LETTRE LXVII
à Jlîeudon , ce 14 jjn\'ur.
'Ai conté au roi l'affaire que vous avez avec Me. de Bouillon. M. le dauphin
étoit préfent : il la fçavoit à peu près comme moi. Le roi répondit, en addreflant la parole à fon fils : » M. l'archevêque » fera plaifir en tout ce qu'il pourra : mais » il s'en tiendra aux règles» : je vous avoue que cette réponfe m5a fait plaifir r il me femble qu'elle marque de l'eftime pour la règle & de l'amitié pour l'obfervateur.
Ne jugeriez-vous point à propos , Monfeigneur, de faire, à votre loifir, une lifte des bons évêques * ? Vous me l'enverriez 9 afin que dans les occafions qui fe préfentent tous les jours , je foutknTe plus ou moins leurs intérêts , & qu'on leur renvoyât les affaires dont ils doivent fe mêler , ôc auxquelles ils font propres. On m'adrefïê toujours la parole , quand il eft queftion d'eux. N4ieux inftruite , je ferois plus hardie. Je copierai cette lifte, afin qu'en aucun cas on ne la voye écrite de votre main.
* Hébert, curé de Verfailles , en avoit déjà dreffé une des bons eccléliaftiques , qu'il avoit remife au duc c^e Beauvilliers , chargé par le roi de lui faire connoirre les bons fujets. Tant que cette lifte en fournit , & que M. de Beauvilliers ne fut point foupçonné de quiétifme , le P. de la Chaife ne fut point le maitre de la feuille : & ce tems-là fut le règne des fulpiciens,
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