DE. RETHEL
Il annonce qu'il n'est pas possible d'envoyer des secours plus abondants qu'on ne fait. — L'intention des bienfaiteurs est que l'on partage les ressources entre les pauvres de la ville et ceux des villages, préférant les plus abandonnés.
Paris, 20 mai i65i.
Messieurs,
J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, avec grand respect et égale affection de vous rendre mes très humbles services. La lecture en fut faite hier à une assemblée des dames de la Charité où était monseigneur l'archevêque nommé de Reims ". Chacun fut fort touché de l'état souffrant de votre ville, et édifié de la bonté de ceux qui veulent contribuer à donner cinquante livres par semaine pour le soulagement des plus pauvres, mais on ne peut rien ajouter aux deux cent cinquante livres que l'on y envoie d'ici tous les huit jours. Dieu veuille que l'on puisse continuer! Il n'est pas croyable combien ces dames ont de peine à soutenir le faix d'une si grande dépense, qui va à plus de