‹ Lettres de S. Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 18 sur 267 · Hôtellerie · texte numérisé non relu

Hôtellerie

payer le huitième ; quelque bonne veuve de la Basse-Œuvre " pourra bien faire cela, ou de Saint-Sauveur; j'estime donc que cela est nécessaire, afin que la trésorière ait moyen de vaquer à la conduite de Tœuvre, à la réception et congédiement de malades, car pour la garde n'est nullement à propos qu'elle fasse cela, ni que l'on lui donne six sous par jour; hé I bon Dieu ! elle emporterait le plus liquide de la charité. Plût à Dieu que la bonne M"° de la Croix pût faire ce que vous lui conseillez, cela lui vaudrait une bonne religion : pour les drogues, vous avez bien fait de les délivrer, mais notre trésorière ne devait pas faire marché ; elle ne sait point où cela va ; il sera bon d'y remédier par le moyen de M. le grand-vicaire et l'entremise de M. du Rotoir. Quand M. de Beauvais ^ sera de retour, U sera bon de lui communiquer les choses principales, si vous voyez qu'il l'agrée: il veut cela quelquefois; mais pour prendre la bénédiction de lui, il me semble qu'il n'est pas expédient, pour ce qu'il est fort éloigné de cérémonie, et ainsi qu'on traite avec lui rondement, et respectueusement néanmoins. Pour votre logement, si vous l'avez pris chez M. Ricard, vous ne sauriez être mieux, c'est le meilleur homme, et un des plus honnêtes hommes que je connaisse, et madame sa femme, que je connais seulement de réputation, fort pieuse. Hélas! que je pense qu'ils en seront contents l'un et l'autre ! Je souhaite fort que vous y soyez. Quant au don de M. du Rotoir, il a raison, et je pense qu'il sera à propos de mettre dans le règlement que les sœurs du quartier de la Basse-Œuvre assisteront les pauvres qui mourront à la Basse-Œuvre et à Saint-Gilles ; mais, pour les autres quartiers, je pense qu'il suffit que ce soient les dames d'une paroisse qui assistent à l'enterrement des pauvres de leur paroisse seule, parce que les sœurs du

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