NO! 2 I
: que courir illeurs, que
Lebrun. Et voila pourvu01 J- ■' ■ sa suite racontent que M" , libert se sont connus ci
* Grillon vous a rothée, comte et plus tard duc de Grillon (25 ans), était colonel 011 B re un
vo>- ; le recoin
au roi de Prusse par une lettre du 21 se rut député
de la noblesse du Beauvoisis aux Etats-Généraux,
s lui dans la vie privée après le 10 août. Il mourut pui en 1820.
p--7- Je ! . -même,
Par. - à Mlle de L. qu'il
avait mai;. g-froid dan.- avec
Frédéric, ajoutait : . : ie nuage magique l'environ-
noit à mes yeux ois, ce qu'on appelle l'auréole au-
tour de messieurs les sai ;ts et la gloire 'autour d nom e
P. 2 S. La comtesse Je Boufflers... Mme de Boufflers-Rouvrel, née de Campers-Saujon, maîtresse du prince de C aux gens de lettres les honneurs des salons du prince an. pie. C'est elle que Mme du Dt
A l'époque oj elie est ici nommée pour la première fois, : e <;tait - ans. « La jeune de Boufflers », c'est sa bcile-
fille Amélie, devenue depuis 176 . znn, mais
qui. ayant tort peu vécu avec son mari, restait pour la société du 1 emple la jeune de Boufflers.
P. 29. Ce que le comte (TArgenson dit.... Ce mot se retrouve, avec une variante insignifiante, dans Senac de Meilhan. V. éd Lescur .
P. 36. Le bar .... pms iom, lettre 117. on lit « le
baron de Coke. 1 Sous ces deux formes, il s'agit à coup sûr du gênerai baron F. A. de Koch, ami de Grimm, qui a publié en . sous le titre d'Œuvres de Jamerai Dupai, un recueil de lettres intimes de ce numisne . ement au
service de l'im oratrice de Russie.
P.43. Le chevalier de Chatelux.... L'ardent preneur de l'inoculation, François-Jean, ch. tard marquis de Chatelux ou de Chastellux, . dont l'esprit, dit Marmontel. ne s'éclaircissait jamais assez, mais qui en avait be était alors âge de 4.2 ans. Il avait publié l'annét , son livre : De la Félicité publique, qui fut son principal titre académique^ que Voltaire eut la bonté de mettre en balance avec l'Esprit les
fois. On lui reprochait un 'penchant funeste pour ie calembour.
P. 46. Un éloge de Colbert.... Cet éloge, qui fut couronné, était de Xecker. Il ne se fit pas connaître tout d'abord, et son travail fut publié par l'Académie sans nom d'auteur.
P. 47. Le livre si attendu de M. Helvétius.... C'est son traité posthume : De l'Homme, de ses facultés intellectuelles et de son éducation, qui fat loin de retrouver le succès du livre de l'Esprit.
P. 47. Une tragédie de M. Dorât, et puis encore une comédie de M. Dorât.... Régulus, tragédie en trois actes, et la Feinte par amour, comédie en trois actes, représentées le même soir à la Comédie-Française (3i juillet 1773).
P. 5i. Elle en paria à l'ambassadeur de Naples.... Dominique, marquis de Caraccioli (58 ans), « l'un des esprits les plus complets que l'on connoisse » au dire de d'Alembert, était ambassadeur à Paris depuis 1770. Admirateur et ami des encyclopédistes, il se signala plus tard dans le royaume de Naples par son zèle réformateur.
P. 52. Madame de Luxembourg.... Marguerite-Angélique de Neufville-Villeroy, veuve en premières noces de Joseph-Marie, duc de Boufflers, et en deuxièmes de Chrétien-Louis de Montmorency-Luxembourg, maréchal de France, s'était fait, surtout sous le nom de son premier mari, une réputation d'excessive galanterie. V.. sur elle et sur la comtesse de Boufflers, les livres X et XI des Confessions de Rousseau. — Madame de Beauvau.... Née Rohan-Chabot. veuve en premières noces du comte de Clermont d'Amboise, femme de Charles-Just, prince de Beauvau. académicien et plus tard maréchal de France. M"« Standish a publié en 1872, chez Techener, ces Souvenirs de la maréchale de Beauvau. suivis de Mémoires sur le maréchal écrits par Saint -Lambert et revus par Suard, le tout d'un intérêt assez restreint.
P. 55. D'écrire au Roi de Pologne.... Nous ignorons si Mme Geoiïdn écrivit la lettre sollicitée. Mais nous lisons, dans sa correspondance avec Poniatowski récemment publiée, sous la date du 7 novembre 1773 : 1 M. Gibert n'est point dans l'affaire du sieur Dumouriez, il est à Paris. Sa santé seule l'a privé du plaisir et de l'honneur d'aller vous faire sa cour ». N'est-ce pas « M. de Guibert » qu'il faut lire?
P. 2. En causant du jugement de M. de Morangiès. ... Le comte de Morangiès, accusé d'abus de confiance au détriment des héritiers Véron, venait d'être acquitté le 3 septembre. Ce procès, qui eut une suite, avait déjà duré près de deux ans avec des péripéties diverses et donné lieu à un déluge de mémoires. Attaqué par les avocats Falconnet, Vermeil et La Croix, M. de
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Morangies était défendu : il eut, par surcroît, l'heu-
! chance d'intéresser Voli ,:3c.
P. b^ Les comédies de la Chevrette.... Ce château, situé Dghien et illustré par .Mmt d'Epinay. appartenait alors à M. Savalette de M ignanville, garde du trésor royal. Le lions du théâtre oJ Jean-Jacques- avait donné l'Engagement téméraire étaient maintenues par le nouveau propriétaire. Il n*y paraissait que des piê Interprétées par des
personnes de la société de M. Savalette. Le chevalier de Chastellux prenait une part assidue à ces représentations, comme auteur et comme acteur.
P. 74. Lettre xxviii. Cette lettre est écrite après, et. selon toute apparence, un certain temps après que MUe de L. a appris la mort de Mora. arrivée le 27 mai. à Bordeaux: elle n'est donc pas à sa vraie place.
La duchesse d'Enville.... ou d'Anville. (Les deux orthographes alternent dans ces lettres, comme dans la plupart
- noires du temps et même dans les répertoires -J::ei'.ogiques.) Màrie-Louise-Xica'e. l'aînée des filles d'Alexancre. dernier duc de La Rochefoucauld de la branche aînée, avait épousé en i7?2 son cousin J.-B. -Louis-Frédéric de la Rochefoucauld- Roye, marquis de Roucy, qui fut fait duc d'Anville a l'occasion de ce mariage et qui, devenu lieutenant-général des armées navales, périt en 1740 en vue de l'Acadie, à la tête d'une expédition malheureuse. La duchesse d'Anville, en correspondance avec Voltaire, très-liée avec Turgot, se distingua parmi les protec-
ies plus agissantes de la « secte économique ». P. 80. Lettre xxxii. On voit par la lecture de cette lettre et de la suivante qu'elles ont été écrites le lendemain de la mort de Louis XV, ce qui les date du 11 mai. La seconde pourtant a du n'être terminée et envoyée que !e 12. car on y lit : • demain vendredi ». et le 1 1 était un mercredi. A cette date, l'abbé Morellet place i'anecdote que voici : « Vers les six heures, je m'acheminai pour aller à Auteuil chez M^e Helvétius. et je trouvai deux carrossées des nôtres, revenant fort vite à la ville, et s'arrêtant pour me dire : C'est fini. Mais je me souviens surtout que .\U'e de Lespinasse. qui était avec eux. me dit à la portière : Mon cher abbï. nais allons avoir pis. En rapportant cette Is pas en faire honneur à sa sagacité. Eile était fort disposée à voir les choses en noir...
P. si-'. M. de Vaines a passé la soirée.... Jean Devaines on
es (41 ans) avait été directeur des domaines a Limoge-.
où il s'était lié avec Turgot : il avait collaboré à l'Encyclopédie.
Il mourut en iSo3 conseiller d'Etat et membre de l'Institut.
Mme je Vaines, sa femme, amie intime de Suard. donnait à
dîner le lundi et le mardi, et réunissait à sa table un grand nombre de gens de lettres.
P. 84. Che\ Gluck.... Guibert avait fait la connaissance de Gluck a Vienne. Le 4 juillet 1773, il avait passé la matinée chez le grand compositeur et entendu au clavecin des morceaux dTphigènie. « Il m'échauffort, dit-il, dans ses notes de voyage, moi barbare, moi dont on n'a presque jamais pris l'âme par les oreilles. »
P. 85. le visage de madame de Forcalquier.. . La comtesse douairière de Forcalquier, née Carbonnel de Canisy, veuve en premières noces d'Antoine-François de Pardaillan, marquis d'Antin, et en deuxièmes noces de Louis-Basile de Brancas-Céreste. comte de Forcalquier, était dame d'honneur de la comtesse d'Artois. Amie du duc d'Aiguillon, elle quitta la cour en même temps que lui. Mme du Deffand l'appelait la Bellissima.
P. 85. La noblesse de madame de Brionne.... Louise-Julie- Constance de Rohan-Rochefort, veuve de L.-C. de Lorraine, comte de Brionne. mère du prince de Lambesc, dame du comté de Limours. tenait un très-haut rang à la cour. Elle fréquentait chez Mme Geoffrin.
P. 88. Le plan de votre pièce.... La tragédie des Gracques. P. 92. Ris, village voisin de Corbeil. En 1789, le château et la seigneurie de Ris appartenaient à Anisson-Duperron. directeur de l'Imprimerie royale. Il y a. du reste, plusieurs autres châteaux dans le pays.
P. 99. Je 71 ai pas pu savoir où vous allie^.... « C'était sans doute dans la crainte de l'affliger; il allait dans la terre du père de la jeune personne qu'il était question de lui faire épouser. » (Note de l'édition de 181 1, ajoutée sans doute par Mme de Guibert.)
P. 99. Madame d'Arcambal... Femme d'Antoine-Joseph des Lacs, marquis d'Arcamba! , colonel-propriétaire de la Légion corse, dont Guibert était colonel-commandant. Mme d'Arcambal, Ducrest de Chigi, en son nom. était une cousine de Mme deGenlis. Elle avait été mariée précédemment à un écrivain amateur, le vieux Gauthier de Montdorge. (V. Mém. sec, 29 oct. 1768.) P. io5. ChCy l archevêque de Toulouse.... Loménie de Brienne. Il demeurait rue Saint-Dominique, tout à côté du couvent de Saint-Joseph.
P. 107. Ce mauvais synonyme... Mllede L. tenait de d'Alembert le goût de ce passe-temps littéraire; « elle avait fait, dit Guibert, plusieurs définitions de synonymes que l'abbé Girard et les meilleurs esprits de l'Académie n'auroient pas désavouées.» Guibert, à son tour, s'exerça dans ce genre. P. 114 Chanteloup, château du duc de Choiseul, près
d'Amboise. Rochambeaufh la famille de ce nom, près de Vendôme. 1'. n5. M. Dangevillers d les bâtiments... Ce nom, qu'on retrouvera plusieurs fois écrit de la même manière, désigne Charles-Claude La Billarderie, comte d'Angiviller, précédemment menin du dauphin (Louis XVI), devenu, comme on voit, directeur et ordonnateur généra] des bâtiments. Il s'installa au pavillon de Flore avec sa maîtresse, la pétulante M"" de .Marchais, qu'il épousa plus tard : il faisait avec elle u;i contraste parfait par sa beauté régulière et sa nature flegmatique. D'Alembert l'appelait l'ange Gabriel et, pour relever le compliment, y joignait ( .ation : « qu'il était comme les anges, chargé
des prières de la terre au ciel, et des ordres bienfaisants du ciel pour la terre. » (D.-J. Garât. Mémoires sur Suard. Malheureusement, d'Angiviller ne mettait pas dans son admininistration autant d'ordre que de bonne grâce. Sa gestion fut vivement attaq îée par Ch. de Lameth devant la Constituante, qui ordonna ia saisie de ses biens. Il émigra, et mourut en 18 10 dans un couvent d'Altona.
P. 116. L'auteur es. un M. Turpin.... Ancien professeur en l'Université de Caen, sa ville natale, historiographe de la marine, continuateur des Vies des hommes illustres, écrivain fécond, « mais qui, malheureusement pour lui et pour le public qu'il privoit par cette raison d'une infinité de productions, n'avoit pas autant de conduite que d'esprit. » Il composait des sermons à huit louis la demi-douzaine, prendre ou laisser. « J'avois établi, dit-il lui-même, une manufacture d'esprit, dont je faisois de fréquens envois par la Poste et les Coches (Hardy, Mes Loisirs, ou Journal d'Evénemens, etc.. Bibl. nat. mss. fr. 6680 et s., 3i déc. 1773).
P. 118. D'entendre un écrit... Peut-être faudrait-il lire : « un récit ■> .
P. 120. M. Turgot a déjà renvoyé un fripon... Brochet de Saint-Prest, maître des requêtes depuis 1762, devenu en 1771 intendant du commerce, puis secrétaire de la « Commission pour les bieds » par la protection peu scrupuleuse de l'abbé Terrai, avait eu part à toutes les pilleries de ce ministre. Il se bâtissait, rue des Saints-Pères, un somptueux hôtel que le peuple appelait l'hôtel de la farine.
P. 122. M. de Vaines est nommé à la place de M. Leclerc... Il s'agit de la place de premier commis des finances. P. 123. Villers-Cotterets, résidence d'été du duc d'Orléans. P. 123. J'ai entendu chanter Millico... Joseph Miliico, chanteur soprano, né dans la Pouille, en 1739, fut appelé à Vienne par Gluck, qui l'avait entendu en Italie, et donna des représentations au Théâtre de la Cour. En 1774, il se rendait à Londres.
2î8 NOTES.
Il ne se produisit pas en public à Paris. M^ de L. l'avait sans doute entendu aux matinées musicales de l'abbé Morellet ; il y chanta le rôle d'Orphée, et fit pleurer toule l'assistance. Millico est connu aussi comme compositeur; il a laissé trois opéras.
P. i33. On disait qu'on donnait l'archevêché de Cambrai... Tous ces pojets restèrent lettre-morte et le cardinal de Bernis garda l'ambassade de Rome jusqu'en 1791.
P. iSç. Vous save^ que M. de Muy se marie .. Louis-Nicolas-Victor de Félix, comte du Muy (63 ans), ministre de la guerre depuis le 5 juin de cette année 1774, épousa, par contrat signé le 29 septembre, dame Marie-Antoinette-Charlotte de Blanckart, chanoinesse du chapitre de Neuss, âgée de 42 ans.
P. 154. La mort et les enfers... Vers de Voltaire, Zulime, acte II, se. V. On a déjà rencontré cette citation, page 115 mais cette fois, MUe de L. la renforce et écrit : « avec transport » , au lieu de « avec plaisir » , qui est dans le texte. »
P. i55. L'archevêque d'Aix... Boisgelin de Cucé (42 ans), était archevêque d'Aix depuis 1770. Il entra en 1776 à l'Académie française, fut eu 1789 député du clergé aux Etats généraux, puis émigra. Il est mort, en [804, archevêque de Tours et cardinal. Voici, in extenso, l'article nécrologique que lui consacra le royaliste Peltier dans son Ambigu : * S il fût mort dix ans plus tôt, il n'eût laissé que la réputation d'un sot et ennuyeux intrigant. »
P. i55. Comme Couci... Bans Adélaïde du Guesclin, acte II, se. VII.
P. 157. Ah! tout agite... Si mon ami m'afflige... Citations du Connétable de Bourbon, acte I", se. II.
P. i58. Ciel! je reste... Id. acte V, se. VI.
P. i58. Che\ milord Shelburne... William Petty, comte de Shelburne et plus tard i«r marquis de Landsdowne, avait servi sous Brunswick dans la guerre de Sept ans et fait partie du cabinet Chatham, tombé en 1768. Galiani écrivait de lui en 1771 : « C'est un aimable Anglais, chose fort rare; il a été secrétaire d'Etat à Londres , chose fort commune. » Cet homme d'Etat se signala à la Chambre des Lords par la courageuse expression de ses sympathies pour l'indépendance américaine, et plus tard pour la Révolution française. Sa vie, écrite par son arrière-petit-fils lord Edmond Fitzmaurice, est en cours de publication à Londres, chez Macmillan (1875).
P. 160. Je lis Livourne... Comme beaucoup de beaux esprits de son temps, Mlle de L. savait assez mal la géographie de la France. Il n'était pas malaisé de deviner Libourne. Il semble que Guibert n'ait fait connaissance avec cette garnison que le 1 1 juin de l'année suivante, après son mariage.
P. 161. Ch.'; Duplessis... Joseph-Siffrein D ilorsâgé
de 40 ans, était dans tout l'éclat de sei succès et venait d'entrer à l'Académie Je peinture.
P. t65. le duc de la Rochefoucauld... C'était le fils de la duchesse d'Anville ; il avait alors 3i ans. Dès l'âge de 17 ans, sa mère l'avait présenté à Voltaire, sur qui il avait fait la meilleure impression, malgré sa chétive apparence. M1"1-' du Deffand écrivait de lui le 26 avril 1772 : « Il est le plus assidu courtisan de M'-1* de Lespinasse. Je ne sais pas si c'est cette liaison qui a nui à ma connaissance avec lui et avec madame d'Enville, mais je les vois plus rarement qu'autrefois. »
Il fut plus tard membre de l'Académie des sciences et député de la noblesse de Paris aux Etats Généraux. Il périt à Gisors dans le contre-coup des massacres de septembre.
P. 166. L'ambassadeur de Suède... Gustave-Philippe, comte de Creutz (48 ans), était ambassadeur à Paris depuis deux ans. C'était un poëte suédois distingué, un botaniste passionné et un grand amateur de musique.
P. i65. Un mauvais livre sur le théâtre... C'est le livre de Séb. Mercier : Du Théâtre, ou Nouvel essai sur l'art dramatique, in-8. Amsterdam. 177J, très-curieux manifeste eu faveur du drame populaire en prose.
P. 166. Le Vieux Garçon... Cet opéra-comique ne figure pas dans les œuvres imprimées de Marmontel : nous ne croyons pas qu'il ait été non plus représenté, du moins sur un théâtre public.
P. 167. // ne nous faut que la mort d'u^des quarante... C'est en remplacement de Chateaubrun que Chastellux fut élu académicien, le 29 mars 1775.
P. 167. M. d'Alembert a été voir Arlequin... D'Alembert suivait assidûment à la Comédie Italienne les représentations de Carlin, l'Arlequin d'alors; il fit même sa connaissance, si bien qu'un jour Arlequin, ayant perdu ses économies dans la banqueroute du receveur des tailles Roland, alla conter ses peines à son ami le philosophe. Pour les adoucir. d'Alembert se chargea delà fille de Carlin, laquelle était aveugle. [Mém. sec., 12 nov. 1779.)
P. 16 S. Il a écrit de son seul mouvement... C'est là une manière de parler; car on a vu, p. 142-3. que cette lettre avait été formellement sollicitée par M. de Fuentes.
P. 171. La duchesse de Chaiillon... Adrienne-Amélie-Félicité de la Baume le Blanc, fille du duc de La Vallière, née en 1740, veuve avec deux filles de Louis-Gaucher, duc de Chatillon, grand-fauconnier de France.
P. i83. Je suis comme Lucas... Dans le Galant jardinier,
comédie de Dancourt, représentée en 1704, et longtemps maintenue au répertoire.
P. 184.. Mesdames deGrammont.de Ronce, d'AmblimoJit, et la comtesse de Choiseul... De ces personnes, la première était la sœur du duc de Choiseul, la troisième l'une de ses maîtresses les plus affichées, ladernière. peut-être sa belle-sœur. La comtesse d'Amblimont était parente et confidente de Mme de Pompadour, qui l'appelait mon torchon. Sur la duchesse de Gramont, lire Senac de Meilhan. qui fait son éloge, et le baron de Gleichen, qui donne la note opposée. La marquise de Ronce, née Amelot, avait été dame de la princesse de Condé et maîtresse du prince : elle recevait le samedi.
P. 184. M. Grimm est de retour... Grimm était allé à Saint- Pétersbourg à peu près en même temps que Diderot, à l'occasion du mariage du grand-duc Paul, depuis Paul I"; mais il était revenu par Varsovie et Vienne, pendant que Diderot passait par La H
P. ivj. Dss -moments qui me firent transporter la scène à Bordeaux... C'est le désespoir d'Amenaïde apprenant la mort de Tancrède :
Donnez-moi mon arrêt; il me défend de vivre.
Et plus loin :
... Je l'entends, il m'appelle ; Il se rejoint à moi dans la nuit éternelle.
P. 1:7. Il y aura un opéra nouveau... A\olan ou le Serment indiscret, qui ne fut donné que le 22 novembre, et que des plaidants appelèrent désolant.
P. 1-7. La feuille de Linguet... Le premier cahier du Journal de politique et de littérature.
P. 187. ht baron dt Coke et celui de Gleichen... Nous avons dit que le premier nom devait être la de Koch. Ch.- Henri, baron de Gleichen (4.2 ans), ami dévoué de la duchesse de Choiseul, passa une partie de son existence à Paris, où il avait représenté le margrave de Bayreuth. beau-frère de Frédéric de Prusse {1738-59) et le roi de Danemark (1763-70). Il mourut à Ratisbonne, en 1807, laissant, outre divers ouvrages de métaphysique, de curieux Souvenirs, qui ont été imprimés en 184.7 a Leipzig, et dont AI. Gnmblot a donné une traduction chez Techener en 1868. — Les noms de Koch et de Gleichen se trouvent plusieurs fois rapprochés dans la correspondance de Galiani et de M^e d'Epinay.
P. 194. L'éloge qui m'avait fait beaucoup de plaisir... Le
concurrent malheureux de Charafort était La Harpe; c'est le travail Je celui-ci qui avait été Iou^j au début de la lettre LI.
P. io/>. D'un homme qui n'a que 34 ans... Lord Shelburne était né en 1737. MU< de L. le rajeunit donc de trois ans.
P. 197. Qui se mettent sur la tête tout ce qu'elles avaient dedans... Allusion à la mode extravagante des p nfs au senti- • ii avait pris naissance dans les derniers jouis du règne de Louis XV. Le pouf au sentiment était une coiffure échafaudée, dans laquelle entrait la représentation sensible des goûts dominants de la dame; on se mettait dans les cheveux ses enfants, ses chiens, ses chats, ses amants; il n'était pas défendu d'y mettre son mari, mais ce n'était pas d'un genre très-relevé; un rossignol symbolisait le goût de la musique; un cerf, celui de la chasse à courre, etc. Comme ces figurines ne devaient pas dépasser le nombre de quatre ou cinq, il en résultait de l'embarras pour les personnes qui avaient le sentiment facile; elles y suppléaient en entremêlant à l'édifice de leur chevelure des mèches empruntées à tous leurs amis et connaissances.
P. 200. Un éloge de la raison... PamphLt allégorique de Voltaire.
P. 20 r. Oh! la détestable pièce!... La Partie de chasse de Henri IV, de Collé, qui, après avoir paru sur un grand nombre de théâtres particuliers, venait d'obtenir un grand succès à la Comédie-Française.
P. 202-3. La lettre de l'abbé de B***. Sans doute Nicolas Thyrel de Boismont, de l'Académie française (5 9 ans). Prédicateur ordinaire de Louis XV, il fit en cette qualité quelques oraisons funèbres qui ont été imprimées. Paresseux, spirituel, trèsmondain, il tenait dans les théâtres de société l'emploi des Crispins. C'est probablement lui qui est appelé « le célèbre abbé Turlupin » , dans 1 epigramme connue, qui se termine ainsi :
Au théâtre on l'aurait sifflé :
On ne siffle pas à l'Eglise.
P. 206, Lettre Ixxv... Cette lettre devrait sûrement précéder celle qui porte le numéro 72 : elle est du même jour. Lues dans cet ordre, elles s'enchaînent le mieux du monde. tandis qu'on ne se figure pas Mi'e de L. retournant voir la Partie de chasse, après qu'elle s'y était si prodigieusement ennuyée.
P. 206. La loge de M. le duc d'Aumont... Ce seigneur, chargé, comme premier gentilhomme de la chambre, de la surveillance des théâtres, a laissé une réputation de sottise éminente,
P. 207. M. et M™ de La Borde... Il s'agit de Benjamin de La Borde, premier valet de chambre de Louis XV, puis fermier général, grand amateur et compositeur de musique, qui doit être distingué du banquier de la Cour.
P. 208. Ce Loison, peintre... Si ce nom a été bien lu par les premiers éditeurs, il faut croire que le public a partagé pour lui le dédain de M11* de L.. car il n'a laissé aucune trace, que nous sachions.
P. 209. Une lettre du comte de Schomberg... Le comte de Schomberg, maréchal de camp et propriétaire d'un régiment de dragons, en correspondance avec Voltaire, était l'arrièrepetit-fils du maréchal Henri de Schomberg, et le petit-fils du duc Charles, le vainqueur de Leucate. Il mourut à Dresde pendant l'émigration.
P. 210. Madame de Saint-Chamans... Louise-Charlotte de Malézieu, mariée en 1731 à Louis, marquis de Saint-Chamans. Deux de ses enfants, le vicomte de S. Chamans et Mme de Meulan, sont cités plus loin.