc, le conduisît jusqu'à Rodez. Ce ne fui qu'à son retour à Paris qu'il put dire : J'ai reçu douze offices... que nous avons distribués à douze de, nos intimes confrères.
de sainte Madeleine, aux prières desquelles je vous supplie de me recommander de nouveau comme ayant grand besoin de ce secours. J'attends toujours l'occasion de vous «servir et de vous témoigner combien Noire-Seigneur m'a fait vôtre.
J'ai reçu douze offices pour le divin Enfant Jésus que nous avons distribués à douze de nos intimes frères et enfants de Jésus-Christ. Nous entrerons encore en part des devoirs de la société de l'Enfance que notre très honoré frère de Renty nous a daigné communiquer. Vous me voyez par là tout dans la crèche de la maison de Beaune (1). Dieu me fasse la miséricorde d'y habiter en esprit, qui suis de toutes mes soeurs et de vous en particulier, ma révérende mère, le très humble, très indigne et inutile serviteur.
Olier, curé de Saint-Sulpice.