LETTRE CXXXII
Î&99» 17 décembre:
(Ui , Monfeigneur , j'accepte & avec une grande joye le rendez-vous de mercredi. Et nous aurons la confolation .de recevoir notre Seigneur de votre main, te font là les fêtes & les plaifirs des chrétiens.
Je crois avoir oui dire au roi , que la profefïion de foi fe fait devant le card. de B. & l'information de vie & moeurs devant vous. Il ajouta même qu'il falloit vous donner l'ordre , afin que vous £fliçz-
tout. M. i'archev. de Rheims lui dit hier , que M. d'Arras avoit fait une ordonnance qui défend la comédie dans fon diocèfe , fous peine d'excuiiiun!carion. Le roi en étoit un peu fâché. Mais il vient de me lire cette ordonnance qui n'eft que pouC le tems de l'Avent , & avec d'autres circonftances qui juftifient le prélat. Je vous écris avec une précipitation dont vous Vous apercevrez. Mes contraintes augmentent tous les jours. T ut eft perdu , fi Vous ne me laiffèz la liberté de mentir.