‹ Lettres de madame de Maintenon (volume 4)Chapitre 158 sur 243 · LETTRE CLXXIV · texte numérisé non relu

LETTRE CLXXIV

25 novembre.

M. Le M. de Noailles m'avoit envoie votre mandement. Je fuis ravie , Monfeigneur , d'avoir tout ce qui vient de vous. J'y prends trop d'intérêt, pour ne devoir pas en être informée avant le public. Je montrerai au ioi la lettre des ec cléfiaftiques de Bourdeaux. Je lui ai lu

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celle de M. d'Autun. Il aprouve fort fon zèle pour la réfUence , & fera dire de furfeoir l'affaire d- M. de Cireaux.

Je crains que M. le doyen ne fa«ïè une mauvaife affaire , en fe chargeant de mon frère, aux conditions qu'il y veut mettre. Il prérend ne payer que la moitié du louage de la maifon , y avoir autant de domeitiques ck de chevaux qu'il en a chez lui , avoir un fuiifè à la porte , fe retirer à onze heures ou minuit, mjQger chez lui avec qui il lui plaira &c. Tout cela ne me peroit guère convenable à une retraite. Et je ne répondrois pas qu'il ne vit des femmes , & n'attirât un grand ridici le fur cette communauté. Je lui ai fait propofer de prendre foin de fes affaires. Il le refufe : ce qui ne me paroit pas de fort bon augure. Enfin , Monfeigneur , je ne vois rien là qu'une légèreté qui, félon la prudence humaine, fera fui vie de légèretés encore plus grandes. Si après toutes ces réflexions vous cro'iez q.i'il faille h^zarder , je foumettrai volontiers ma défiance à votre décifion. Je vous fupplie de communiquer cette lettre à M. le curé de S. Sulpice.

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