A M. DUPONT
SUPÉRIEUR; A TRÉGUIER
Il se réjouit des fruits que produira la visite. — Il lui donne des nouvelles
de la (Compagnie.
Paris, 17 décembre lôSg.
Monsieur,
Je vous fais la présente pour rendre grâces à Dieu de la consolation que vous avez reçue de la visite et des fruits que M. d'Horgny m'en a fait espérer par la bonne volonté de toute la famille et par votre douce et aimable conduite. Je prie Notre-Seigneur qu'il vous anime tous de son esprit pour faire incessamment des œuvres agréables à son Père et utiles à son Église.
Voici une lettre de M. Laurence, prêtre de la Compagnie, qui est à Turin, où il travaille à la vertu et aux missions avec édification. Je vous prie de la rendre à son adresse et de m'en envoyer la réponse.
Nous n'avons rien de nouveau de deçà qui mérite de vous être écrit. Nous avons les ordinands céans et plusieurs ouvriers à la campagne. Nous avons M. Perraud en danger d'une hydropisie qui lui est arrivée ensuite d'une grande maladie. M. Lesoudier n'est pas encore guéri, mais il se
— 4Ï9 — porte mieux, et le reste de la communauté assez bien. Il est vrai que mes jambes ne me veulent plus porter. Priez pour moi, s'il vous plaît; priez pour tous les besoins de la Compagnie et pour quatre de nos prêtres et un frère qui sont sur le point de s'embarquer pour Madagascar. M. d'Horgny ne les trouvera pas à Nantes ni au Port-Louis, parce que le vaisseau étant allé à La Rochelle prendre ses victuailles, ils y sont allés aussi. J'embrasse votre cœur et votre famille avec toutes les tendresses de mon cœur.
Il faut recevoir avec actions de grâces et grande reconnaissance le bienfait que M. le trésorier offre au séminaire, puisque c'est le sentiment de Mgr de Tréguier.
Je suis, avec consolation, en l'amour de Notre-Seigneur, votre, etc.