LETTRE CLXVIII
A M. DE ÔUEYLUS, A TOULOUSE.
n loi propose, ,en revenant, de passer an Pay pour l'établissement du séminaire. U recommande à ses prières M''' de Fénelon qui vient de mourir très saintement.
[Été de 16S0 (2).]
Qui a Jésus a tout.
Monsieur et très cher en Notre-Seigneur,
Je ne doute pas du souhait de votre retour et qu'aussitôt que vos afiîaires vous le permettront, vous ne reveniez. Je ne puis pas que je ne vous témoigne le souhaiter de même, pour le bien que nous espérons de notre réunion, afin de fortifier l'œuvre de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui s'est vue destituée si longtemps de ses plus chers sujets et plus affectionnés. Je suis bien aisé que vous passiez commodément au Puy; je ne sais pas si je pourrai me défendre d'y aller avec Monseigneur qui m'en sollicite fortement, conjointement avec MM. les chanoines qui m'y invitent par lettres.
(1) Sur l'autographe.
(2) Date approximative, mais certaine.
Monseigneur veut m'attendre jusqu'en septembre, qui sera le premier temps de liberté pour m'en aller. Nous pourrions ainsi nous y rencontrer pour Notre- Seigneur.
Nous offrirons nos chétives et indignes prières pour le succès de vos affaires, et nous recommandons à vos saints sacrifices la chère M""** de Fénelon, qui est allée à Dieu avec des sentiments et dispositions aussi chrétiennes que sa vertu l'avait fait espérer pendant sa vie (1). Je pense que l'on enverra à Toulouse la relation de cette fin, et qui pourra tomber dedans vos mains.
Monsieur le trésorier Caulet la recevra, s'il me semble, par cet ordinaire par les soins de M. Dufour. Elle a laissé une odeur admirable partout de sa piété. Je m'en vais écrire à son pauvre mari bien désolé et admirablement résigné.'
LETTRE CLXIX (2).