‹ Lettres de madame de Maintenon (volume 4)Chapitre 231 sur 243 · LETTRE CCLX · texte numérisé non relu

LETTRE CCLX

DE M. LE C. DE NOAILLES

Paris , le 16 août,

JE fuis très mortifié , Madame , d'avoir encore à vous rompre la tête de mes affaires : mais voici une nouvelle occafion qui m'y contraint. La lettre ci-jointe pour le roi , que je prends la liberté de vous adrelTèr , & que je vous fupplie de vouloir bien rendre à S. M., vous apprendra de quoi il s'agit.

Je fuis fur, connoilTant comme je fais la bonté & la droiture de votre cœur , Madame , que vous ferez indignée qu'après que le roi a renvoie l'affaire des évêques à Rome, qu'elle compte qu'on n'en parlera plus qu'en ce péïs-ià, & qu'elle impofe pour cela filence à ces prélats & à tous les évêques de France. M. de Gcip s'avife de faire courir un nouvel ouvrage , cù j - fuis traité plus outrageufement & avec plus de dureté que dans

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la lettre de Mrs. les évêques de Luçon

6 de la Rochelle au roi : ce qui ne me paroiiïbit pas pofîlble. Il 'n'eit pas jufte que je fois fournis & fidèle au fîlence que le roi nous a ordonné, & que ces Mrs. le violent impunément : je demande donc juftice à S. M, , ou permilTicn de me la faire moi-même. J'aimerois beaucoup mieux la paix : mais on ne la veut point : & j'aurai beau la délirer : tant que Ton gagnera à la troubler , on ^éloignera toujours. Je prie Notre Seigneur , qui la donnoit à fes difciples , de nous l'accorder, Enfin je ne ceiferai jamais de lui demander pour vous , Madame , fes plus précieufes. faveurs & fes plus abondantes grâces, parce que je ne ceflferai jamais d'être avec l'attachement le pius rcfpeftueiix & le plus confiant , &c«

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