‹ Lettres de madame de Maintenon (volume 4)Chapitre 1 sur 243 · Tome IJS · texte numérisé non relu

Tome IJS

2 Lettres dl Mad.

fe refroidira. Je viens d'écrire à M. de Mear.x. Je ne l'aven s pu ces jours paires, m'étant trouvée alTez incommodée d'un rhume. Je me preife de tout finir & d'engager notre ami à déclarer ce qu'il penfe de la doctrine de cette femme. Je lui repréfente qu'après cela il aura tout le tems d'examiner les écrits qu'il a , & d*y répondre comme il jugera à propos. Ma raifon de le preffèr , Monfieur , eft que je crois que l'affaire qui vous fut confultée la veille de votre départ réufiBra au premier jour, & qu'il me iemble que vous devriez avoir décidé avant ce changement de condition*. Mandez-inoi, Monfieur, fi vous m'entendez : je craindrois de me trop expliquer. J'ai vu un moment M. le D. de Noaiiles :

conferver la mémoire à la poftérité. Il avoit chargé un homme de confiance de mettre en ordre les pièces originales & de les publier en temî & lieu. Je tiens celles-ci d'un ami de cet hemme , & je crois ne pas mal choilir le tems & le lieu pour les mettre au jour.

J'ai marqué d'une * les lettres où j'ai rétabli la datre êe Tannée. Il y en aura fans doute quelques uues de mal placées.

Cette première lettre eft furement de cette année ; car il eft confiant, que Me. Guion ne fe retira, que le 13 janvier de la iuivante , au couvent de la vifitation de Meaux. M. de Noaiiles étoîc alors évêque de Châlons fur Marne.

* Il eft vraifemblable que ces mots changement àt condition fe raportent à (norre ami) l'abbé de Fenelon, & qu'on penfoit dès-lors à lui donner le fiege de Cambrai, Mais je ne fài fi ce fiege ctoit alors vacant.

de Maintenu n. $

je fuis aufïî contente de fon cœur pour moi que je le fuis peu de fa fanté : la mienne eft encore trop mauvaife pour vous en dire davantage , ayant à écrire quatre lettres pour Me. G . . .'. auriez - vous cru que ce fut par moi qu'elle dut fe tirer d'affaire ? mais je crois être en fureté, quand je penfe qui j'ai confulté.

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