‹ Lettres de M. Olier, fondateur du Séminaire de saint-Sulpice [microform]Chapitre 197 sur 326 · A UN ECCLÉSIASTIQUE SU DIOCÈSE DE VIVIERS · texte numérisé non relu

A UN ECCLÉSIASTIQUE SU DIOCÈSE DE VIVIERS

Il loi propose de venir aa séminaire de Saint-Snipice, confonnément au désir de Lonis deSnze, son évêqae, dont ils étudieront ensemble les desseins. Il le prie de prendre à Vienne le neveu de ce prélat (3).

[Probablement dans les premiers mois de 1651.] Qui a Dieu a tout.

Monsieur,

Je vous supplie me pardonner si j'ai tant différé de vous écrire pour vous remercier de la bonté que m'avez' témoignée par la vôtre , acceptant les offres que j'ai pris la liberté de vous faire de venir passer quelque temps dedans le séminaire, pour y voir les exercices qui s'y font, et nous donner part en même temps à la ferveur du zèle que Notre-Seigneur^ vous donne pour le salut des âmes, afin de le pouvoir après servir en union d'esprit et de grâce, quand il lui plaira vous rappeler dedans votre moisson où Monseigneur

(2) II est probable que cette lettré était adressée à M. Jacques Sumian, curé dans le diocèse de Viviers, qui entra au séminaire de Saint-Sulpice le 23 mai. 1651 : c'est en effet le seul prêtre de ce diocèse qui, du vivant de M. Olier, ait fait partie de sa communauté.

(3) Armand-Anne Tristan de la Paume, iSls du comte de Rochefort, et neveu de Lonis de Suze, évêque de Viviers, fut d'abord évêque.de Tarbes, puis de Saint-Ouen, et enfin archevêque d'Auch, où il mourut le 4 mars 1703. Le catalogue des élèves du séminaire de Saint-Sulpice ne contient pas son nom. S'il a été élevé dans cette maison, ce n'a pu être qu'en y venant de chez M™* la comtesse de Rochefort, sa mère, qui demeurait, vers ce temps, sur la paroisse de Saint-Sulpice. La chose ne serait pas sans exemple, comme on le dira plus loin en parlant de M. Jean de Sève.

témoigne vouloir vous employer, etcultiver encore avec soin le reste des sujets de son diocèse, pour aider son cher troupeau qui mérite si fort d'être assisté dans sa désolation présente. Nous vous entretiendrons à loisir des bons desseins de Monseigneur quand vous serez ici, et nous étudierons ensemble tous les moyens que nous aurons de le' servir. '

J'espère que vous aurez bien la bonté de vouloir accompagner ici M. de Rochefort, son neveu, qu'il destine à l'Église et qu'il désire, si la commodité le permet, de le faire élever au séminiaîre, pour lui donner à, bonne heure les premières semences de l'esprit ecclésiastique. W^^ de Rochefortj la' mère du petit, m'a fait arrêter de vous écrire pour attendre réponse du- pays, afin de prendre ses mesures pour le faire venir au premier ordinaire. Elle vous écrira pour eela afin de le prendre à Vienne où il étudie et le conduire avec vous.

LETTRE GLXXXII (1).

A M. PLANAT, A PAMIEBS (2).

Après l'avoir assuré que son affection pour lui n'a subi aucone altération, il répond a quelques questions que cet ecclésiastique lui avait faites.

[Au plus tard dans les premiers mois de 1651 (3). Qui a Dieu a tout.

Monsieur et très cher en Notre-Seigneur, Ne croyez pas que pour être longtemps sans vous

(1) Sur l'autographe.

(2) M. Olier fait allusion aux premiers rapports qu'il eut avec M. Planât en Auvergne (voir lettres III et XVII).

(3) On verra un peu plus loin que M. Planât était à Blesle, au mois de

parler et vous écrire je sois moins à vous en Notre- Seigneur Jésus-Clirist. Il me semble que les choses qiïi sont établies en la foi et en la charité n'ont que faire des choses extérieures pour être maintenues. Je vous prie de vous tenir pour assuré que l'établissement de charité que Notre-Seigneur a fait en lui ne sera point interrompu par quoi que ce puisse être. Et à ce sujet,' Monsieur, ayant été longtemps hors d'auprès voiis, vous savez bien que je vous demandai, à la première vue, si vous ne vouliez pas être de la petite société que Notre-Seigneur liait à Saint-Sulpice pour sa gloire, que j'avais toujours cru devoir être composée par vous, ayant remarqué des inclinations toujours conformes en vous à l'esprit que Notre-Seigneur semblait donner à la maison. C'est la réponse au premier point des trois que vous me demandez.

Pour le second, je suis tout prêt de vous rendre tous les services que vous désirez de votre pauvre serviteur, qui ne désire que de vous contenter en ce qu'il vous plaira lui ordonner.

Pour le troisième, qui est de votre retour en Auvergne ou à Paris, je m'y vois empêché; car je ne vois pas bien l'état de votre santé et ne sais pas à quoi vous désirez vous employer. Je pense pour cela que vous auriez besoin que je fusse sur les lieux, ou que M^' de Pamiers vous parlât en mon nom.

juillet 1651, et qu'il se disposait à aller à Viviers. Gela donue lieu de penser qu'il quitta Pamiers vers la fia de 1650, ou dans les premiers mois de 1651 , et que la lettre de M. Olier, qui précéda probablement ce départ de peu de temps, est de la même époque.

LETTRES DE M. OLffiR. 545

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