‹ Lettres de S. Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 203 sur 267 · I. La bulle de fondation · texte numérisé non relu

I. La bulle de fondation

brebis égarée, et qu'ainsi ils se rendissent inutiles à l'Église de Dieu et incapables de rendre obéissance à nosseigneurs les prélats, etc.

2IO. — A Mg» L'ÉVÉQUE de SARLAT'.

Il Ta proposé en exemple à un év€que qui songeait à quitter son diocèse pour venir

solliciter à la cour.

23 mars i652.

Monseigneur,

Un de nos prêtres de Cahors m'a mandé que vous m'aviez fait l'honneur de m'écrire; mais, n'ayant point reçu la lettre, je vous supplie très humblement de me faire savoir de quels commandements vous m'honoriez par icelle, afin que je tâche de les accomplir : ce que je ferai toujours et en toutes choses autant qu'il sera en mon pouvoir. C'est de quoi. Monseigneur, j'ose vous assurer, et vous dire, par occasion, que je ne vois point aujourd'hui de prélat dans le royaume qui soit si généralement estimé que vous l'êtes, par vos sages conduites à l'égard de Dieu, de l'État et des peuples. Un de nosseigneurs les évêques me fit l'honneur de m'écrire dernièrement au sujet d'une abbaye que la guerre lui a ruinée en Saintonge, pour me demander avis s'il s'en irait en cour demander récompense de sa perte. Je lui fis réponse que l'état présent des affaires était trop mal disposé pour cela, nonobstant qu'il soit fort estimé de la reine et du conseil du roi ; que son séjour à la cour sentirait mal en ce temp&-ci, au lieu que sa présence pouvait être très utile, en son diocèse, au service du roi et de la province ; et pour l' encourager à s'y tenir, je lui rapportai deux exemples : l'un d'un prélat qui, s'étant pressé pour venir aux États, a vu sa ville, bientôt après, se déclarer pour monsieur le Prince ; et l'autre était de vous. Monseigneur, que je nommai, qui dans les premiers

Page 1