‹ Lettres de madame de Maintenon (volume 4)Chapitre 229 sur 243 · LETTRE CCLVII · texte numérisé non relu

LETTRE CCLVII

DE M. LE C. DE NOAILLESi

ce 16 ottobre,

PO u v o 1 s - je croire, Me. , que le plus , - "* ou le moins des confetfeurs jéfuites à Paris , donnât tant de peine à S. M. ? car il ne s'agir que de cela. J* vous fupplie , Me. , d*>* faire attention. S'ils étoient tous fans pouvoirs , je comprends bien qu'elle en auroit été bleffee : mais je ne penfois pas qu'un peu plus , ou un peu moins la put toucher au point où je vois avec douleur qu'elle l'eft. Je conviens que les jéfuites ne font pas devenus incapables par ignorance , ni par mauvaifes mœurs : mais par relâchement de morale, par indépendance & par le fchifme qu'ils ont voulu introduire dans mon diocèfe & dans l'épifcopat. Tant que le roi a eu de la bonté pour moi , ils fe font contenus dans leur devoir : mais depuis que j'ai eu le malheur de perdre les bonnes grâces du roi, ils n'ont gardé ni retenue , ni bienféance. Ne pouvant donc plus les retenir par fon autorité, il faut bien que je le faite par la mienne.

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