A M»' L^ARCHEVÉQUE DE TOULOUSE
Fondation faite dans cette ville. — Offre, avec le bon plaisir du prélat, de le servir
dans son diocèse.
Janvier 1639.
Je vous fais ici un renouvellement des offres de mon obéissance perpétuelle, avec toute l'humilité et l'affection que je puis en ce commencement d'année. Je vous supplie. Monseigneur, de l'avoir agréable, et je vous remercie de l'honneur que vous m'avez fait de vous ressouvenir de moi
I. Charles de Montchal, archevêque de Toulouse de 1627 au 22 août i65i. Il remercia le saint en 1G40. (Collet, IV, p. 86.)
par la lettre que vous avez écrite à M, de Montchal, votre frère, et à M. Guillon. Ce sont, Monseigneur, des marques de votre incomparable charité pour moi, qui ne le mérite pas. Et, finalement, Monseigneur, c'est pour vous dire qu'il y a une personne qui nous a donné 5oo livres de rente pour nous établir dans le parlement de Languedoc à notre choix, et pour vous offrir le service de notre petite Compagnie à cette occasion, ne l'ayant pas fait jusqu'à présent avec assez de témoignages d'affection, ce me semble, parce que nous nous sommes donnés à Dieu, il y a quelques années, pour ne jamais demander aucune fondation, ayant remarqué la providence particulière de Dieu sur nous, en nous établissant elle-même sans notre entremise dans tous les lieux où nous sommes établis. En sorte que nous pouvons dire que nous n'avons rien que Notre-Seigneur ne nous ait offert et donné, voire même la fondation dont je vous parle ; et c'est la cause pourquoi. Monseigneur, vous m'avez vu si retenu en ce point toutes les fois qu'il s'est présenté quelque occasion en laquelle il fallait que j'agisse ; et Dieu sait qu'il n'y a point de prélat sur la terre auquel Notre-Seigneur nous donne plus d'affection d'être qu'à vous, Monseigneur, à qui je suis, en l'amour de Notre-Seigneur, Monseigneur, votre très humble et très obéisant serviteur.