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je vais donc vous l'apprendre : vous sortirez avanl onze heures, vous ferez des visites dans le faubourg Saint- Honoré,et puis vous irez dîner chez madame de Boufllers. En revenant du Marais, vous vous ferez écrire chez madame de V...; et puis, à sept heures, vous viendrez à la Comédie-Française voir Henri IV, qui n'est que la seconde pièce; vous demanderez la loge de M. le duc d'Aumont, sur l'orchestre du côté de la reine ; vous direz à votre laquais d'être à huit heures et un quart à la grande porte de la cour des Princes, et nous sortirons tous par là, sans attendre une minute ; après cela, vous irez souper avec madame de***. Voilà toute votre journée arrangée à merveille, n'y changez rien. Et puis demain dimanche, vous travaillerez toute la matinée sans sortir ; vous irez dîner chez madame de***; vous rentrerez à cinq heures pour travailler encore, et à huit heures vous viendrez chez moi. Appliquez-vous, et écoutez-moi. Lundi, dîner chez madame
de V , et souper chez madame de***. Mardi, dîner au
contrôle général, et souper avec madame de***. Mercredi, dîner chez madame GeoffriiK et souper chez madame
de*'*. Jeudi, dîner chez le comte deC , et souper avec
madame de***. Vendredi, dîner chez madame de Chatillon, et souper chez madame de***; Samedi, dîner chez madame de***, aller à Versailles après dîner, et revenir dimanche au soir passer la soirée avec moi. Mon ami, vous serez le plus aimable du monde, si vous faites tout ce qui vous est prescrit. Je vous défie de vous faire une meilleure part pour votre plaisir; je l'ai mis, comme de raison, en première ligne. Mon ami, vous m'avez dit que vous aviez voulu me faire souffrir; cela est impossible : vous êtes bon, vous êtes sensible, et vous savez quoi? que je donnerais ma vie, que je ferais bien plus, que je me dévouerais
à la douleur, pour vous délivrer d'une peine d'un quartd'heure? Et vous avez voulu me faire souffrir! Oh! cela n'est pas vrai.
Je vous ai induit en erreur ; IL et madame de la Borde sont à Paris; vous irez ce matin, n'est-ce pas?