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II. — MATIERES TRAITEES DANS LES LETTRES DE SAINT VINCENT DE PAUL

Abeille. £n faisant son miel « aussi bien de la rosée qui tombe sur Pabsinthe que de celle qui tombe sur la rose »^ Tabeille nous enseigne à avoir « un esprit vraiment humble et humilié, autant dans les honneurs que dans les mépris ». I, 23.

Abelly (Louis), vicaire général à Bayonne, puis évêque de Rodez. La première Vie de saint Vincent a paru sous son nom. Le saint lui adresse quelques avis importants touchant les religieux relâchés; il vaut mieux leur parler d^abord doucement et charitablement, que de les frapper de toutes les censures ecclésiastiques. I, y5.

AcHXET l^^, fils et successeur du sultan Mahomet III,i conclut (1604) avec Henri IV un traité pour la délivrance des chrétiens esclaves en Barbarie. I, 7.

Admirault (Claude), prêtre de la Mission, né à Chinon, diocèse de Tours, en i632. Saint Vincent annonce son départ pour Marseille.

Il, 127.

Agitations, a Dieu permet quelquefoisces grandes agitationsqui ébranlent les Etats les plus fermes, pour faire ressouvenir les souverains de la terre quMls relèvent de sa royauté, et qu'ils ne sont pas sans dépendance plus que leurs propres sujets ; mais, cela fait, il les rétablit ; enfin, il abaisse et relève quand il

lui plaît et qui bon lui semble. »

Aides, impôts levés sur les deniers et marchandises. I, 167.

Aiguillon. Résultats merveilleux d*une mission préchée dans cette ville en 1687, sous la direction de M. de Sergis. I, Sg.

— (Mn»« la duchesse d'). Saint Vincent la prie de ne pas venir le lendemain à Saint-Lazare, parce que les incommodités dont il souffre Pempêcheraient de la voir; il lui apprend une réponse défavorable du cardinal Antoine à la fondation qu'elle voulait faire à Rome, et ajoute que M. JoUy a présenté une supplique au Pape pour le prier de faire exécuter cette fondation, puisqu'elle avait été acceptée. 11^

Albon (le comte d'). Son serment de ne plus se battre en duel. II, 84.

Alchimie. Saint Vincent esclave d'un mahométan adonné à la recherche de la pierre philosophale : opérations auxquelles il le voyait se livrer. 1, 5.

Alexandre VU (Fabio Chigi), né à Sienne en 1599, élu pape en i655.

Saint Vincent s'excuse, en quelque sorte, de demander la canonisation c du bienheureux évêque de Genève; mais il a été fréquemment admis à ses entretiens, et il a admiré en lui de si grandes vertus, qu'il lui est bien difficile de garder le silence à cette occasion. » II, 33o.

Alix, curé de Saint-Ouen-PAumône

(prés Pontoise). Le saint rengage à souffrir avec patience, et lui reproche de lui avoir dédié un livre.

Alméras (René), prêtre de la Mission, né à Paris, paroisse Saint-Gervais,le 3 avril 161 3, devint, après la mort de saint Vincent, le deuxième supérieur général de la Congrégation. Le saint l'engage à ne pas s'appuyer sur les moyens humains pour la conduite de la maison de Rome, où il remplaçait M. d'Horgny comme supérieur. I, 21 5. — Il lui écrit de ne pas se préoccuper de la sortie de quelques-uns; de ne pas leur donner d'argent : nulle communauté ne le fait; d'agir plus efficacement pour obtenir l'approbation des vœux et des règles; enfin il examine et réfute les motifs qui ont pu le déterminer à demander d'être déchargé des fonctions de supérieur. 264. — 11 attribue aux troubles de France le peu de reconnaissance témoigné par le cardinal Mazarin pour les services de Mgr de Férentilly; il attend avec patience, comme l'expression de la volonté de Dieu, la réponse du Pape touchant les vœux et règlements de la Compagnie; il le félicite d'espérer de Dieu seul le succès de ses démarches, et lui apprend la mort édifiante d'un jeune frère à Saint-Lazare. 285.

— Saint Vincent le charge de le justifier auprès de M. d'Authier do plusieurs fausses allégations; il relève son courage, l'engage à la modération, et lui recommande de ne recevoir quiconque se présentera comme missionnaire, à moins qu'il n'ait sa lettre d'obédience.

295. — 11 lui rappelle que la Compagnie n'a, jusqu'alors, re-

cherché ni directement, ni indirectement, aucun établissement : elle se conservera dans cette maxime et attendra l'appel de la Providence. 3o3. — Il l'exhorte à la confiance en Dieu, de» qui dépend le succès des affaires. Les œuvres de Dieu ne se font pas quand nous le souhaitons, mais quand il lui plaît; il faut donc attendre avec résignation son bon plaisir. 3ii.

— Il le félicite de ne plus chercher avec empressement, ni même avec désir, un établissement dans Rome:

il faut laisser ce soin à la Providence ; il le prie de rappeler aux missionnaires que leurs règles leur défendent de diriger des religieuses, et qu'ils ne doivent le faire que sur l'ordre exprès des évêques. 33o. — Il témoigne de* la répugnance à agir pour empêcher d'autres communautés de prendre le nom de missionnaires y quoique ce soit l'avis de quantité de personnes clairvoyantes. Si c'est un mal, il semble nécessaire, et ce serait en vain qu'on s'y opposerait.

334. — Il l'engage à poursuivre, sans se décourager, l'approbation des vœux; il les croit indispensables pour prévenir la dissolution de la Compagnie; sans le vœu de stabilité, au premier dégoût ou à la première occasion de s'établir dans le monde, plusieurs s'en iront. 362. — 11 lui exprime l'affliction qu'il a éprouvée en apprenant ses nouvelles défaillances, et par suite l'impossibilité où il avait été de revenir à Paris ; il le prie de prendre tous les repos et tous les soulagements possibles. 470. — II exprime sa joie d'apprendre que M. Aimeras est mieux portant, grâce aux bons soins qu'il reçoit à

rOraloire de Tours; il en remerciera M. Séguenot. II, 462. — Il se réjouit de Tamélioration de sa santé et de Pespérance de son prochain rétablissement; il le prie de ne rien épargner de ce qui peut contribuer à Pavancement de son retour à Paris, après lequel il soupire, 471.

Alzon (d^). Il fait serment de ne

plus accepter aucun duel. 11^ 84.

Angers (l'évêque d^). Le saint le remercie de ce qu'il a daigné se servir de « si pauvres et si chétifs ouvriers » que les missionnaires; il se déclare disposé à remplir les vœux du prélat, qui voudrait en fonder une maison dans son diocèse. II, 181.

Anne d'Autriche, reine de France.

Saint Vincent la remercie d'avoir accordé la charge de gentilhomme ordinaire de la maison du duc d*Anjou à une personne quMl lui avait recommandée. I, 402. — Il lui donne avis que les gens de guerre, au mépris des ordres du roi, viennent enlever les blés non seulement dans la plaine de Saint-Denis, mais entre la Chapelle et la Villeite, et courent sur les propriétaires qui veulent faire leur moisson, 436.

— Il la prie d^agir sur les membres du synode pour empêcher un esprit remuant et dangereux d*êtrc nommé ministre de la religion se disant réformée, 454. — 11 lui présente ses sentiments de condoléance à l'occasion des troubles de PÉtat ; il lui apprend les prières publiques ordonnées et pratiquées par Passemblée du clergé, et la disposition où il a trouvé la plupart des prélats de voter des subsides ; il termine en exprimant le regret que quelques missionnaires se

soient attirés la disgrâce de sa Majesté. II, 64.

Anthropomorphite. Qui donne à Dieu

une figure humaine. I, 7.

Apostasie de la sœur de M. Escart ; conseils que saint Vincent lui adresse à ce sujet. I, 93.

Apostolique (vie). La vie apostolique a été préférée à la vie contemplative, qui est en soi très sainte, par saint Jean-Baptiste et par Jésus- Christ. I, 24g.

Arabie. Saint Vincent offre à la Propagande des missionnaires pour PArabie. I, 102.

Ariste (la Révérende mère Françoise-Madeleine). Le saint lui écrit au sujet d'un différend survenu entre les Carmélites et les Visitan dines de Rouen; il lui renouvelle ses offres de service et exprime ses vœux pour Mgr Pévêque deTroyes, alors gravement malade. I, 106.

Arnaud (Antoine), que les jansénistes ont surnommé le Grand, né à Paris en 1 612, se fit recevoir docteur en théologie et publia, à l'instigation de Saint-Cyran, le livre : De la fréquente communion, qui, sous prétexte de corriger. les abus que Pon faisait, suivant lui, de PEucharistie, avait pour but de détourner les fidèles de ce sacrement. Il devint bientôt après un des plus ardents fauteurs des doctrines de Jansénius. — Comment saint Vincent appréciait ses opinions, et notamment son ouvrage De la fréquente communion. I, 255- Asseliniêr (Jacques), prêtre de la Mission, né à Dieppe en i633.

Saint Vincent annonce son prochain départ pour Marseille. Il, 127.

Assistance que les filles de la Charité doivent aux malades. Cette assis-

ir. — 33

tance s'exerce de deux manières :

corporellement et spirituellement:

« corporellement, en les servant et en leur administrant la nourriture et les médicaments ; et spirituellement, en instruisant les malades des choses nécessaires au salut, et procurant qu^ils fassent une confession générale de toute leur vie passée. » I, 77.

Attestation d'envois de secours en nature à Palaiseau, où ils ont été distribués par quatre prêtres de la Mission, assistés d'un chirurgien.

AuMUssE. Fourrure employée par les chanoines. I, 33.

AzoR (Jean), jésuite espagnol, occupe un rang distingué parmi les théologiens. II, I X.

Babylone. Saint Vincent, captif en Barbarie, songe aux Israélites captifs à Babylone, et il exprime sa douleur par le chant du psaume :

Super flumina Babylonis. I, 8.

Bagni (Jacques), archevêque d'Athènes, nonce du Pape à Paris. Il annonce à saint Vincent que sa Compagnie a été choisie par la Propagande pour la mission de Madagascar. I, 23o. — Le saint lui présente ses félicitations à l'occasion de sa promotion au cardinalat, et lui renouvelle les offres c de ses petits services et de son obéissance perpétuelle, i> 160. — Il lui montre l'impossibilité d'envoyer un prêtre français en Ecosse, comme le prélat le lui avait demandé; il lui propose d'envoyer un missionnaire avec un frère hibernais pour l'Hibernie, un anglais pour l'Angleterre, un écossais

pour l'Ecosse, 191. — Il le re^ merci e de la grâce qu'il a faite aux missionnaires de les loger dans Rome et dans sa maison, et de la leur laisser à un prix moindre que sa juste valeur, 389.

Bagot (le R. P.), de la Compagnie de Jésus, né à Rennes en 1 590^ ami de saint Vincent. Il lui avait rapporté des détails édifiants sur la régularité et la vertu des missionnaires de Rome. I, i36.

Bail (Louis), né à Abbevi lie, docteur en Sorbonne, pénitencier de Notre- Dame de Paris. Saint Vincent l'avait consulté au sujet des vœux de sa Compagnie. I, 224.

Baiusou de Bat (Michel), né en i5i3 à Mélin, dans le Hainaut, professa l'Écriture sainte à Puniversité catholique de Louvain, dont il devint chancelier puis inquisiteur général. Il fut accusé de faire revivre plusieurs points de l'hérésie de Calvin ; l'université de Louvain lui défendit d'enseigner, la Sorbonne le censura en i56o, et Pie V condamna comme hérétiques 7Ô propositions tirées de ses ouvrages.

Plusieurs de ces propositions condamnées furent soutenues par Jansénius. I, 238.

Bajoue (Émerand), prêtre de U Mission, né en 1609 à Ceaux, diocèse de Poitiers. Saint Vincent lui exprime ses sentiments d*estime et de tendresse, et l'engage à renoncer à la pensée de résigner son son bénéfice de Notre-Dame-de- Lorm et la cure de Saint-Aignan ; il lui annonce la prochaine arrivée de M. Liebbe, pour enseigner au séminaire de Monteichs (Montech).

l 472- Balam, ferme appartenant à la Congrégation de la Mission. II, 211.

Barberini (le cardinal Antoine). Saint Vincent lui renouvelle les ofïres des services très humbles de sa petite Compagnie pour la délivrance des domestiques du prélat, capturés par les pirates d^Alger ; il lui demande sa protection pour la G)ngrégation, et principalement pour la maison de Rome. I, 493.

— (le cardinal François). Saint Vincent le remercie d'avoir mis à la disposition des missionnaires son abbaye de Saint-Sauveur. 1, 324.

Barreau (Jean), frère de la Mission, né en 161 2, paroisse de Saint-Jeanen-Grève, à Paris. Saint Vincent lui dit qu'il est heureux d^apprendre son arrivée à Alger, et qu'il demande à Dieu de bénir son séjour et sa conduite en cette contrée; il lui mande quelques nouvelles de la Compagnie : d'un côté le succès des missions à Gênes; de l'autre, la persécution à Saint- Méen. I, 172. — 11 lui donne de sages avis pour la position délicate qu'il occupe à Alger, et spécialement lui prescrit de ne rien faire sans consulter celui qui lui a été donné comme conseiller, 177. — Il l'encourage à supporter sa captivité, par la pensée que Notre-Seigneur a été, comme lui, pris et emprisonné; il l'assure qu'il a été si fort touché de sa lettre, qu'il veut en faire part à la communauté; enfin, il le prie de se conserver dans la soumission au bon plaisir de Dieu.

341. — Il le console, et il lui donne l'assurance que tous les efforts sont faits pour sa délivrance, 355.

— Il lui écrit qu'il a été très consolé d'apprendre sa délivrance, et qu'il s'est empressé d'en in-* former son père; il lui présente la captivité qu'il vient de subir

comme une marque de sa prédestination, 371.— Il lui annonce l'arrivée prochaine d'un visiteur; il l'entretient du rachat de plusieurs captifs, et lui donne des nouvelles des missionnaires de Pologne, d'Italie et d'Hibernie, 464. — Il le loue de ne plus tenir table ouverte, et se réjouit de la parfaite entente qui règne entre lui et M. Le Vacher; il traite ensuite des intérêts de divers captifs, 496. — Il lui dit combien il est touché des maux qu'il a endurés, et son impuissance à lui procurer la somme qu'il a dû promettre pour recouvrer la liberté, car les guerres ont affaibli les meilleures familles et beaucoup resserré les bourses; il lui apprend la mort de plusieurs missionnaires à Gênes et à Madagascar, II, 189.

— Il lui expose les motifs qui font retarder le départ de M. Le Vacher, ainsi qu'un envoi d'argent; il l'exhorte à la patience, lui apprend qu'il est parti, depuis peu, dix ou douze missionnaires pour l'Italie, et que la mission de Pologne a perdu M. Ozenne, 275. — Il le félicite de sa mise en liberté et lui dit qu'il diffère de lui envoyer de l'argent, parce qu'il n'y a présentement aucune sécurité; il le prie d'avoir de la fermeté pour se défaire des importuns qui lui empruntent, et de leur dire qu'il lui est défendu de s'engager pour autrui, 3o2. — Il l'engage à ne pas trop se fier aux dispositions meilleures des Turcs, c il y a toujours sujet de crainte de la part d'une telle gent > ; il prendra conseil pour savoir s'il renverra bientôt M. Le Vacher avec l'argent ou une partie; il lui rappelle qu'il doit se garder de divertir les sommes « à

autre dessein que celui pour lequel on les lui a envoyées »; il lui interdit d'emprunter ou de s'engager au delà des sommes disponibles; enfin il lui défend de faire aucun trafic, 344«

Barry (Edme), prêtre de la Mission, né en i6i3, au diocèse de Cloyne, en Hibernie, partit pour l'Irlande en 1647, avec sept autres missionnaires; il rentra en France en i652, pour échapper à la persécution de Cromwell. 1,395.— Saint Vincentlui écrit au sujet du transfert du séminaire de Montauban à Notre-Damede-Lorm; il souhaite que la présence des missionnaires tourne à la gloire de Dieu, à l'honneur de la sainte Vierge, et que le séminaire multiplie en nombre et en vertu pour la sanctification du diocèse. II, II 3. — Il lui raconte les dangers courus en mer par M. Etienne et le frère Patte, qu'on avait crus naufrages ; il lui indique la conduite à tenir à l'égard des protestants, et se réjouit d'apprendre que les Pères jésuites font des missions aux environs de Lorm,

Barricades. Journée des Barricades, 27 août 1648. I, 253.

Bassencour (de], grand vicaire de Périgueux. Le saint lui écrit que, pour se conformer au désir de l'évêque, c il prie MM. Bayard et Landin de s'en revenir au plus tôt •; il ajoute l'expression de ses sentiments d'humilité et d'obéissance. I, 369.

Beaucaire. Importance de la foire de cette ville au xvii« siècle. I, 4.

Bbaudoin (Daniel), prêtre de la Mission, né en i632, à Montrelez, diocèse de Nantes. Il s'était plaint, en i655, du dépérissement de sa

santé, et avait demandé à saint Vincent l'autorisation d'aller passer six mois dans sa famille. Le saint refusa en disant que les rois malades ne quittaient pas leurs États, ni les évêques malades leurs diocèses, ni les curés malades leurs paroisses.

Beauuanoir de Lavardin (Philiben de), évêque du Mans de 1648 à 1671.

Saint Vincent le prévient que les bénéfices qu'il a conférés depuis son sacre sont demandés au roi par quantité d'ecclésiastiques. Les compétiteurs soutiennent que la collation a été nulle, parce que le prélat n'avait pas fait enregistrer son serment de fidélité à la chambre des comptes. Il le prie donc de remplir au plus tôt cette formalité, afin d'ôter tout prétexte à ces compétitions. I, 286.

Bautru (de), intendant général de ta justice, en Anjou. Lettre que lui adresse saint Vincent, au sujet d'un nouvel impôt, nuisible aux intérêts delà Compagnie. I, 167.

Beauhont (Pierre de), prêtre de la Mission, né à Sens en 1617. Comme il avait été emprisonné à Rennes, saint Vincent demande son élargissement au président du parlement de Rennes. I, 179. — Il lui dit que c*est uniquement par la patience et la longanimité qu'il parviendra à former les séminaristes à la mortification; elle ne s'acquiert que par des actes réitérés; il est d'avis que la maison de Richelieu rende ses devoirs à la duchesse d'Orléans quand elle sera à Champigny, et il indique la conduite à tenir en cette circonstance.

II, 3i. — Il le loue de son désir d'être déchargé de ses fonctions de supérieur, mais il trouve dans ce

désir même le fondement des qualités d'un supérieur. II le prie de recourir à Dieu pour lui demander son appui, et de ne rien entreprendre dMmportant que de Tavis de ses consulteurs, comme aussi de ne rien changer sans le consentement du supérieur général, 67. — Il lui rappelle que les missionnaires ont pour règle, vis-à-vis des religieuses, de € ne s'engager jamais à les confesser, prêcher ni diriger, »

et qu'ils ne peuvent absoudre des cas réservés au Pape que dans le seul temps des missions, 74.

EÉCAN (Martin), jésuite, confesseur de l'empereur d'Autriche Ferdinand II, auteur d'une somme de théologie dont l'abrégé s'appelait vulgairement le Petit Bécan. I, 20.

BÉcu (Benoît), prêtre de la Mission, né à Braches, diocèse d'Amiens, en 1602. Saint Vincent lui dit qu'il peut envoyer les deux postulantes qui veulent entrer parmi les filles de la Charité, pourvu qu'elles aient assez de force et de résolution pour cet état; il le prie de payer la location du logis que les sœurs occupent; c'est une aumône qu'il fera aux pauvres qu'elles soulagent. II, BÉLART (Honoré), prêtre de la Mission , né à Montreuil , diocèse d'Amiens, en i63o. Saint Vincent lui reproche une aigreur et une âpreté qui irritent et éloignent les séminaristes; il lui dit que s'il n'a pas remarqué ces défauts, c'est qu'il a bien peu d'humilité ; enfin il le blâme de ne vouloir recevoir aucun avertissement de son supérieur. II, 178.

Bknoist, prêtre de la Mission, envoyé

à Richelieu. I, 63.

Bblleville (Mathurin de), prêtre de

la Mission, né en 1624, à Brix, diocèse de Cou tances. II, 26.

Berthe (Thomas), prêtre de la Mission, né en 1622, à Donchéry, diocèse de Reims. I, 197. — Saint Vincent se réjouit de son heureuse arrivée à Rome, et lui indique les motifs sur lesquels il doit se fonder pour demander l'approbation des vœux qui se font déjà dans la Compagnie, avec l'approbation de l'ordinaire, sans que les missionnaires soient pour cela religieux, 469. — M. Berthe fut rappelé de Rome en France sur l'ordre du roi, parce qu'il avait reçu dans la maison de Rome, par commandement exprés du Pape, le cardinal de Retz, disgracié. II, 14.

BÉRULLE (le cardinal de), fondateur de l'Oratoire. Saint Vincent rapporte que la reine mère lui ayant un jour fait commandement de renvoyer un prêtre qui s'était retiré à l'Oratoire, le cardinal répondit qu'il ne pouvait pasôter à Dieu un jeune homme qui s'était donné à lui.

BÉTHARRAX. Lieu de pèlerinage à la sainte Vierge, très fréquenté, dans le Béarn. Saint Vincent expose les motifs qui empêcheraient l'union des prêtres qui desservaient ce sanctuaire à ceux de la Mission. II, 3oo.

— Il écrit à Mgr l'évêque de Lcscar, relativement aux conditions d'union entre les prêtres de la communauté de Bétharram ceux de U Mission, 464.

BéziERS (Mgr l'évêque de). Saint Vincent lui fait connaître les relations des missionnaires avec les évêques, et leurs conditions d'existence ; il s'excuse de ne pouvoir lui envoyer aussitôt les ouvriers qu'il demande. I, 143.

Bien (le). Rarement fait-on le bien sans peine : c Le diable est trop subtil et le monde trop corrompu pour ne pas s'efforcer d'étouffer une bonne oeuvre en son berceau.. »

Bienvenu (Etienne), prêtre de la Mission, né à Meung-sur-Yèvre en i63o, au diocèse de Bourges.

Saint Vincent lui exprime sa surprise de voir quMl songe à quitter la Compagnie; il lui rappelle toutes les raisons qui l'obligent à garder ses vœux; il le conjure de ne pas écouter la nature, mais plutôt de la combattre, parce que le ciel souffre violence. II, 283. — 11 lui écrit qu'il s'afHige de le voir persister dans son dessein de se retirer de la Compagnie ; il ajoute que quand il serait vrai qu'il fût atteint de quelque infirmité notable, ce ne serait pas un motif suffisant pour rompre la promesse qu'il a faite à Dieu de vivre et de mourir en la Compagnie; il ne peut donc ni ne veut, de parole ni par écrit, l'autoriser à sortir, 287.

Blatiron (Etienne), prêtre de la Mission,'né le 6 janvier 16 14, à Saint- Julien-de-Capel, diocèse de Clermont, en Auvergne, fut supérieur de la maison de Gênes. Saint Vincent le félicite sur sa conduite régulière et l'engage à être fidèle à l'oraison, à l'exercice de la présence de Dieu, aux examens, à la lecture spirituelle. I, 97. — Il l'encourage dans ses peines, io5. — Le saint remercie Dieu qui lui conserve la santé et le bénit en ses emplois, 202. — II lui exprime sa joie du zèle et de la fidélité des missionnaires de Gênes, dont il cite les exemples à la communauté de Saint-Lazare, 228. — Il l'engage 1

à ne pas prendre l'habitude de rendre des comptes à l'archevêché de Gênes, et lui dit les motifs d'éviter cette sujétion fâcheuse ; il lui conseille de ne pas admettre les hommes et les femmes dans les mêmes Charités; ils ne s'entendraient pas : cette expérience a été faiteà Joigny et à Montmirail, 340.

— Il lui dit qu'il éprouve une double et unetriple consolation de lui écrire en ce jour (6 janvier), qui est celui de sa naissance, de son baptême et de son entrée dans la Compagnie, qui, « en vous recevant, ajoute-t-il, a reçu de Dieu un présent inestimable », 365. — Il le rassure touchant rétat présent de la maison de Gênes; Dieu tirera des forces des faiblesses qui s'y trouvent; il ajoute que M. Ennery n'a pas assez d'onction pour aller en Corse, pays dont le peuple doit être gagné par la douceur et la cordialité, 443. — Il lui annonce la mort de M. Cuérin, supérieur de la maison d'Annecy, et de M. Lambert, supérieur de celle de Varsovie; il fait l'éloge de ces deux missionnaires, 462.

— Saint Vincent énumère les raisons qui existent de faire des vœux dans la Compagnie et réfute les objections qu'on oppose.

II, 6. — Il l'engage à poursuivre l'approbation des vœux, malgré toutes les oppositions qu'il rencontre : c Les œuvres de Dieu ont leur moment ; sa providence les fait pour lors, et non plus tôt ni plus tard », 20. — Il le félicite de la charité avec laquelle il a envoyé deux missionnaires de la maison de Gênes à celle de Rome, pour permettre à M. Jolly c de donner satisfaction à tant de grands prélats et cardinaux qui ont dévotion

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d'employer la Compagnie en leur diocèse v, 34. — Il lui annonce qu^il a reçu le bref du Pape approuvant les vœux tels quMls se font dans la Compagnie, et plaçant celle-ci sous la dépendance des évéques pour toutes les fonctions extérieures, et leur donnant pouvoir absolu sur les séminaires, les ordinations et les missions^ Sj. — Il le remercie des prières qu'il fait pour la propagation, de la Compagnie; c^est une importante et utile dévotion, 41. — Il rengage à puiser dans les tentations qu'il éprouve un motif pour t se confier davantage en Dieu », 43. — Le saint lui donne des nouvelles de sa santé et lui exprime le regret que M. Martin ait demandé au cardinal-archevêque de Gênes une lettre de recommandation pour l'archevêque de Turin; cette nouvelle fondation fera des progrés, si elle a l'humilité et Tabjection p3ur bases. '4g. — Il lui dit qu'il craint que ses grands travaux n'cpuisent peu à peu ses forces et ne finissent par Paccabler; il le prie d'éviter que cet inconvénient n'arrive, car la moisson est grande et il y a peu d'ouvriers, 53. — Il est d'avis que c'est un moyen bien long et bien hasardeux d'élever des enfants dans l'espoir de les voir entrer un jour au séminaire interne; car les enfants que l'on prend avant Page de faire un choix de vie sont changeants; plus tard, ils disent qu'ils n'ont pas de vocation, et il> «'en vont : saint Vincent cite plusieurs exemples à l'appui de son sentiment, 66. — Il lui promet de remplacer peu à peu les ouvriers tirés de la maison de Gênes ; leur départ a causé un certain préjudice ;

mais* le bien général doit l'emporter sur le bien particulier ; il exalte sa résolution d'aller servir les pestiférés en cas de maladie, mais il laisse au cardinal Durazzo le soin de se prononcer en dernier ressort sur ce point, no. — Il le prie de nejpas s'exposer à la contagion; que ses prêtres aillent assister les pestiférés, à la bonne heure; mais lui doit se conserver pour la conduite de la famille, 114. — Il lui témoigne sa douleur de la mort de M. Christophe de Monza, bienfaiteur de la Compagnie; il loue le dévouement de M. Blatiron et de M. Lejuge, qui, tous deux, ont voulu exposer leur vie pour assister M. de Monza, frappé de la peste; il exalte la charité de ce dernier, qui a mieux aimé se priver de leur secours que de les voir en danger à cause de lui, r2(. — Il lui recommande de nouveau que les missionnaires se tiennent à la disposition du cardinal-archevêque de Gênes pour le service des pestiférés; mais, sauf le cas d'un ordre du prélat, qu'ils se contentent de s'offrir à Dieu, en esprit, iSz, — Il remercie Dieu de la disposition qu'il donne aux missionnaires de Gênes de faire un sacrifice de leur vie en l'exposant, si besoin est, pour l'assistance des pestiférés, mais en l'exposant par obéissance ; il bénit Notre-Seigneur de ce qu'il a fourni à M. Lucas l'occasion de se dévouer, ainsi qu'aux missionnaires de Varsovie, 144. — Le saint lui fait part de sa douleur et de ses appréhensions au sujet du fléau qui sévit à Gênes; il le prie encore de prendre toutes les précautions possibles pour éviter la contagion, ijb.

BoLLAiN (la Mère Anne-Marie). Saint Vincent rengage à ne pas abandonner Tœuvre de la Madeleine, fondée pour les jeunes filles repenties.

Bon (M. Le\ ancien prieur de Saint- Lazare. Saint Vincent écrit à tous les supérieurs des maisons de la Congrégation pour leur annoncer la mort du bon M. le prieur de Saint-Lazare, et pour demander des messes et des communions à son intention. I, 370.

BoNACiNA (Martin), de Milan, auteur d^un ouvrage de droit canon et d'une théologie morale. I, 119.

Bonheur de ceux qui se consacrent à Dieu par les vœux de religion ; « ils vivent purement de Tesprit de Jésus-Christ, et répandent, avec l'odeur de sa vie divine, le mérite de ses saintes actions, Tédification des âmes pour lesquelles il est mort et ressuscité ». II, 68.

BoNzi (Clément de), évcque de Béziers de 1628 à 1659. Saint Vincent lui fait connaître les relations des missionnaires avec les évêques^ et leurs conditions d*existence; il s^excuse de ne pouvoir lui envoyer aussitôt les ouvriers qu*il demande.

Bordes (M. des), auditeur à la Cour des comptes, à Paris. Comme c les bons amis se font part du bien et du mal qui leur arrive », saint Vincent lui annonce que la Compagnie a perdu le procès relatif à la ferme d'Orsigny; il lui demande de l'aider à remercier Dieu de cette affliction, car les afflictions sont des grâces, surtout quand elles sont bien reçues. II, 266.

Borromée (saint Charles) déplorait la facilité avec laquelle on donnait l'absolution à toutes sortes de pé-

cheurs; mais il ne recommandait rien tant que la fréquente communion. I, 260.

BossuET. Lettre qu'il écrivit à saint Vincent de Paul, après la mission prêchée à Metz par une vingtaine de prêtres de la Conférence de Saint-Lazare, que saint Vincent y avait envoyés sous la conduite de M. Pabbé de Chandenier, à la demande de la reine régente. II, 227.

BouRDAiSE (Toussaint), prêtre de la Mission, né à Blois en 1618. Saint Vincent lui écrit à Madagascar, et lui dit d'abord la juste appréhension où il est qu'il ne soit plus en cette vie mortelle ; il le remercie de la dernière relation qu'il a envoyée de ses travaux, et de la part qu'il a prise aux pertes qui ont affligé cette mission ; il lui annonce l'envoi de quatre missionnaires et d'un frère, lui indique les empêchements successifs qui ont retardé leur embarquement ; enfin il lui recommande d'avoir un soin très exact de sa santé et de celle de ses confrères, II, 396.

BouRDET (Jean), prêtre de la Mission, né en 161 4, à Saint-Babel, diocèse de Clermont. Saint Vincent énumère les raisons pour lesquelles les visites ont été adoptées dans la Compagnie ; il réfute les objections de M. Bourdet, démontre que ces visites se font d'une manière sage et profitable, et le prie de se convaincre de leur importance et de faire exécuter à Saint-Méen les ordonnances des visiteurs. I, 168. — Après l'expulsion des missionnaires de l'abbaye de Saint-Méen, qu'ils tenaient de l'évêque de Saint- Malo, saint Vincent représente à M. Bourdet la nécessité de plaider, bien que ce soit contre les maximes

de la Compagnie; car ici c'est un prélat qui est en cause, et il s^agit du bien de l'Église et des pauvres.

La justice de la cause est évidente ; c'est pourquoi il faut généreusement souffrir pour elle, 174.

BouDoiSE, supérieur du séminaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Le saint le prie de recevoir chez lui un jeune ecclésiastique, comme aussi les autres qui voudraient y aller de Saint-Lazare. Il lui demande en retour de lui permettre de recevoir aussi ceux de ses pensionnaires qui voudraient entrer à Saint-Lazare. I, loi.

BouRDONNET (M. de). Son serment de ne plus accepter aucun duel. II, 85.

BouRGOiNG (le Père). Il avait éié remplacé, en 161 3, par saint Vincent de Paul, comme curé de Clichy ; plus tard, il recueillit la succession du cardinal de Bérulle, et fut après lui général de l'Oratoire. Saint Vincent invoque son opinion au sujet d'un exorcisme. I, 291.

BouTHiLLiER (Léon Le), comte de Chavigny, ministre d'État. Saint Vincent lui présente ses hommages à l'occasion du renouvellement de l'année, et lui envoie une relation de l'état pitoyable auquel sont réduits les pauvres gens de la frontière de Picardie et de Champagne. I, 367.

Brancaccio (le cardinal). Saint Vincent lui annonce l'envoi des livres qu'il avait demandés ; il le remercie de la bienveillance et de la protection qu'il accorde à la Compagnie, et le prie d'agréer l'offre d'un bréviaire c de l'impression du Louvre ». II, 237. — 11 lui témoigne sa reconnaissance pour tous les bienfaits qu'il a accordés aux missionnaires, et spécialement pour divers

brefs qu'il a obtenus à leur Compagnie. II, 390.

Brancas (le comte de). Il fait serment de ne plus se battre en duel. II, 84.

Brandon (Philibert de), évêque de Périgueux, de 1646 à i652. Saint Vincent s'engage à lui envoyer les meilleurs sujets de sa Compagnie pour diriger son séminaire. I, 281.

Breslais (René de), évêque de Troyes, d'octobre 1604 au 2 novembre 1641. Vœux de saint Vincent pour sa conservation. I, 108.

Brèves (François-Savary de), un des plus habiles négociateurs des régnes de Henri IV et de Louis XIII. Son zèle pour délivrer les chrétiens, et surtout les Français, esclaves en Barbarie. I, 7.

Brienne (M™e de), femme du ministre d'État; elle était dame de la Charité. I, 279.

Brin (Girard), prêtre de la Mission, né en 16 18, dans un village près de Cassel, en Hibernie, partit pour l'Irlande en 1647, avec sept autres missionnaires; il mourut en ce pays, après avoir subi la persécution sous le protectorat de Cromwell.

Brisacier, supérieur des Missions étrangères, prononça l'oraison funèbre de M™« la duchesse d'Aiguillon ; il était opposé aux vœux.

I, 268. — Il veut appliquer à l'hôpital du nom de Jésus la fondation qu'un de ses frères avait faite pour l'entretien de six personnes pauvres, mais le directeur de l'hôpital refuse. II, 4.

Buglose. Lieu de pèlerinage à la sainte Vierge, où saint Vincent s'était rendu en 1623 avec sa famille, et lui avait fait ses adieux.

Une maison de missionnaires y fut fondée en 1706. 1, 222.

Cabel (Pierre), prêtre de la Mission, né en 1617, à Cheséry, au diocèse de Genève. Saint Vincent le félicite de sa manière d'agir, mais il l'engage à s^occuper de prévenir les procès parmi ses paroissiens; il lui donne des nouvelles de Gênes, où il meurt de la peste cinq à six mille personnes chaque semaine ; il lui annonce la inort de MM. Dufour, Prévost et de Belleville, en allant à Madagascar, et le nouveau siège, la prise et le pillage de Varsovie par les Suédois. II, 186. — II lui recommande les deux fils de M. Desmarest, intendant du duc de Richelieu, qui sont à la citadelle de 'Sedan, et le prie de les voir et de les aider à vivre chrétiennement, 206. — Il lui témoigne sa joie du rétablissement de M. Sirven, et il compatit aux souffrances de la communauté de Sedan, dont plusieurs membres sont incommodés; il rengage à être plus bref dans ses prédications ; il l'exhorte à remplir ses fonctions de supérieur avec humilité, simplicité, droiture et force d'esprit, à être « ferme dans la fin et suave dans les moyens » ; il regrette que la pauvreté de Saint-Lazare ne lui permette pas de secourir le père de M. l'aisne; il lui recommande, ainsi qu'aux autres membres de la famille de Sedan, de se garder de toute innovation, 209. — Il lui écrit de faire une lettre de change de deux cents livres suf^M^i» Viole, trésorière des Dames de la Charité:

c'est une aumône qu'on lui avait retranchée et qu'on lui rend; il lui demande s'il ne pourrait pas venir en aide à un jeune protestant con-

verti, à Taide de fonds laissés, diton, à Sedan par la reine> pour des bonnes œuvres, 411.

Galon, docteur en Sorbonne, avait travaillé, dès 1626^ avec saint Vincent. I, 198.

Calvin. Il « nie trente fois qu'il fasse Dieu auteur du péché, quoiqu'il fasse ailleurs tous ses efforts pour maintenir cette maxime détestable.

Captivité de saint Vincent en Barbarie. I, i-ii.

Carcasse. Saint Vincent appelait son corps sa a misérable carcasse i.

Catéchisme. Nécessité de le bien faire ; tout le fruit des missions s'obtient par le. catéchisme. I, 63:

le peuple en a besoin et en profite davantage que d'une prédication; c'est la manière employée par Notre-Seigneur pour instruire et convertir le monde, 68.

Caulkt (François-Etienne DE),évêque de Pamiers (1644-1680). Saint Vincent demande au gouverneur du comté de Foix d'aider ce prélat dans la répression de certains abus. II, 3.

Cérémonies. Elles sont grandement recommandées dans les saintes Écritures, c où elles vont quasi de pair avec les divins commandements ». I, 288.

CÉSAiRE (le P.)i carme déchaussé, en Hollande. Saint Vincent lui expose la misère du temps, qui le met dans l'impossibilité de rendre les services demandés à un jeune homme que ce Père protège. I, 45 1.

CévENNES. Situation religieuse du peuple de ces montagnes en 1634.

Chambre mixte. Chambre de justice

mi-partie ecclésiastique et mi-partie laïque. I, 3.

Champagne (Mii«), novice en l'abbaye de Notre-Dame-de-Sézanne , nièce de M**« Dufresne. Saint Vincent Tencouragc à vaincre la répugnance qu'elle éprouve pour les exercices religieux, et développe les motifs pour lesquels elle ferait bien a de se raidir contre les difficultés ».

Chaups (les pauvres gens des), a Les pauvres gens des champs réfugiés à Paris (juin i652) sont en grandissime nombre et en égale nécessité ; on a commencé de les assister corporellement, et je me suis offert à leur faire faire des missions, selon cette maxime du droit, qui veut que Ton prenne son bien où on le trouve. Nous avons obligation de* les aller servir aux champs, quand ils y sont; ils sont notre partage, et présentement quMIs viennent à nous, chassés par la rigueur de la guerre, il semble que nous soyons plus obligés de travailler à leur salut dans Taffliction où ils sont ».

Chancelade, abbaye de Tordre des chanoines réguliers de Saint-Augustin, au diocèse de Cahors. 1,219.

Chandenier (de), abbé de Tournus.

Saint Vincent lui annonce renvoi des bulles qui confèrent à son frère Tabbaye de Moustier-Saint-Jean, et lui adresse ses félicitations. Il, 52.— 11 lui exprime de nouveau sa reconnaissance pour toutes les obligations de la Compagnie envers lui; il souhaite que M. Jolly lui donne la meilleure hospitalité dans la nouvelle maison de Rome; il lui adresse quelques nouvelles de France, 41 5.

— abbé de Moustier-Saint-Jean. Saint

Vincent lui envoie plusieurs pièces importantes; il l'assure que, connaissant ses dispositions, il rejette toutes les ouvertures tendant à le faire nommer à un évêché ; enfin il lui donne des nouvelles. II, 16. — Il s^excuse de n^avoir pas écrit plus tôt; il a reçu et transmis la procuration relative au prieuré de Chandenier; il envoie deux créations de pensions; enfin il le prie de lui mander si les bulles que M. Jolly lui a adressées de Rome lui sont parvenues. II, 63.

Chandenier (le marquis de), frère des abbés de Chandenier de Rochechouart, hôtes de Saint-Lazare.

Saint Vincent lui annonce qu'il a écrit à ses frères, au sujet du prieure de Chandenier, et qu'il s'est borné à leur exposer le pour et le contre, ne croyant pas qu'il appartînt à « un pauvre prêtre comme lui » de porter un jugement dans une affaire de cette importance. II, 54.

— (M"e de). Saint Vincent lui annonce qu'un ecclésiastique, recommandé par elle, sera le bienvenu à Saint-Lazare pour y faire huit jours de retraite. II, 386.

Changement. Réfutation des prétextes suggérés à un religieux par l'esprit malin pour lui faire demander son changement. II, i3g.

Chantal (M™* de), fondatrice, avec saint François de Sales, de la Visitation. Elle est consolée par saint Vincent dans une peine au sujet de son fils. I, 21. — Saint Vincent lui témoigne sa satisfaction pour la lettre qu'il a reçue d'elle; il lui parle des moyens qu'on prend pour l'affermissement des maisons de la Congrégation, et lui exprime les sentiments de la plus profonde humilité, 70. — 11 la remercie de

la charité avec laquelle elle traite ses missionnaires ; il a reçu avec la plus grande paix sa communication relative au choix d^un visiteur pour les maisons de la Visitation, 91. — Il lui exprime sa satisfaction des avis qu^elle donnait aux missionnaires, et de la conduite de la supérieure actuelle de la Visitation de Paris, ainsi que de la précédente, 104. — Après la mort de M™« de Chantai, son âme apparaît à saint Vincent sous la forme d'un globe lumineux, 112.

Charrin, à Lyon. Le saint lui expose les raisons pour lesquelles il ne peut accepter une fondation que M. Charrin voulait faire en faveur de la Compagnie. II, 26.

Chartreux (un Père). Saint Vincent, consulté par ce religieux, Pexhorte à s'attacher à son état, et lui indique les motifs propres à l'y déterminer. I, 460.

Chasteté. Avis aux filles de la Charité pour conserver leur chasteté.

I>79- Chefs (les deux), ou la prétendue

égalité de saint Pierre et de saint Paul, réfutéede tous points par les mêmes auteurs, dont on allègue des passages pour l'établir. I, 181.

Chétif (Marguerite), fille de la Charité, à Arras. Le saint Pexhorte à s'adonner généreusement au soulagement des pauvres d'Arras, maigre le peu d'attrait qu'elle y éprouve; il l'engage à se confesser à M. Delville, quand il sera à Arras, car il doit aller et venir, pour les fonctions de sa charge; il ajoute que M*i« Le Gras est encore souffrante des suites de sa chute. II, i33.

— Il lui expose les raisons pour lesquelles il ne peut l'autoriser à changer de coiffure, i35. — Il Pen-

courage contre les tentations qu'elle éprouve de quitter sa vocation; elle ne doit pas s'arrêter à ses dispositions présentes, mais à celles qu'elle avait quand elle est entrée dans la Compagnie des Filles de la Charité; il l'engage à modérer ses travaux et à les proportionner à ses forces, 157.

Chastellain (le Père), religieux et directeur de l'hôpital de Joigny.

Saint Vincent lui donne des nouvelles d'un enfant que le P. Chastellain lui avait envoyé de Joigny ; il le félicite de l'ordre établi dans l'hospice de cette ville, ce qui console grandement le R. P. deGondi; il le remercie de ses prières et le prie de les lui continuer. Il, 452.

Chigi (le cardinal). Saint Vincent lui ' offre les a chétifs services de la Congrégation de la Mission 1, et le prie de prendre celte Compagnie sous sa protection, et notamment les prêtres de la Mission de Rome; il le remercie de son affection pour le bienheureux évêque de Genève.

Chiroye (Jacques), prêtre de la Mission, né en 16 14, à Auppegard, prés Dieppe, diocèse de Rouen. Saint Vincent lui confie la conduite de la Maison de Luçon ; il l'engage à accepter cette charge, à avoir bonne confiance en Dieu, à se donner à lui, à lui demander d'être lui-même le directeur et le supérieur de sa Maison. I^ 96. — Il lui adresse une relation de la maladie^ des derniers moments, des vertus de M. Robiche ; il ajoute quelques détails sur les regrets de la population de Marseille, et les témoignages de vénération qu'elle a prodigués aux restes de ce saint missionnaire, 1 35.

Il le prie de résigner au plus tôt

unecure entre les mains de Tévêque de Luçon, ajoutant qu'il n'encourrait aucune responsabilité devant Dieu, si, après cela,révêque venait mal pourvoir ce bénéfice par le choix d'un homme qui ne s'acquitterait pas de son devoir. II, 21. — Il lui demande de nouveau de remettre sa cure aux main» de Tévéque de Luçon, qui n'aurait pas pour agréable qu'on la confiât à un prêtre étranger à la Compagnie, 42.

ChrestiEiN (Jean), prêtre de la Mission, né en 1606, à Oncourt^ diocèse de Toul. 1, 197; fut supérieur à Marseille et à Notre-Dame-de-la Rose. II, 353. — Saint Vincent rengage à se soumettre à la volonté de Dieu, qui lui impose le fardeau de la supériorité, et à ne pas craindre de prêcher; il s'en acquittera avec fruit et succès, s'il observe la méthode de la Compagnie, 32.

Christophe, frère de la Mission.

Saint Vincent rapporte un trait de foi et de courage, par lequel il s'était signalé dans un naufrage.

Clinvilliers (de}, officier de cavalerie. Saint Vincent le prie de recevoir, dans une de ses compagnies de cavalerie, un jeune gentilhomme pauvre, M. de la Perre, fils d'un maître des comptes de Chambéry et petit-neveu du c bienheureux évêque de Genève ». II, yS.

Clusel (du). Il fait le serment de ne plus accepter aucun duel. II, 84.

Cox>oiN6 (Bernard), prêtre de la Mission, né à Agen en 16 10. Il est envoyé à Richelieu. I, 63. — Saint Vincent lui écrit au sujet de la mort du commandeur de Sillery, dont il loue les vertus, 100. — 11 lui recommande expressément de

ne rien conclure sans l'avis du supérieur général, 108. — Il l'engage à ne pas différer son voyage à Rome; il lui indique la méthode à suivre dans l'enseignement de la théologie aux séminaristes; il ajoute un mot sur la douleur que lui a causée la mort de M*« de Chantai et sur la vision qu'il a eue à son sujet, 11 3. — Il lui parle de l'achat d'une maison à Annecy, d'un projet de séminaire auquel il ne peut souscrire; il lui prescrit de se mettre en route pour Rome, II 5. — Il revient sur la manière d'enseigner la théologie; sur sept membres de la Compagnie consultés, cinq ont été d'avis qu'il fallait s'attacher à l'explication d'un bon auteur, et non faire des dictées; motifs en faveur de cette décision, réfutation des objections qu'elle pourrait soulever, 118. — Il le reprend de ne pas tenir compte des décisions prises à Saint-Lazare et de se laisser trop emporter à ses opinions, i23. — Il l'avertit de se défier des ferveurs qui viennent de la nature, 124. — Il lui fait part des consolations qu'il a reçues de ses deux lettres; le petit nombre d'ouvriers de la Compagnie ne lui permet pas d'accepter, quant à présent, les missions étrangères; toutefois, lorsqu'il plaira à Sa Sainteté de l'y envoyer, elle ira très volontiers. 125. — Le saint lui exprime ses vœux pour la prospérité de plusieurs communautés nouvelles :

l'essentiel est que Dieu soit servi; il le supplie de nouveau d'agir avec une sage lenteur, 126. — Il le conjure encore de ne rien faire d'important, ni surtout de nouveau, sans lui demander conseil, et de pratiquer l'humilité et la simplicité; il

termine par un avis relatif aux vœux, 129. — Il lui recommande de ne pas restreindre la liberté d^écrire au supérieur général^ et lui dit qu^il a été fort consolé d^apprendre, par le P. Bagot, la vertu et la rérégularité des missionnaires de Rome, i36. — Il l'engage à lui laisser désormais le choix des personnes dont il a besoin : a un supérieur de congrégation connaît mieux ceux qu^I a en charge que qui que ce soit », lîy. — Il lui raconte les circonstances de la mort de Louis XIII, auprès duquel il est resté durant trois jours, i38. •— Il lui dit que l'établissement du supérieur général à Rome souffre de grandes difficultés, iSq. — Il le prie de ne pas s^empresser « pour l'extension de la Compagnie, ni pour les apparences extérieures 9, 147. — Il Tautorise à accepter les propositions d'un cardinal, qui veut confier un petit séminaire aux prêtres de la Mission ; il lui exprime en même temps son peu de confiance dans le succès des établissements de ce genre, dont la plupart n'ont d'ailleurs pas réussi, 147. — Il l'avertit de ne pas traiter avec qui que ce soit, ni avec quelque avantage que ce puisse être, si les conditions ne sont pas conformes aux fins de la Compagnie, 149. — Il lui reproche de se presser trop en toutes choses, et le prie de ne pas c se laisser emporter à l'impétuosité des mouvements de l'esprit, car qui s'empresse recule aux choses de Dieu », i5i.

CoGLÉE (Marc), prêtre de la Mission, né en 1614, à Carric, diocèse de Lismore^ en Irlande. Saint Vincent l'engage à se confier à Notre-Seigneur et à agir toujours humble-

ment, suavement et à la bonne foi ; il compatit aux besoins de sa maison éprouvée par la maladie; il ajoute qu'un supérieur ne peut déposer que les officiers de la maison nommés par lui. I, 253. — Il le détourne de la pensée de faire un jour de retraite tous les vendredis, et lui dit de se confier à Notre- Seigneur par rapport à son emploi.

II, 42. i— Il l'autorise à faire acheter des livres à des enfants pauvres, afin de leur donner les moyens d'étudier; mais il estime qu'il n'est pas à propos de continuer; car, à moins que quelque bon esprit ne se fasse remarquer par un avancement extraordinaire, il vaut mieux donner un métier aux enfants que de leur apprendre le latin. Le saint termine en réprimandant M. Coglée d'avoir mis en délibération la question de savoir si les missionnaires iraient manger en ville; puisque cela est contraire aux usages de la Compagnie; il le prie de faire cesser les abus sur ce point et de ne plus rien changer sans l'avis du supérieur général, 70.

CoHÉoiBNs. Saint Vincent cite comme exemple aux prédicateurs la conduite des comédiens, « qui ont changé leur manière de parler^ et qui ne récitent plus leurs vers avec un ton élevé, comme ils faisaient autrefois, mais avec une voix médiocre et comme parlant familièrement ». I, 67.

Commencements. Dans la vie spirituelle, on fait peu d'état des commencements; on regarde le progrès et la fin. Judas avait bien commencé, mais il a mal fini; et saint Paul a bien fini, quoiqu'il eût mal commencé. I, 97.

Commet (de), avocat à la Cour prési-

diale d^Âcqs. Saint Vincent lui conte comment^ dans un voyage par mer de Marseille à Narbonne, il est pris par des pirates turcs^ vendu à un pêcheur^ puis à un alchimiste, enfin à un renégat qu^il convertit, et avec lequel il rentre en France. I, i. — Il lui écrit de Rome qu'il continue ses études, entretenu par le vice-Icgat. Espérance d*un bénéfice. Il demande ses lettres d^ordination, ii.

Communion. De la Fréquente communiortf ouvrage publié par le docteur Arnaud, à Tinstigation de Saint- Cyran , et dont le but était de détourner de TEucharistie. Saint Vincent consacre une longue lettre, adressée à M. d^Horgny, à Rome, à la réfutation de ce livre. I, 264 à 264.

CoNDÉ (Charlotte de Montmorency, princesse de); elle était dame de la Charité. I, 279.

(Conditions d'existence de la Congrégation. Les prêtres de la Mission sont sous l'obéissance des évêques, pour aller dans tous les endroits de leurs diocèses où il leur plaît de les envoyer a prêcher, catéchiser et faire faire confession générale au pauvre peuple; pour enseigner Poraison mentale, la théologie pratique et nécessaire, les cérémonies de rÉglise à ceux qui doivent prendre les ordres », et pour recevoir chez eux ceux qui sont prêtres, c afin de renouveler la dévotion que Notre-Seigneur leur avait donnée en prenant les ordres. » I, 5o.

Conduite de Dieu a sur ceux qu'il destine à quelque chose de grand et de bien particulier pour son service ». I, igS.

— Intérieure des familles et des personnes de la Congrégation, a En

quelque lieu qu'elles soient, cette conduite demeure à leur supérieur général. » II, 467.

Conduite de Saint Vincent chez M. de Gondi. Il avait « pour maxime de regarder M. le général en Dieu, et Dieu en lui, et de lui obéir de même, et à feu Madame comme à la Sainte Vierge, et de ne se présenter devant eux, si ce n'est qu'ils Ty appelassent ou pour quelque affaire pressante ou d'importance ».

Conférences des ecclésiastiques. Leurs commencements; elles se tiennent tous les huit jours à Saint-Lazare; leur but est d'abord la propre perfection de ceux qui en font partie; et ensuite de faire connaître et servir Dieu dans leurs familles et de procurer sa gloire dans les personnes ecclésiastiques et parmi les pauvres. I, 38.

Confiance. Il faut s'établir dans la confiance en Dieu; et a quand toute la terre s'élèverait pour nous détruire, il n'en sera que ce qu'il plaira à Dieu ». î, 421.

Confrérie de la Charité de Montreuil; son union avec celle du Saint-Nom-de-Jésus; son but; devoirs des confrères; prescriptions pour la garde de l'argent de la Confrérie. I, 18.

Confréries de la Charité; dévouement des dames qui en font partie ; leur but. I, 87.

Constitutions de la Congrégation de la Mission. Ces Constitutions ne furent imprimées qu'au bout de trente-trois ans d'existence de la Compagnie. Saint Vincent exhorte tous les membres à les pratiquer fidèlement, les assurant qu'il n'y trouveront rien qui ne les porte à la fuite des vices ou à l'acquisition

des vertus et à la pratique des maximes évangéliques. 11^ 243.

Contemplative (vie). « La vie contemplative est plus parfaite que Tautre; elle ne Test pas toutefois plus que celle qui embrasse tout ensemble la contemplation et Inaction. » I, 204.

Controverses. Saint Vincent prescrit d'éviter les controverses; de n'y convier ni les ministres protestantSj ni qui que ce soit. Il faut, au contraire, « humblement et familièrement enseigner les vérités > controversées, « montrant que ce qu'on dit vient des entrailles de compassion et de charité et non d'indignation i. I, 64.

CoNTi (le prince de). Saint Vincent le cite comme un modelai de fidélité à l'oraison mentale; il en faisait « tous les jours deux heures, l'une le matin et l'autre le soir », sans y manquer jamais. II, 46g.

CoQUERET, docteur du collège de Navarre, ami de saint François de Sales. Saint Vincent l'avait consulté au sujet des vœux de sa Compagnie. I, 225.

CoRNAiRE (Guillaume), prêtre de la Mission, né en 1614 à Teussy, diocèse de Besançon. Saint Vincent passe en revue les motifs qui peuvent le détourner des soins spirituels qu'il donne aux malades de l'hôpital du Mans. 11 l'encourage par la pensée que son œuvre « est une des plus saintes et des plus sanctifiantes qui soient sur la terre », et par les fruits nombreux qui couronnent ses efforts. 1,323. — 11 le félicite de son zèle pour l'assistance des malades, et il l'exhorte à les visiter, malgré la défense des administrateurs, 344.

Cornet (Nicolas), né à Amiens en

1592, docteur en théologie de la maison et société de Navarre. Saint Vincent l'avait consulté au sujet des vœux de sa Compagnie. I, 225.

CoRNUEL (Guillaume), prêtre de la Mission, né à |Bar-sur-Aube en 1621. Saint Vincent lui apprend que le pèlerinage de Bétharram est offert à la Compagnie par l'archevêque de Lescar et le parlement de Navarre; il lui dit qu'il se propose de le nommer supérieur de ce nouvel établissement et le prie de lui mander au plus tôt ce qu'il en pense. II, 340.

CossANT, ecclésiastique de Béziers.

CouDRAT (François du), prêtre de la Mission, né à Amiens en i58G, l'un des trois premiers compagnons de saint Vincent. Le saint lui demande des nouvelles de la Compagnie, et parle de trois conversions dues à sa douceur, à son humilité et à sa patience. I, 20; il le félicite d'être dans la Ville sainte, où il l'avait envoyé pour négocier l'approbation de la Compagnie auprès du pape Urbain VIII, 26; il lui exprime cinq maximes fondamentales et essentielles de l'existence de la Congrégation, 27; il lui indique les conditions et les avantages de l'union avec une autre communauté, 39; il le dissuade de faire une nouvelle traduction de la Bible et l'exhorte à travailler à l'instruction du pauvre peuple, 41 ; il le charge d'obtenir des indulgences pour les confrères de la Charité et lui peint le dévouement des dames qui en font partie, 42; il l'engage à se rendre à Richelieu, lui indique le chemin à suivre et lui recommande la soumission au bon vouloir de Dieu, 58.

Cœur. Dieu nous demande notre cœur. « II n*a que faire ni de notre savoir, ni de nos bonnes œuvres, s'il n'a notre coeur; et ce cœur-là, il ne le veut pas, si nous le lui donnons hors du lieu où il nous le demande. > I, 365.

Cruchette (M.), chanoine et chantre à Tarbes. Saint Vincent le remercie de son souvenir et lui expose les raisons qui l'empêcheraient d'accepter l'union à la Compagnie de la Mission de celle des prêtres de Bétharram ; il ajoute que si les difficultés étaient levées, il serait heureux de contribuer à l'honneur qui est rendu en ce lieu à Notre- , Seigneur et à sa glorieuse Mère.

II, 3oo.

Cuissot (Gilbert), prêtre de la Mission, né en 1607 à Moulins, en Bourbonnais, fut successivement supérieure Notre-Dame-de-la-Rose, au séminaire des Bons-Enfants, à Richelieu et à Cahors. II, 353.

Daisne (Chrétien), prêtre de la Mission, né à Sedan en 1624. Saint Vincent lui fait dire par M. Cabel que la pauvreté de Saint-Lazare ne lui permet pas de faire assister son père. II, 211.

Dalton (Philippe), prêtre de la Mission, né à Guliny, diocèse de Cashel en Hibernie. Saint Vincent le félicite de la disposition où il est de se consacrer à Dieu dans la Com^ pagnie, et il l'autorise à prononcer ses vœux en présence de M. Dupuich; il exprime le regret de ne pourvoir secourir les pauvres irlandais qui sont à Troyes. II, 289.

Dames de la Charité. Le saint leur donne l'assurance qu'il prie inces-

samment pour elles, et les supplie de « demander à Dieu miséricorde pour lui »; il se préoccupe de la conduite à tenir à l'égard des œuvres, et particulièrement de l'Hôtel-Dieu^ de la Charité et des f pauvres enfants trouvés»; il propose d'emprunter^ s'il est nécessaire^ pour faire face aux besoins les plus pressants. I, 278.

Dalvib (Mil*). Jeune fille que son humeur mélancolique fit passer pour obsédée du démon. Saint Vin« cent, à qui elle avait fait une confession générale, et qui sMtait opposé à son entrée en religion, écrit à son père pour lui exprimer son sentiment sur l'état dans lequel elle lui paraît être. Il ajoute que contrairement à son avis/MM. de Bourlemont l'ont fait entrer en un monastère de Jacobines, ou religieuses domicaines. I, 290.

David (Jean), prêtre de la Mission, né en 1627 à Mézières, diocèse de Reims. Il mourut en secourant les habitants d'Étampes et des environs; saint Vincent annonce sa mort à sa sœur et fait l'éloge de ses vertus. I, 140.

— (M"«), sœur de M. David. Le saint lui apprend que son frère a succombé en secourant les habitants d'Étampes et des environs; il lui représente les motifs qui doivent contribuer à l'adoucissement de sa peine. I, 440.

DÉCRET de la sacrée congrégation de la Propagande interdisant l'établissement en France d'une nouvelle congrégation de missionnaires.

DÉDICACE d'une édition du Hortus Pastorum à saint Vincent de Paul.

Defricourt (Jean), frère de la Mis-

sioiiy né en i635 à Nibat, au diocèse d^Amiens. Saint Vincent lui expose les causes et les dangers de la tiédeur dans laquelle il lui a écrit qu'il se trouvait, et lui rappelle que le ciel souffre violence et qu'il faut combattre pour l'emporter. II, 386.

DÉGOÛT. Le dégoût de toutes les choses périssables est un bien plus estimable que tous les honneurs et tous les biens de la terre. I, 5 z .

Delvères, intendant général de la justice en Touraine. Saint Vincent implore sa protection au sujet d'un nouvel impôt établi par le maire et les échevins de la ville d'Angers, et le prie de faire retrancher cet impôt qui nuit gravement aux intérêts de la Compagnie. I, 167.

Delville (Guillaume}, prêtre de la Mission, né en 1608 à Tilloy-Iez- Bapaume, diocèse d'Arras. Saint Vincent lui exprime la joie qu'il a ressentie en apprenant le succès de ses missions; il lui annonce le prochain départ de plusieurs allés de la Charité pour Arras; il indique les qualités que doivent avoir les postulantes et celles qu'il exige des aspirants qui veulent entrer dans la Compagnie; ceux-ci doivent, s'ils ne sont tout à fait pauvres, apporter de quoi s'habiller la première fois; il termine par quelques nouvelles relatives aux missionnaires de Rome , de Gênes et de Varsovie. II, 117.— Il le prie d'user d'un grand discernement pour le choix des postulants qu'il envoie à Saint-Lazare, et de ne pas se laisser influencer par les sollicitations; il estime qu'il faut user de beaucoup de précautions pour n'être pas trompé, et il recommande de les faire toujours com-

poser en sa présence et d'envoyer leurs compositions à Saint-Lazare, avec des notes exactes sur leurs mœurs, âge, santé, qualhés, etc.

i5o. — Il le blâme d'avoir fait imprimer un travail à la louange de la Compagnie comme d*une chose fort opposée à l'humilité; il le prie de ne plus rien faire qui regarde la Compagnie sans l'en avertir auparavant; enfin, il l'exhorte à la pratique de l'humilité par divers exemples. 1 53. — Il le blâme d'avoir accepté la cure de Saint- Jean, à Arras, et il lui indique les raisons pour lesquelles, après avoir consulté son conseil, il ne peut ratifier cette acceptation. 21 5. — Il lui indique les conditions que doivent remplir, les qualités que doivent posséder, les filles qui se présentent pour être admises dans la Compagnie des filles de la Charité.

DéMON. ff Le démon peut aboyer, mais non pas mordre; il peut faire peur, mais non du mal. » I, 289.

Dehurard, seigneur de Saint-Julien, trésorier dç France. Saint Vincent le prie de rendre ses bonnes grâces à son second fils , qui , ne se sentant nullement porté vers l'état ecclésiastique, a résigné un bénéfice et se propose de se marier; il le supplie de ne pas le déshériter. II, Denoual (Anne), fille de la Charité, à Narbonne. Saint Vincent remercie Dieu de l'avoir fait triompher de l'aversion qu'elle éprouvait pour une de ses sœurs, et d'avoir changé cette antipathie en affection;- il lui adresse divers avis particuliers. II, 438.

Desbordes, conseiller au parlement.

Saint Vincent lui expose les rai-

sons qui Tempêchent de poursuivre un procès. II, 2g 3. — Il refuse d'autoriser M»« Col Ion à visiter le monastère de la Visitation. Il ajoute qu'il a fait la même réponse à d'autres dames I à des princesses, et même à des princesses du sang.

Desclaux (Jacques), évêque de Dax de 1639 à i658. Saint Vincent lui écrit au sujet d'un bénéfice en vue d'un établissement de missionnaires dans son diocèse. I, 221. — Il lui exprime ses sentiments de respect et d'obéissance; il lui dit que la peste qui sévit à Rome a retardé l'affaire dont il avait chargé les missionnaires de poursuivre la conclusion ; il lui donne des nouvelles d'une personne qui a étudié au séminaire des Bons-Enfants. II, Desdames (Guillaume), prêtre de la Mission, né à Rouen en 1622. Saint Vincent compatit à. ses afflictions, tant spirituelles que corporelles; il le prie de veiller à sa conservation ; il lui apprend que la peste sévit à Gênes, et la maison des missionnaires leur a été prise pour 7 iriettre ceux qui seront atteints de la contagion. 11^ 164. — Il le félicite de sa constance inébranlable au milieu des diverses afflictions qu'il a souffertes : la guerre, la peste, la famine, malgré lesquelles il est resté au milieu du troupeau que lui avait commis la Providence; il lui fait part de ses inquiétudes sur la santé de M. Duperroy, et lui annonce que le frère Barreau a été jeté en prison par les Turcs. 166.

— Il lui offre ses souhaits de nouvelle année, et il remercie Dieu de lui avoir donné une fermeté et une constance qui sont un exemple

pour toute la Compagnie; il espère que sa vertu, de plus en plus fortifiée par Dieu , servira de fondement immuable à la mission de Pologne. 225. -* Il lui dit combien est grande la douleur que lui cause la mort de M. Ozenne; il lui montre les difficultés que présenterait actuellement un établissement à Cracovie; il croit que le moyen de fournir de bons missionnaires à la Pologne serait de réunir une douzaine de jeunes Polonais pour former un séminaire interne; il nomme M. Desdames supérieur, et lui envoie les actes qui le présentent pour la cure de Sainte- Croix à Mgr de Posnanie. 270.

^ Il l'encourage dans la peine que lui cause son inaction forcée ; il lui promet de nouveaux ouvriers, lorsqu'il aura de quoi les entretenir et l'occasion de les occuper. 3i3.

— Il le prie de s'abandonner à la conduite de la Providence, qui permettra le développement des œuvres lorsque le moment sera venu. 317. — il lui exprime sa reconnaissance pour les bienfaits accordés par le roi et la reine de Pologne aux missionnaires de ce pays ; il montre le prix d'un bon missionnaire : Dieu seul le peut former ; il faut donc lui demander d'envoyer de bons ouvriers à sa vigne. 342.

— Il remercie Dieu et la reine de Pologne de ce que celle-ci a fait attribuer un bénéfice aux missionnaires de Varsovie; il énumère les fruits qui résulteraient de la fondation d'un séminaire; il cite un témoignage de Mgr de Cahors sur les séminaires ; il annonce un prochain départ de missionnaires pour Madagascar; il demande des prières pour eux et pour M, Le Vacher de

Tunis, exposé à la peste. 87 1. ^ Il lui dit quUl ne peut assez louer Dieu pour toutes les bonnes choses qu^il lui a mandées : les progrès des armées royales de Pologne, la perfection croissante de la reine, le désir d'un bon prêtre français d'entrer dans la Compagnie, enfin la guérison de M. Duperroy; mais il refuse de le décharger de ses fonctions de supérieur. 405. — Il promet de lui envoyer au printemps quelques prêtres, un frère et des religieuses ; il souhaite que la cour revienne à Varsovie avec la paix ou la victoire ; il lui apprend le prochain départ de plusieurs missionnaires pour Madagascar.

422. — Il le prie de faire tout ce qu'il pourra pour se bien porter mais il refuse de le décharger des fonctions de supérieur^ lui disant de se con6er en Notre-Seigneur, qui exercera en lui et par lui toutes les vertus nécessaires au supérieur. 429. — Il se réjouit de le savoir en bonne santé, mais s'afflige de la nouvelle agression àts Moscovites contre la Pologne ; il lui apprend que M. Portail et M^i« Le Gras sont très gravement malades. 435. — Il lui dit qu'il a été bien aise de voir l'état de son temporel et les succès qu'il a obtenus; il l'engage à s'occuper au plus tôt d'unir à la Compagnie le bénéfice de Vitkiski, et il lui indique la marche suivie en France m pareil cas ; enfin, il lui annonce la mort de M. l'abbé de Chandenier de Tournus, dont il fait l'éloge.

449. — Il lui exprime sa joie de l'extension de la Compagnie : on lui demande des hommes de tous côtés, mais elle en manque; il ajoute que les fonctions des prê-

tres de la Mission ont paru si belles, qu'elles ont excité l'émulation d'autres Compagnies. 4 53.

Desgraves. Son serment de ne plus

accepter de duel. II, 84.

Dbu (Louis), prêtre de la Mission, né en 1624 au village de Frenaye, au diocèse du Mans. II, 298.

Diable. Le diable trompe les bonnes âmes en les incitant à faire plus qu'elles ne peuvent, afin qu'elles^ ne puissent rien faire; tandis que l'esprit de Dieu incite doucement à faire le bien que raisonnablement on peut faire, afin qu'on le fasse persévéramment et longuement. I, 23.

Difficultés. Nous n'en manquons jamais, avec qui et en quelque lieu que nous soyons; les supporter pour l'amour de Dieu. I, 73.

DiNET (le P. Jacques), de la Compagnie de Jésus, né à Moulins en i58o, fut recteur des collèges d'Orléans, de Tours^ de Paris et de Reims, provincial de France et de Champagne, et confesseur de Louis XIII et de Louis XIV. Il éuit intimement lié avec saint Vincent.

Le saint lui demande des exemplaires de la lettre adressée au Pape par les évêques de France, et lui cite les noms de plusieurs prélats dont il espère recueillir la signature et de plusieurs autres qui ne lui ont point répondu.

Directeur. Qu'il faut recourir à son directeur avec confiance, lui ouvrir son cœur avec simplicité et sincérité, « mais courtement, avec désir d'en profiter et résolution de s'en tenir à ce qu'il dira. 1 II, 109.

Direction. Il faut honorer la direction de Notre-Seigneur en la personne de son supérieur^ l'estimer,

l'affectionner et lui obéir en cette qualité. I, 73.

Direction spirituelle, c Cestun lieu de conseil dans les difficultés, d^encouragement dans les dégoûts, de refuge dans les tentations, de force dans les accablements, enfin cVst une source de biens et de consolations quand le directeur est bien charitable^ prudent et expérimenté.i

Discours. Notre -Seigneur bénit le discours qu^on fait en parlant d'un ton commun et familier, parce qu'il a lui-même enseigné et prêché de la sorte. Cette manière^ qui est plus naturelle, est aussi plus aisée que l'autre, qui est forcée, et le peuple la goûte mieux et en profite davantage. I, 67.

DoLiVET (Julien), prêtre de la Mission, né Erréac, diocèse de Saint- Malo. Comme il était gravement malade à Âgde, saint Vincent écrivait à M. Durand, son supérieur, qu'il était grandement affligé de le savoir en cet état, et le priait de ne rien épargner pour le conserver.

Domestiques. « Il les faut beaucoup honorer et traiter doucement, cordialement et fort respectueusement, et surtout leur dire parfois quelque chose de Dieu. • I, 53.

Domino. Capuchon noir dont les chanoines se couvrent la tête. I, 33.

Doutrblet (Michel), frère de la Mission, né en 1626 k Rouen. Il avait fait des vœux en 1646, et il hésitait à les renouveler. I, 264.

DucHOT, chanoine de Bayeux. Saint Vincent le remercie de ce qu'il veut bien appeler les missionnaires à Notre-Dame-de- la-Délivrance ; il accepte de se charger de ce pèlerinage. II, 172.

DucouRNAU (Bertrand), frère de la Mission, né en 1614 au bourg d'Âmou, près de Dax. II fut pendant seize ans le secrétaire de saint Vincent. Sa lettre à M. de Saint-Martin, chanoine à Dax ; comment le touchant récit de la captivité de saint Vincent est parvenu jusqu'à nous. I, i.

Duels. Efforts de saint Vincent pour Tabolition des duels. Il charge M. Jolly, supérieur à Rome, d'obtenir un bref contre les duellistes.

DuFOUR (Antoine), prêtre de la Mission, né en i6i3 à Montdidier.

Saint Vincent l'affermit dans la fidélité à sa vocation ; excellence des règles; M. Dufour les observe exactement; supériorité de la vie apostolique sur la vie contemplative. I, 247.

DuFouR (Claude), prêtre de la Mission, né en 1618 à Allanche, diocèse de Clermont, mort à Madagascar en i656. Le saint le dissuade de céder à la tentation de se faire chartreux. I, 2o3. — Il le félicite de rester attaché à sa vocation , et lui peint l'émotion du prieur de la Chartreuse du Mont- Dieu pendant une ordination à Saint-Lazare. 21 S. — Il lui annonce que le départ pour Madagascar est encore différé; il l'engage à s'y préparer; les pouvoirs sont arrivés de Rome; il ne doit donc plus songer à se faire chartreux, mais s'offrir à Dieu ff comme un ouvrier qu'il appelle à un emploi le plus relevé, le plus utile et le plus sanctifiant qui soit sur la terre; v il le détourne de faire le pèlerinage de Notre-Dame-de-Liesse à cause des dangers. 416.

DuGuiN, prêtre de la Mission, né

en Hibernie en 1620. En 164g, il accompagna sur le continent le frère Patriarche^ qui était affiigé d*un dérangement d'esprit. I, a86.

DuLTs^ prieur de Notre-Dame-<^es- Trois-Épis, en Alsace. Saint Vincent le remercie de ce qu'il veut établir en son prieuré les prêtres de la Mission. Il ne peut en donner qu'un seul pour commencer ; il lui adjoindra un autre prêtr^ qui ne sera pas de la Compagnie,^ mais qui pourra faire les prédications dans la langue du pays.

Toutefois, ayant de rien conclure, il désire savoir quelles conditions seront imposées aux missionnaires.

DuPBRROY (Nicolas), prêtre de la Mission, né en 1623 au village de Maulévrier, près Caudebec, au diocèse de Rouen. Saint Vincent lui fait part des craintes que lui ont causées la maladie de M. Desdames, les dangers des missionnaires de Varsovie, durant le siège de cette ville; il le remercie de son dévouement à son confrère, et lui annonce l'entrée de son frère au séminaire interne de Saint-Lazare. II, io3. — Il lui exprime sa douleur de le savoir malade, et supplie la divine Bonté de le fortifier de plus en plus; il souhaite qu'il revienne en France, si son état le permet et si M. Ozenne n'y voit pas d'obstacle; il lui annonce que son frère, qui était à Montmirail , vient de se retirer de la Compagnie à cause du mauvais état de sa santé. i63. — Il l'encourage à supporter ses souffrances, par la pensée que Dieu veut faire de lui un grand saint, puisqu'il le mène par la voie de la plus crucifiante de toutes les croix. 18 1.

— 11 bénit Dieu des sentiments

qu'il lui inspire et du bénéfice que la reine a mis entre ses mains pour « donner moyen à la Compagnie de servir les peuples; » il l'exhorte à la patience et le félicite de son éloignement pour le monde. 400.

Dupont (Louis}^ prêtre de la Mission, né à Nemours, diocèse de Sens, en 16 19. Saint Vincent l'exhorte à se mettre à la disposition de Mgr de Tréguier, et lui souhaite la grâce de Dieu pour établir l'union dans sa maison au moyen de l'humilité ; il lui prescrit de voir les lettres qui sortent de sa communauté et celles qui viennent du dehors, excepté celles qui sont adressées au supérieur général ou écrites par lui aux membres de la Compagnie.

II, 76. — Il lui prescrit de ne pas envoyer de postulants à Saint-Lazare sans les avoir éprouvés pendant quelque temps ^ et surtout sans avoir consulté le supérieur général, auquel il faut faire connaître les qualités physiques et morales des sujets, et dont il faut attendre la réponse. 232. — Il le remercie de son intention de procurer à la Compagnie deux bénéfices; mais il lui rappelle que, s'étant donné à Dieu comme il l'a fait, il ne peut ni recevoir ni retenir des bénéfices, surtout à la charge d'âmes; il ajoute que son désir d'aller en son pays pour y avoir plus de santé est un piège de l'esprit malin qui lui ferait quitter un bien présent et véritable pour un bien apparent et incertain. 245.

Dupont -FouRMiER, avocat à Arras.

Saint Vincent le dissuade d'aspirer à réiat ecclésiastique et lui expose les motifs du conseil qu'il lui donne.

II, 3o8.

DupoRT (Nicolas), prêtre de la Mis-

sion, né en 1619 à Soissons. Saint Vincent lui dit que les ravages de la peste à Gênes Taffligent au dernier point; il lui prescrit de renouveler au cardinal Durazzo Poffre que M. Blatiron lui a déjà faite de la famille en général et de chacun en particulier, pour Tassistance spirituelle des malades, mais il le prie en même temps de ne pas prévenir l^ppel du prélat et de ne pas s^exposer sans un ordre de lui. II, 170.

— Il exprime sa joie d^apprendre que les missionnaires se sont offerts au cardinal pour assister spirituellement les malades; il faut maintenant quMls attendent patiemment l'heure où leur charité sera appelée à s'exercer. 173.

DupuiCH (François), prêtre de la Mission^ né à Arras en 161 6. Saint Vincent lui dit que les raisons qu'il apporte pour être déchargé de la supériorité le confirment dans la résolution de la lui donner tout à fait ; il lui envoie donc la lettre qui rétablit le supérieur de la communauté de Troyes. II, 2 38.

Durand (Antoine), prêtre de la Mission, né en 1629 à Beaumont-sur- Oise, diocèse de Beauvais. Saint Vincent lui souhaite l'esprit d'oraison, car Poraison est un grand maître pour un prédicateur; il Texcite à la confiance en Dieu, qui ne permettra pas que^ par suite de la disette, il manque du nécessaire; il lui prescrit d'honorer et servir les religieux, quoiqu'ils ne lui rendent pas toujours la réciproque; il s'afHige grandement de la grave maladie de M. Dolivet. II, 2o5. — 11 lui trace la conduite à tenir, soit dans ses rapports avec ses confrères, soit pour la solution des affaires importantes, soit pour les ca <* ù l'on vou-

drait l'obliger à faire quelque chose qui ne serait pas conforme à la fin de l'Institut. 228. — Il lui dit combien le support et la patience sont nécessaires aux supérieurs, car les supérieurs qui veulent bien faire leur devoir de parole et d'exemple ont beaucoup à souffrir de leurs inférieurs, même des meilleurs; il l'engage à prier le confrère dont il a à se plaindre de l'avertir de ses défauts^ et, de temps à autre,- à déclarer à sa communauté qu'il trouve bon d'être averti par son admoniteur. 298. — Il s'afflige d'apprendre que deux membres de la maison d'Agde , M. Bris jonc et le frère Thierry, songent à quitter la Compagnie, et il envoie le premier à la Rose et le second à Cahors; il dit que la vertu a deux vices à ses côtés, le défaut et l'excès, mais que Texcès est louable en comparaison du défaut et doit être plus supporté.

352. — Il l'encourage à souffrir les croix dont cette vie est parsemée ; il lui trace la conduite à suivre pour obtenir les lettres patentes du roi, absolument nécessaires à la fondation du séminaire d'Agde. 38 1.

Durazzo (le cardinal), archevêque de Gênes. En son nom et au nom de toute la Congrégation, saint Vincent le remercie de ses bienfaits envers les missionnaires ; il attribue leurs succès aux vertus du cardinal, et lui souhaite de longues années et l'accomplissement de tous ses vœux. I, iSç. — Il prescrit à M. Blatiron d'exposer au cardinal les raisons pour lesquelles les prêtres de la Mission se lient par des vœux, ainsi que la réfutation des objections qu'on avait faites contre ces mêmes vœux. II, i3. "-Il dit au

prélat qu'il ne trouve pas de termes assez énergiques pour lui exprimer sa reconnaissance; il le remercie spécialement de l'achat d'une maison destinée aux missionnaires à Rome, et demande à Notre-Seigneur de le conserver longuement pour le bien de la sainte Église.

DuROT (Nicolas), prêtre de la Mission, né au bourg d'Oisemont, diocèse d'Amiens. Il est envoyé à Richelieu. I, 63. — Saint Vincent lui écrit à Toulouse qu'il regrette de ne ravoir pas vu à Richelieu ; il le félicite d'être avec M. de Sergis; il rengage à être bien docile et à pratiquer la charité. 72.

DussiN, oncle de saint Vincent, auquel celui-ci demande de l'aider à s'acquitter envers ses créanciers.

DuvAL (André), docteur en Sorbonne, ami de saint Vincent, qui l'avait consulté au sujet des vœux de sa Compagnie. I, 224.

Elbêne (Barthélémy d'), évêque d'Agen de i655 à i663. Saint Vincent lui présente ses hommages et se met à sa disposition pour l'exécution d'une fondation. I, 304.

Emplois. « C'est à la divine Providence à nous appeler aux emplois pour lesquels elle nous a donné quelque talent. > II, 241.

Entrée. Saint Vincent écrit à un évêque qu'il ne peut, en conscience, autoriser l'entrée des dames de Bouillon au monastère de la Visitation. Les autorisations de ce genre sont prohibées par le concile de Trente^ hors le cas de nécessité; il ajoute qu'il les a déjà refu-

sées à un grand nombre de dames, et notamment à M"« la princesse de Carignan, laquelle ne lui pardonnera jamais ce refus. Toutefois, si l'évêque le lui commande, il accordera la permission. Il,

Enterrement des pauvres. Les dames de charité doivent assister à l'enterrement des pauvres de leur paroisse. I, 24.

Épernon (le duc d') voulait faire nommer M. Vincent évêque. I, 3.

EscART (Pierre), prêtre de la Mission, né en 161 2 à Vouary-en-Vallin, dio cèse de Sion, en Suisse. Saint Vincent, après lui avoir exprimé son affection et s*être recommandé à ses prières, l'exhorte à modérer son zèle et à agir avec condescendance et douceur. I, 87. — Il l'engage à ne pas entreprendre un voyage pour visiter sa famille, mais à imiter ' l'exemple de saint François Xavier qui, s'en allant aux Indes, passa près de ses parents sans leur rendre visite. 95. — Il l'exhorte à éviter de blâmer son supérieur, comme certains disciples blâmaient Notre- Seigneur, n'ayant pas reconnu d'abord l'esprit dans lequel il agissait; il le prie de faire oraison sur cette lettre. 98. — Il le félicite d'être revenu à de meilleurs sentiments. 114.

Esprit d'humilité. Il consiste principalement à nous tenir dans une continuelle attention et disposition de nous humilier incessamment, en toutes occasions, tant intérieurement qu'extérieurement. I, 36. — Notre-Seigneur nous le donnera si nous le lui demandons. 37.

Estrades (Mgr Jean d'), évêque de Condom de 1647 à 1660. Le saint l'a prié de permettre au père Rivet,

qui était auprès de sa personne, de rentrer dans la Congrégation. I,

Etienne (Nicolas), prêtre de la Mission, né à Paris en 1634, assassiné à Madagascar, en 1664, par Dian Manangue. Saint Vincent lui témoigne sa reconnaissance pour l'offre qu'il a faite à la Compagnie d'un prieuré situé au diocèse de Chartres^ et dont M. Leferon, son onde^ à qui il appartient, consent à se dessaisir. Toutefois il remet à plus tard la réponse définitive, « afin de donner lieu à Notre- Seigneur de manifester ses volontés. • II, 56. — Il le loue de s'être comporté avec sagesse et modération dans une circonstance difficile; il lui indique quelle devra être, à Madagascar, sa manière d'agir à l'égard du maréchal de La Meilleraye et de la Compagnie des Indes; il le charge de la direction des missionnaires qui partent avec lui. 409. — Il lui écrit au sujet du différend survenu entre le maréchal de La Meilleraye et la Compagnie des Indes. 41 3.

Étude. La meilleure étude, c'est de travailler à la vertu ; il n'en est pas de plus utile à soi-même et aux autres. I, 33g.

ÉvÊQUES DE France. Saint Vincent les invite à signer une lettre au Souverain Pontife pour lui demander de se prononcer dans la question du jansénisme. I, 368.

Fabert (le maréchal). Il fait serment de ne plus accepter aucun duel.

Fate bek, fratelli. Faites bien, frères. Nom vulgaire d'un hôpital

tenu par les frères de Saint-Jeande-Dieu à Rome. I, 9.

Favier^ lieutenant général du bailliage de Toul. Saint Vincent lui témoigne sa reconnaissance pour les démarches qu'il a faites dans le but de confier aux prêtres de la Mission le pèlerinage de Notre-Damedes-Trois-Épis^ au diocèse de Strasbourg, mais il attendra le bon plaisir de Dieu, qui se manifestera par ceux qui ont puissance d'y appeler la Compagnie. II, 348.

Fay (M"e du), dame de la Charité très zélée. I, 21. — Saint Vincent l'engage à se faire traiter soigneusement pour recouvrer ses forces, et à les bien ménager après pour servir Dieu ; avantages des souffrances. i33.

FÉLICITATIONS. Saint Vincent adresse ses félicitations à un évêque nouvellement élu. I, 269.

FÉNELON (Antoine de Salignac, marquis de), fils de François et de Marie de Bonneval, était né en 162 1.

Après avoir été un furieux duelliste, il fit serment, entre les mains de M. Olier, dans l'église Saint- Sulpice, le jour de la Pentecôte, de n'accepter aucun duel, et -d'en détourner les autres. II, 84.

Feydin (Nicolas), prêtre de la Mission^ né en 1620 à Allanche, au diocèse de Clermont en Auvergne.

Saint Vincent le félicite de son désir d'aller prêcher l'Évangile à Madagascar, et lui annonce qu'il le choisit pour cette mission, avec le frère Etienne et M. Boursades; il l'engage à donner sa confiance à M. Bourdaise, dont il fait l'éloge.

it, 377.

Filles de la Charité. Elles continuent la charité que Notre-Scigneur exerçait sur la terre. I, 65. —

Si elles sont fidèles à leurs devoirs, elles c auront mené une vie fort sainte et, de pauvres filles, elles deviendront de grandes reines au ciel. » 67. — Saiot Vincent écrit à celles de la maison de Nantes, leur rappelle Pexcellence de leur vocation, leur expose les motifs de se perfectionner dans leur saint état, Tutilité des tentations et en particulier de celles qui viennent de rintérieur de la famille, et leur indique les moyens d'en triompher.

Fin principale de la Congrégation de la Mission ; l'instruction du peuple de la campagne. I, 327.

Finesse du diable. Il fait entrevoir aux gens de bien une plus grande perfection, pour leur faire quitter celle où Dieu les veut. I, 204.

Flacourt (de), gouverneur de Madagascar au nom de la Compagnie des Indes, ou Compagnie d'Orient.

Saint Vincent lui demande des renseignements sur un départ pour Madagascar, ajoutant qu'il va y envoyer le frère Etienne. II, 373.

Fleury (l'abbé de), docteur en Sorbonne, confesseur de Marie de Gonzague, reine de Pologne, à laquelle il avait été désigné par les solitaires de Port-Royal; il avait fait bon accueil aux prétresde la Mission à leur arrivée en Pologne. I, 394. — Saint Vincent lui exprime sa joie de l'heureux accouchement de la reine de Pologne; il lui dit que les missionnaires sont prêts à partir; ils n'attendent qu'un ordre de la reine. 333.

r- (Antoine), prêtre de la Mission, né àBuller, diocèse de Sion, en 1624.

Saint Vincent lui représente le bonheur qu'il a de faire ce que Notre-Seigneur a fait : évangéliser

les pauvres ; il bénit Dieu du succès qu'il accorde à ses efforts; enfin il le prémunit contre les pièges que le démon pourra lui tendre, soit du côté du monde, soit du côté de ses parents, soit enfin du côté de ses occupations, par la fréquente répétition des mêmes choses. Il, 290.

Foix (gouverneur du comté de). Voy.

Trois- Villes.

Fondinare (Pierre de), prêtre de la Mission, né au Havre en 1621, sortit de la Congrégation en 1648.

Fontaine (Louise-Eugénie de], supérieure du monastère de la Visitation de Paris, rue Saint-Antoine.

Le saint fait son éloge. I, io5.

Fontenay-Mareuil (marquis de), ambassadeur de France à Rome, en 1647. Saint Vincent recommande à M. Aimeras de le faire agir pour obtenir du Saint-Siège l'approbation des vœux et règlements de la Compagnie. I, 268.

Fonteneil (de), chanoine de Saint- Seurin, à Bordeaux, grand ami de saint Vincent. Le saint le remercie pour les services qu'il rend au pauvre peuple et, dans l'occasion, aux missionnaires. I, 43. — Il est prié de dissuader le frère de saint Vincent d'un voyage à Paris. 46.

Fosse (Jacques de La), prêtre de la Mission, né à Paris en 1621. Saint Vincent lui exprime sa surprise de le voir hésitant sur sa vocation, après dix-huit ou vingt ans passés dans la Compagnie; il lui représente les raisons pour lesquelles il doit repousser la tentation de la quitter. 11,279.

FouQUET (François), évêque d'Âgde (i 643-1 656), avait demandé des filles de la Charité pour les villes d'Agde et de Pézenas. II, 87.

— (Louis), évêque d'Agde, de igSS à 1702. Saint Vincent lui représente que les missionnaires ne prêchent pas dans les campagnes pendant les trois mois d^été; il lui enverra donc en octobre, sUl veut attendre jusqu'à cette époque, le missionnaire qu'il a demandé pour diriger une mission à Vézelai ; que s'il veut absolument faire donner cette mission de suite, il va écrire à M. Thollard de se tenir prêt à partir. II, 364.

— Procureur général. Saint Vincent le remercie de la protection qu'il a offerte à la Compagnie pour la défense de quelques intérêts. II, 47.

Four (du). Son serment de ne plus accepter aucun duel. II, 83.

FouRNiBR (François), prêtre de la Mission, né à Laval en 1625, devint secrétaire de la Congrégation sous M. Âlméras, qui fut élu supérieur après la mort de saint Vincent.

Il est l'auteur de la Vie attribuée jusqu'à ce jour à Âbelly. II, 3o8.

Francillon (François), frère de la Mission, né en 1621, à Ceaux, diocèse de Poitiers, accompagna M. Guérin à Tunis, et mourut victime de la rage des Turcs, qui l'attachèrent à la bouche d'un canon.

François de Sales (saint), évêque de Genève. Guérison miraculeuse opérée par l'application d'un morceau de son rochet. I, i5.

Gallais (Guillaume), prêtre de la Mission, né en 161 5 à Plouguenas, diocèse de Saint-Brieuc. I, 197.

Gakbart (Adrien), né en 1600 au diocèse de Noyon, fut, sans appartenir à la Congrégation, un des

premiers compagnons de saint Vincent, qui le donna pour confesseur au deuxième monastère de la Visitation. I, 408.

Garcireux (Françoise de), fille de la Charité, à Alet. Saint Vincent l'exhorte à ne pas s'attribuer la gloire de ses bonnes œuvres, mais à la rapporter à Dieu, à préférer la confusion à la louange, à « être ferme aux petites pratiques de la Compagnie. » II, 467.

Gaudoin (MeUhior), frère de la Mission, né en 1620 en la paroisse de Surcamps, au diocèse d'Amiens.

Saint Vincent l'autorise à prononcer ses vœux entre les mains de M. Laudin. II, 463.

Gantier (Aubin), frère de la Mission, né en 1627 à Espeaune, en Beauce.

Saint Vincent le remercie des nouvelles qu'il lui a envoyées, concernant la mission de Turin; il lui recommande de bien soigner son supérieur, M. Martin ; il lui dit qu'il peut porter à la poste, sans le dire à son supérieur, les lettres que les missionnaires lui apportent et qui sont adressées au supérieur général. II, 358.

Gautier (Denis), prêtre de la Mission, né à Langres en 1610. Saint Vincent lui fait part des épreuves des missionnaires atteints de la peste à Tunis et à Alger, et notamment de la mort de M. Guérin, enlevé par le fléau ; il ajoute que la dernière conférence du vendredi soir a roulé sur les vertus de ce saint missionnaire. I, 25o.

Gayon. Nom d'un frère de saint Vincent. I, 14.

Gentil (Mathurin), prêtre de la Mission, né en 1604 au bourg de Brou, diocèse de Chartres. Saint Vincent lui recommande d'éviter,

en sa qualité de procureur, de faire de mauvais effets dans les corps et dans les esprits en donnant une mauvaise nourriture; il le prie, au contraire, de tâcher « de donner de bon pain, de bonne viande, et de ne pas vendre le meilleur vin pour donner le pire. » 11^ 404.

Gbt (Firmin), prêtre de la Mission, né en 1621, à Cheppy, diocèse d'Amiens ; fut supérieur de la maison de la Mission à Marseille. I, 197. — Saint Vincent lui exprime le désir de se décharger des consulats de Tunis et d'Alger, et le prie de s'informer c secrètement s'ily aurait quelque marchand de Marseille qui voulût prendre lesdits consulats et en rendre certaine somme par an aux prêtres de la Mission > qui seront dans ces parages. II, 16. — Il lui écrit qu'il ne permet pas à M. Beaudoin, sous prétexte du dépérissement de sa santé, d*aller passer six mois dans sa famille; mais il l'autorise, s'il le veut, à se rendre à Notre-Dame de la Rose, au diocèse d'Agen, où la Compagnie a une maison dont le supérieur, M. Chrestien, le recevra volontiers. Sy, — > II lui annonce le départ de deux missionnaires, MM. Admirault et Âsselinier ; ils lui porteront l'un des deux ouvrages qu'il a demandés, mais non pas l'autre, publié par Port-Royal, car f une telle source, n'étant pas nette, donne sujet de craindre qu'il y ait quelque danger à boire dans les ruisseaux qui en procèdent. » 127. — Il est sensiblement touché des traitements rigoureux infligés aux consuls de Tunis et d'Alger, et il est aussi fort en peine de MM. Le Vacher, dont l'un est à Tunis et l'autre à Alger; il le prie de chercher par quelle

voie il pourrait donner un peu de consolation à ses confrères affligés.

168. — Il le prie de nouveau de lui faire connaître quel progrès le séminaire de Marseille a fait en la science et la piété ; il lui apprend que la ville de Varsovie a été « derechef assiégée, prise et pillée par les Suédois, » et la mission de cette ville ruinée; enfin il a reçu de Nantes la nouvelle que MM. Dufour, Prévost et de Belleville, partis pour Madagascar, auraient péri, le dernier au cap Vert, et les deux autres à leur arrivée au lieu de la mission. 182. — Il lui annonce que le duc de Richelieu doit faire des démarches pour obtenir aux administrateurs de l'hôpital de Marseille le droit de prendre les médecins et chirurgiens qu'ils jugeront à propos; il lui déclare qu'il ne peut, du moins pour le moment, le décharger de ses fonctions de supérieur c sans foire grand préjudice à la maison et aux affaires dont il a le soin. » 212. — > Il lui mande de ne pas présenter ses comptes à M. le prévôt Bausset jusqu'à nouvel ordre; il blâme la conduite des consuls d'Alger et de Tunis, MM. Barreau et Le Vacher, qui ont contracté des engagements qu'ils ne peuvent remplir ; il lui annonce que les missionnaires viennent d'être autorisés par un bref à lire certains livres défendus, mais ils doivent montrer ce bref aux évêqucs des lieux où ils sont, et obtenir la permission expresse du supérieur général. 229. — Il lui dit qu'il ne peut exprimer sa douleur des nouvelles avanies infligées par les Turcs au frère Barreau ; il demeure d'accord qu'il le faut rappeler, mais non abandon-

ner Tœuvre, car un missionnaire semble nécessaire en ce pays-là pour fortifier les esclaves en tout temps; il lui parle de différentes questions pécuniaires et lui annonce la mort de M. Senaux, dont il fait l'éloge. 234. — Il lui dit qu*il Ta envoyé à Montpellier parce qu'il pensait que tout était disposé ; la Compagnie ne s'engage jamais pour un temps déterminé; si Dieu la veut à Montpellier, il trouvera bien le moyen de Ty affermir; il lui souhaite les forces de corps et d'esprit pour la conduite et le succès de son œuvre.

334. — II le prie de prendre patience, peu à peu il trouvera de la facilité aux choses qui lui paraissent maintenant obscures. 383.

— (Nicolas), prêtre de la Mission, né à Cuppy, diocèse d'Amiens, en 1637.

GxcQUEL (Jean)^ prêtre de la Mission, né en 1617 à Meneiac, diocèse de Saint-Malo. Le saint l'exhorte à se donner à Dieu c pour agréer toute sorte d'emplois » : il le prie d'apporter ses soins aux cérémonies qui « sont grandement recommandées dans les Écritures, » et de les faire telles qu'elles se font à Saint- Lazare. I, 288.

GOTESCALC, célèbre hérésiarque bénédictin^ né à Mayence vers 808, mort en 867, au monastère de Haut-Villiers. Ses doctrines sur la prédestination agitèrent durant un quart de siècle l'Église d'Occident.

GoNDi (Jean-François de), archevêque de Paris. I, Sg.

— (Emmanuel de), comte de Joigny, père du cardinal de Retz. Après avoir été général de toutes les galères de France^ il devint veuf et

entra à TOratoire au mois d'avril 1627; il mourut le 29 juin 1662, à l'âge de 81 ans. II, 267. — Dans un admirable élan d'humilité, le saint lui écrit que, sentant sa fin prochaine, il se prosterne en esprit à ses pieds pour lui demander pardon des mécontentements qu'il lui a donnés par sa rusticité, et pour le remercier des innombrables bienfaits que la petite Compagnie de la Mission a reçus de sa bonté.

GoNDR^B (Nicolas), prêtre de la Mission, né en 1620 à Assigny, diocèse d'Amiens, mort à Madagascar en 16^9. Saint Vincent annonce à M. Nacquart que M. Gondrée sera son compagnon dans la Mission de Madagascar. I, 234.

GoNZAGUE (Marie de), reine de Pologne. Saint Vincent lui annonce l'envoi de quatre missionnaires ; il lui retrace les heureux résultats des séminaires en France, et il espère que l'archevêque de Wilna voudra bien en faire l'expérience dans son diocèse; il ajoute que plusieurs filles de la Charité sont prêtes à partir pour la Pologne au premier ordre, ainsi que plusieurs filles de la Visitation. I, 384. —Il lui offre l'expression de sa profonde gratitude pour tous les bienfaits accordés par elle et par le roi^ son époux, soit à la Mission, soit aux missionnaires, et notamment pour l'achat d'une maison devant servir à leur établissement, et pour l'assignation d'un revenu considérable destiné à leur subsistance. 453. — Il la remercie d'avoir donné à la maison de Varsovie le bénéfice de Clakitzi, comme aussi d'avoir destiné un grand hôtel pour y faire élever des jeunes filles pauvres; il

admire qu^elle travaille de ses mains pour vêtir les pauvres. Il,

Goux (Jacques Le), prêtre de la Mission, ne en i633 à Delcon^ diocèse du Mans. Saint Vincent remercie sa mère du consentement qu^elle donne à l'entrée de son fils dans la Congrégation de la Mission. II, x x5.

— (M»e Le), mère de M. Le Goux, prêtre de la Mission. Saint Vincent la remercie de l'oblation qu'elle fait à Dieu de son fils^ en lui permettant volontiers de se fixer dans la Compagnie ; il Tassure que quand même il viendrait à se retirer, la Compagnie ne réclamera jamais rien pour son entretien et sa nourriture. II, II 5.

Grâce. La grâce se trouve dans les tribulations. Il, 81.

Grandmont (Ordre de). Cet ordre fut fondé vers 1076 par saint Etienne, dans Tabbaye de Limousin, au diocèse de Limoges. Saint Vincent s'excuse auprès du supérieur général de ne pas lui avoir envoyé plus tôt une lettre du roi. Il le prie de conférer un prieuré vacant de son ordre, au diocèse de Lodève, à un de ses religieux, nommé le père Fromont, afin qu'il fasse revivre la primitive observance. I, 403.

Gras (M"» Le), née Louise de Marillac, fondatrice des filles de la Charité. Comment elle doit se conduire personnellement en l'absence de saint Vincent. I, 17. — Le saint la prie de ne pas se mettre en peine du sentiment ou du dissentiment de son fils pour la communauté de Saint-Lazare, mais de le livrer au vouloir et non-vouloir de Notre- Seigneur. 20.— Avis pour un voyage qu'elle doit faire; établissement d'une confrérie Je charité ; un mot

sur sa vocation. 22, — Modération dans le zèle; règles de conduite pour la trésorière des dames de Charité et pour l'enterrement des pauvres; conseils sur l'humilité. 23.

— Conseils de soumission, d'obéissance, d'humilité envers Mgr de Chftlons. 28. — Consolations du refus qu'elle a essuyé de l'évêque de Châlons d'être autorisée à instruire les filles. 29. — Désirs qui semblent selon Dieu et ne le sont pas ; honorer la tranquillité du cœur de Notre-Seigneur. 47, — Grandeur des œuvres des filles de la Charité ; conseils pour bien passer le temps de leur voyage ; ce qu'elles auront à faire, arrivées à Richelieu* 65. — A l'occasion d'un danger auquel Mii« Le Gras avait échappé, le saint lui rappelle que l'on doit vivre de façon à n'être pas surpris par la mort, et lui dit qu'elle a un f nouveau sujet d'aimer Dieu plus que jamais ». 142. — Il lui envoie une lettre des administrateurs de l'hospice de Nantes, qui demandaient de filles de la Charité. 166. — Il lui apprend l'insuccès de la démarche qu'il a faite auprès du cardinal Mazarin, au sujet des troubles de la Fronde. 253. — Il l'engage à remercier Dieu des consolations qu'elle éprouve, et à les regarder comme l'annonce de quelque croix.

Gras (Michel Le), fils d'Antoine Le Gras et de Louise de Marillac (M"« Le Gras). Ses divers projets d'avenir^ ses études^ son mariage.

Grimal (François), prêtre de la Mission, né à Paris en i6o5. Saint Vincent lui recommande de ne pas se mêler des afiaires séculières ; motifs de cette recommandation; il

lui indique ensuite à quelles œuvres il doit s'employer. I, 143. — Il est envoyé à Agen pour l'exécution de la fondation de M. Pasquier. 804.

GuÉNÉGAUD (Henri de), né en 1609, fiit d'abord trésorier de l'Épargne^ puis garde des sceaux de i636 à 1669, époque à laquelle il fut remplacé par Colbert. Il avait été chargé d'annoncer à saint Vincent que la reine avait accordé la charge de gentilhomme ordinaire du. duc d'Anjou à une personne qu'il lui avait recommandée. I, 402.

GuÉRiN (Julien}, prêtre de la Mission, né à La Selle, diocèse de Bayeux, en i6o3. Saint Vincent lui adresse des avis pour la direction de la maison d'Annecy : donner l'exemple de l'observation des règles; être ferme dans la fin et doux dans les moyens; prendre conseil de personnes qu'il désigne. I, 134. — Il est mort de la peste, à Tunis, en 1648 ; saint Vincent fait une conférence à Saint-Lazare sur ses vertus. 25o.

— (sœur Anne- Marguerite), religieuse de la Visitation. Saint Vincent la conseille au sujet d'une fondation qu'elle doit faire pour remplir les volontés de deux bienfaiteurs, M. Leget Mm« Danfreuille; il la dissuade d'acheter une grande maison de la rue Momorgueil^ l'engageant à ne chercher qu'un logement modeste, dont le prix soit médiocre, a pour qu'elle ait de quoi le payer, de quoi l'ajuster et de quoi subvenir aux besoins nécessaires ». II, 359.

— (Mathurine), fille de la Charité.

Saint Vincent lui témoigne sa joie et sa reconnaissance envers Dieu pour le bien qu'il opère par elle;

il regarde comme une calomnie certaines accusations portées contre la sœur Marthe; il l'engage à mépriser tous les sujets d'opprobre et de confusion qui viennent de la part des hommes. II, 423. — Il lui annonce la mort de M. Portail, la maladie de Mi^e Le Gras, et l'engage à demeurer en paix, supportant avec résignation les épreuves envoyées de Dieu. 441. — Il se dit très consolé de la manière dont elle et sa compagne ont supporté la perte de M. Portail; il l'exhorte à avoir toujours en vue Notre- Seigneur, le modèle de la charité.

GuÉRisoN miraculeuse. Attestation d'une guérison opérée par l'application d'un morceau du rochet de saint François de Sales, en faveur d'une religieuse du second monastère de la Visitation à Paris.

GuESPREYRE (dc), seigneur dudit lieu, à Guespreyre. Saint Vincent lui dit qu'on ne reçoit dans les maisons de la Mission que deux sortes de personnes : celles qui désirent faire les exercices de la retraite et celles qui veulent entrer dans la Congrégation. II, 3 12.

Haran (Nicolle), fille de la Charité, à Nantes. Saint Vincent lui annonce l'arrivée de deux missionnaires, dont l'un est M. Herbron; il l'interroge, point par point, sur l'état de sa maison, et l'exhorte à donner à ses sœurs l'exemple de toutes les vertus qu'elle veut leur voir pratiquer; il lui apprend que M^^" Le Gras est malade des suites d'une chute. II, i3o. — 11 promet de faire

ce qui sera possible pour lui envoyer du renfort; il lui dit qu'elle et ses sœurs ne se mettent pas en peine lorsque leurs emplois les empêchent d*étre exactes à Toraison et aux régies; il ajoute que M. Aiméras n'étant plus en état de les aller voir, il enverra un autre missionnaire les visiter. 307.— Il lui envoie une lettre qu'elle devra remettre à M. Etienne, lors de son passage à Nantes en allant s'embarquer pour Madagascar, avec deux autres missionnaires; il lui recommande le support^ la charité fraternelle, l'union avec Notre-Seîgneur, et lui apprend que W^^ Le Gras est de nouveau souffrante. 403.

Hardemont (Anne), fille de la Charité à Hennebont. Saint Vincent lui adresse des remerciements pour M. Ëudo, son bienfaiteur, et lui exprime le chagrin que lui cause l'indisposition de la sœur Geneviève, qui est avec elle à Hennebont; il lui annonce l'envoi d'une autre sœur, et l'exhorte à c porter doucement les peines d'esprit et de corps que la Providence lui donnera ». 1, 375.— Il lui recommande de fort respecter M. Eudo et de suivre ses bons avis; d'avoir soin de ses sœurs et d'elle-même, et de vivre ensemble comme n'ayant qu'un cœur et qu'une âme. 383. — Il bénit Dieu des grâces qu'il lui a accordées et il exalte l'excellence de sa vocation, car, c en faisant ce qu'elle fait, elle accomplit la loi et les prophètes. 9 II, 214. — Il lui dit que Notre-Seigneur la conduit par la voie des saints, c'est-à-dire par les amertumes; il l'assure qu'elle se trompe en croyant que M'^" Le Gras l'a envoyée à Ussel pour se défaire d'elle ; il lui apprend la ma-

ladie de quatre sœurs envoyées à Calais pour soigner les soldats blessés, et la mort de deux d'entre elles ; il l'exhorte à mériter la couronne qui récompensera les vraies filles de la Charité et à ne plus songer soit à revenir à Paris, soit à être envoyée à Cahors. 258. — 11 la félicite de n'avoir pas voulu soigner une dame de condition, les filles de la Charité n'étant que pour les pauvres malades; il la loue des efforts qu'elle fait pour surmonter soc ennui et l'exhorte à la patience, promettant de la remplacer si la chose devient possible. 304.

Herbron (François), prêtre de la Mission, né à Alençon en 1617. Saint Vincent anhonce son départ pour Nantes. 11, i3o. — Il lui apprend que le départ pour Madagascar est différé ; il le félicite de ses dispositions pour les missions lointaines; il l'engage à se tenir prêt : s'il est désigné, il partira ; s'il n'est pas désigné, il aura néanmoins la récompense d'un apôtre. 3i5.

HéRÉsiES. Les progrès des hérésies dans l'Empire, en Suède, en Danemark, en Norwège, en Ecosse, en Angleterre, en Irlande, en Bohême, en Hongrie, faisaient craindre à saint Vincent de voir l'Église anéantie en Europe et transférée aux nations infidèles. I, 173.

HiLARiON (le R. P.], abbé de Sainte- Croix-de-Jérusalem, à Rome. Saint Vincent le remercie c avec tout le respect et toute la reconnaissance possibles » des services qu'il a rendus à la Compagnie, et spécialement de deux brefs considérables que^ par son moyen, cette même Compagnie a obtenus du Saint- Siège. II, 391.

HopiLLE, grand vicaire d'Agen^ avait

envoyé à M. de Sergis quatre ou cinq curés pour travailler avec lui pendant la mission d'Aiguillon. F^

HoRGNY (Jean d*}^ prêtre de la Mission, né en iSgg au village d*Estréesy diocèse de Noyon. Saint Vincent lui recommande instamment d'être « exact à tous les ordres »

du supérieur général, quels qu'ils soient. I, 164. — Il exprime l'appréhension que Dieu n'anéantisse peu à peu l'Église en Europe, à cause de la corruption et des hérésies, pour communiquer l'Évangile aux infidèles. 173. — Il lui indique les moyens d'unir l'abbaye de Saint- Méen au séminaire de cette ville, dirigé par les prêtres de la Mission^ et le charge de négocier cette union auprès du Saint-Siège. 184. — Impossibilité d'augmenter le nombre des missionnaires de la maison de Rome. Le Saint-Siège presse la Compagnie de se charger de la mission de Perse; choix d'un sujet pour Babylone. 200. — Il lui fait part de ses indécisions au sujet de l'évêché de Babylone, proposé par le Pape à la Congrégation ; il ne sait encore s'il y enverra M. Lambert. 211. — Les bénédictions accordées par Dieu aux missionnaires de la Compagnie lui font espérer que la divine bonté donnera à celle-ci des sujets capables pour la conduire. 214. — Ix saint répond à un double reproche : le premier^ de confier des emplois trop considérables aux frères coadjuteurs; le second, d'avoir pris parti contre le jansénisme.

Au sujet de ce dernier point, il énumère les motifs qu'il a eus de se déclarer contre les opinions nouvelles; il découvre, surtout par les funestes effets qu'il a produits^ le

poison caché du livre de la Fré~ quente communion du docteur Arnaud; enfin il réfute brièvement les principaux points de la doctrine de Jansénius. 33 7. — Dans une nouvelle lettre très étendue^ Vincçnt combat avec énergie les opinions du docteur Arnaud dans son livre de la Fréquente communion. 334. — Il mande à M. d'Horgny qu'il s'est entendu avec M. de Ventadour, lequel a promis que les prêtres desa congrégation ne prendraient pas le nom de missionnaires. Il souhaite de bon cœur le succès de cette nouvelle fondation; il blâme le zèle exagéré de l'assistant de Rome. 415.

— Il remercie Dieu du succès qu'il donne aux missions; il invite M. d'Horgny à s'en tenir aux principales fonctions de la Compagnie^ hors le cas d'un commandement formel des évêques. 425. — Il l'engage à ne pas se préoccuper des desseins désavantageux d'un prélat pour la Compagnie^ ni de la poursuite de M. de Ventadour^ mais à mettre sa confiance en Dieu. 437. — Il le prie de continuer d'envoyer les récits des travaux de ses confrères, sans s'arrêter aux critiques de ceux qui ne goûtent pas ces récits. Il ne faut pas, à cause de la faiblesse de ces yeux chassieux, s'abstenir d'éclairer les autres par les exemples des plus fervents. 4B2. — Il lui prescrit de recommander dans toutes les communautés où il passera, et même en plein chapitre, l'observance de la règle d'après laquelle chaque membre de la Corn* pagnie peut écrire au supérieur général sans montrer sa lettre au supérieur particulier. 394.

HuGuiER (Benjamin], né à Sézanne, en Champagne, en 16 1 5, fut d'abord

procureur du Chfttelet de Paris; puis, étant entré dans la Congrégation de la Mission, il fut envoyé en Barbarie et mourut à Alger en i663, au milieu des pestiférés.

I, SgS.

Humilité de Notre-Seigneur dans ses prédications. Il a voulu prêcher sa doctrine avec un style beaucoup plus bas et plus ravalé que celui de ses apôtres; il gagna ses apôtres et ses disciples presque un à un, avec travail et fatigue, tandis que saint Pierre convertit cinq mille honmies dès sa première prédication. I, 36.

— Il a permis qu'on lui reprochât publiquement le mal qu'il n'avait pas fait, et il n*a pas dit un mot pour se mettre à couvert de cette confusion. II, i8o.

— de saint Vincent, c Ma misère est si grande, disait-il, que je suis toujours dans la poussière de mes imperfections, et, au lieu que Page de soixante-quatre ans que j'ai me devrait être un plus puissant aiguillon pour travailler à l'amendement de ma misérable vie, je ne sais comment cela se fait que j'y avance moins que jamais, » I, 87. — « Je suis un pauvre laboureur et un pécheur, et qui pis est, le plus abominable et détestable des pécheurs de la terre. » 104. — « Je suis moimême le plus abominable des pécheurs. » II, 2. — f Ressouvenezvous, s'il vous plaît, en vos prières, d'un pauvre vieillard de quatrevingt-trois ans, chargé de péchés. »

*- Leçons d'humilité à un frère coad-

juceur qui avait la prétention de se

croire appelé à convertir l'univers.

fr, 147.

•^ vertu d*}. c Elle consiste à aimer

le mépris; bienheureux est celui

qui est parvenu à ce degré, car il a trouvé un trésor caché et une source de grâce qui ne tarira jamais. » II, 80. — Cette vertu est un remède contre les antipathies naturelles; < car elle rend aimables ceux qui la pratiquent, et fait estimer le prochain plus que soi. > 108. — c L'humilité naît de la connaissance vraie que nous avons de nous-mêmes, et elle nous porte à nous cacher plutôt qu'à nous produire. » 147.

HussoN (Martin), prêtre de la Mission, d'abord avocat au parlement, était fils de M. Husson, gouverneur du marquis de Richelieu, neveu de la duchesse d'Aiguillon.

Saint Vincent le presse de la manière la plus vive de se rendre à Tunis. II, 467.

Illuminés, a Saint Paul dit que ceux qui ont été une fois illuminés et ont goûté la parole de Dieu, s'ils retombent, ne peuvent que très difficilement être renouvelés à pénitence. » I, 283.

Ignace (saint) de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus, fit, avant sa mort, cent établissements de deux ou trois personnes chacun; il y envoyait des novices et parfois il était même obligé de les établir supérieurs. I, 200.

Ingoli (Mgr). Le saint lui annonce qu'il va envoyer, pour la coadjutorerie de Babylone, l'un des deux assistants que la Compagnie lui a donnés pour lui servir de conseillers. I, 2o3.

Innocent X, pape. Saint Vincent s'excuse de ne pouvoir aller en personne offrir ses hommages à Sa Sainteté, et lui adresse un

exposé des œuvres de la Congrégation de la Mission. I, 336^ 346.

— Il adresse au Pape un exposé des maux qui affligent la France :

la maison royale divisée^ le pays en proie aux factions, les cités renversées, les mystères de la religion profanés, le désordre et la ruine partout, et il prie le Pontife d'intervenir pour mettre un terme à tant de calamités, 448.

Inspirations. « Celles de Dieu sont douces, attrayantes et presque imperceptibles, au lieu que les mouvements de la nature et les suggestions du diable troublent et violentent l'âme par leurs efforts. 1 11,81.

Intrigues. Les mêmes intrigues par lesquelles les hommes tâchent de nous nuire, Dieu s'en sert pour nous défendre. 1,421.

Janain (Martin), clerc de la Mission, né en 16 19 à Andieu, diocèse de Trêves. Saint Vincent annonce à M. Lambert la mort édifiante du frère Jamain, après une vie exemplaire; il fait l'éloge de ses vertus.

Jansénius (Cornélius), né en i585 au village d'Acquoi, près de Léerdan, en Hollande, étudia la théologie à Louvain et à Paris, et se lia avec Tabbé de Saint-Cyran. En i635, il fut élevé au siège épiscopal d'Y près et mourut de la peste trois ans après. Un de ses livres, VAugustinits, qui ne fut publié qu'après sa mort, suscita de vives discussions dans rÉglise et donna naissance au jansénisme. — Son dessein de discréditer les jésuites. I, 240.

JoANNES, de Mauléon, esclave en

Barbarie. Saint Vincent s'occupe de son rachat. 1, 465.

JoLLY (Edme), né en 1622 à Doue en Brie, d*abord gentilhomme de la suite du marquis de Fontcnay-Mareuil, ambassadeur de France à Rome, entra en 1646 dans la Congrégation de la Mission et en devint plus tard supérieur général. I, 269.

—Saint Vincent lui fait l'historique des vœux dans la Compagnie, et dit avec quels sentiments de joie a été accueilli le bref qui les confirme; il ajoute qu'il a été résolu que la Compagnie n'acquerrait pas l'établissement de Saint-Jean-Mercatelli, à Rome, à cause de la cure qui y est attachée. Il, Sg. — Il l'exhorte à se confier entièrement en la bonté de Dieu et à souffrir qu'elle continue à faire son œuvre par lui; il indique la conduite à tenir à l'égard des offrandes faites par les évêques, les ordinands et les exercitants; il ajoute que l'acte d'acceptation du bref relatif aux vœux a été signé par la Communauté, en présence de notaire. 48. — Le saint loue Dieu de l'affection avec laquelle les missionnaires de Rome travaillent; il prie « derechef M. Jolly de modérer son travail et de se conserver. » 55. — Il lui témoigne sa satisfaction de ce qu'une mission doit être donnée dans la première paroisse du monde : Saint-Jean-de- Latran. 72. — Il le charge de négocier à Rome pour obtenir du Saint-Père un bref contre les duellistes. 84. '- Il approuve pleinement ce qu'il a fait au sujet d'une maison dont le Pape veut disposer pour une œuvre pieuse; il lui trace ensuite la ligne de conduite à suivre en cas de peste. 89. — II lui demande de ne pas recevoir un frère aux vœux

jusqu'à ce qu'il ait donné des témoignages de sa yéritable conversion ; il lui apprend qu'il a désigné M. Berthe pour une mission dans le Liban ; motifs de ce choi^ ; enfin^ il ajoute quMl fait prier pour Rome menacée de la peste et pour la conservation du Saint-Pére. 98. — Il se dit grandement consolé de ce que toutes les personnes de la maison de Rome s'offrent de bon cœur à l'assistance des pestiférés, mais il prie M. Jolly de ne pas s'exposer, à cause du besoin que sa famille a de sa conduite. 11 3. — La douleur de saint Vincent va croissant à mesure que la contagion augmente à Rome et dans l'Italie; il renouvelle la recommandation pour les missionnaires de ne s'exposer au fléau que sur la volonté déclarée du Saint- Père ou de la Congrégation établie à cet effet ; il témoigne de ses bons sentiments pour messieurs de Saint- Sulpice, mais il ne voudrait pas qu'ils prissent le nom de missionnaires, 137. — Il souhaite que Dieu préserve la maison de Rome de la contagion. Au sujet des consulats d'Alger et de Tunis, il dit que le roi de France ne voulant pas nommer de consuls à Alger ni à Tunis, il serait nécessaire que le Saint- Siège autorisât MM. Le Vacher à en faire les fonctions. 176. — Inquiétudes du saint au sujet de M. Simon, missionnaire à Gênes, dont il ne reçoit plus de nouvelles ; il engage M. Jolly à ne pas mettre la Compagnie en avant pour le séminaire des Missions étrangères qui se doit fonder à Rome. A propos d'un livre de Mgr de Maupas du Tour, évéque du Puy, dans lequel le défunt évéque de Genève était qualifié de saint et de bienheureux avant sa béatifi-

cation, et qui semblait, à cause de cela même^ devoir être pour cette béatification une cause de retard, il le prie de s'enquérir de la conduite à suivre pour empêcher ce fâcheux résultat. 199. — Il prie Dieu de bénir les travaux des missionnaires qui travaillent dans la campagne romaine. Vincent communique à M. Jolly le projet du séminaire pour les missions étrangères qui doit se fonder à Rome et dont le nonce lui a fait part; il trouve qu'on a eu raison de ne pas confier la direction de ce séminaire à la Compagnie. 207. — Il lui annonce renvoi d^une relation de M. Bourdaise concernant la mission de Madagascar^ et lui exprime les inquiétudes que lui cause l'avenir de cette mission; il lui demande le sens précis d'une réponse de la sacrée Congrégation^ qui semblait interdire aux missionnaires d'exercer le pouvoir consulaire; il le prie de s'informer si les prêtres peuvent, sans danger, a donner des remèdes aux pauvres gens pour certains maux dont ils sont atteints. • 216.

— 11 le prie de temporiser pour l'établissement proposé par le cardinal de Bagni; il y a des choses où Ton ne doit agir que passivement ; il l'engage à accepter l'établissement qui lui est offert à Saint- Jean-de-Latran, et à recevoir les bons prêtres qui veulent s'exercer aux missions. 219. — Il lui semble que l'opposition du procureur général de Saint-Maur, à l'expédition de la bulle d'union de Saint-Méen à la Mission, ne repose sur aucun fondement sérieux; car les bénédictins réformés n'ont droit d'entrer dans une abbaye de Saint-Benoît que s'ils y sont appelés. 242.

— Il loue Dieu de ce que le Pape, après un rapport du cardinal Durazzo sur la conduite des missionnaires dans son diocèse, a ordonné qu'ils exerceraient leurs fonctions à Rome comme à Gênes et ailleurs.

256. — Il se réjouit d'apprendre que laquestiondulogementdes missionnaires dans la maison de Saint-Nicolas est presque tranchée, et qu'ils seront chargés des ordinands; il autorise M. Jolly à accepter la paroisse à cause du séminaire ; car a les séminaristes apprennent mieux les fonctions curiales par la pratique que par la théorie > ; mais qu'il se souvienne que la Compagnie ne peut rien payer ni pour dédommager les religieux supprimés, ni pour contenter d'autres personnes intéressées, et qu'elle ne peut pas davantage se charger de l'entretien des ordinands et des séminaristes.

268. — Il déplore les caprices du frère Leberger, qui voudrait étudier selon sa fantaisie, et il prie M. Jolly de lui découvrir la malignité de cette tentation; il approuve la réponse que ce dernier a faite au secrétaire de la Congrégation de la Propagande, au sujet d'un emploi qui était proposé à la Compagnie.

295. — Il lui fait savoir que, loin de s'opposer à la fondation de la congrégation des Pères de la Doctrine chrétienne, qui feront aussi des vœux simples et donneront des missions, il a répondu au nonce, qui l'interrogeait sur ce point, qu'il serait heureux de voir s'augmenter le nombre des ouvriers. 3 10. — Il l'engage à s'abandonner à la Providence, qui fournira la facilité d'avoir une maison quand l'heure sera venue, et il cite la générosité d'un gentilhomme

de Gènes, Emmanuel Brignole, envers la maison de Gênes. 32 1.— Il prie M. Jolly d'obtenir une dispense pour le frère Etienne, qu'une difformité de la main gauche rendait irrégulier; il développe les motifs propres à appuyer cette demande; il ajoute que le frère Etienne va partir pour Madagascar, et que si on lui refuse cette dispense, il faudrait au moins lui faire accorder certains privilèges; il exprime ses hésitations sur le choix d'un bâtiment; il annonce l'envoi d'une lettre destinée au Saint-Père pour demander la canonisation du grand serviteur de Dieu, François de Sales. 324. — Il le prie de faire pai^ venir sa supplique quand les religieuses de la Visitation la lui auront envoyée. 333. — Il admire le dévouement de M. Jolly, qui lui fait préférer les intérêts de la Compagnie au soin de sa propre vie; il lui prescrit les précautions à prendre pour sa santé; il le remercie de la dispense qu'il a obtenue au trère Etienne; enfin il lui demande de faire approuver à Rome Touvtage d'Abelly intitulé : Défense de la hiérarchie de VÉglise et de Tautorite légitime de pntre saint Père le Pape et de nosseigneurs les évéques.

34g. — Il témoigne sa reconnaissance pour les bienfaits du cardinal Durazzo, archevêque de Gênes, envers la Compagnie; il prie la divine Majesté d'être elle-même la récompense de ce charitable prélat. 382. — Il loue Dieu du dessein qu'on a formé d'établir à Rome un séminaire pour les Missions étrangères et de le confier aux prêtres de la Mission ; mais il doute du succès de cette entreprise. 468.

-~ Saint Vincent exprime son ad

miration et sa reconnaissance pour le cardinal Durazzo^ archevêque de Gênes, qui a fait rejeter un projet de missions en Corse préjudiciable à la Compagnie. 478. — Il lui dit de ne pas faire traduire les livres d'Abelly, et de se contenter d'en remettre des exemplaires aux personnes qui entendent le français. 3q5. — Il se réjouit des grâces que Dieu fait aux missionnaires de Rome et au pauvre peuple de la campagne romaine; il ne peut exprimer sa joie de voir enfin les missionnaires installés dans la maison donnée par le cardinal Bagni, grâce à l'intervention dévouée du cardinal Durazzo; il le charge de s'occuper de la réhabilitation d'un prêtre apostat. 407.

Joseph. Il allait en Egypte pour y souffrir les misères qui accompagnent l'esclavage, et il y trouva son bonheur et celui des siens. I, 5x.

Judas. Son exemple est propre à inspirer l'humilité; il avait reçu de grandes grâces, et néanmoins il s'est perdu. I, 35.

Jugements téméraires. Notre-Seigneur les a souvent blâmés dans l'Évangile, et il a donné quantité de malédictions aux personnes qui jugent témérairement de leur prochain.

LABADiE(Jean}, né à Bourg en Guyenne en 1610, se fit jésuite, puis essaya vainement d'entrer à l'Oratoire, tourna au jansénisme, embrassa la religion réformée à Montauban, et mourut en 1678 à Wiewert, en Hollande, après avoir fondé une secte d'illuminés. 11 a publié plusieurs

ouvrages pleins d'extravagances. I,

Lacroix (Jeanne), fille de la Charité.

Saint Vincent lui fait part de la mort de M. Portail et de celle de Mil» Le Gras ; il l'engage à prier pour les deux défunts et à se conformer au bon plaisir de Dieu.

Lagault (Jérôme), né à Paris, docteur de la maison et société de Sorbonne, ami de saint Vincent. Il avait été à Rome avec François Hallier, autre docteur de Sorbonne, pour y combattre les intrigues des jansénistes. Vincent lui écrit à Rome et lui dit que les esprits sont, pour le moment, détournés des questions théologiques par le fléau de la guerre, mais que, cependant, le parti janséniste a fait circuler une lettre de saint Prosper qu'il a falsifiée dans son sens; il attribue à l'intercession de sainte Geneviève la retraite du duc de Lorraine, et donne quelques détails sur l'extrême détresse qui règne dans la capitale. 1, 428.

Lambert aux Couteaux, prêtre de la Mission, né en x6o6 au village de Fossemanant, paroisse de Prous* sel, diocèse d'Amiens. Saint Vincent lui annonce l'envoi de missionnaires à Richelieu, et lui indique la manière de traiter les controverses et la nécessité de bien faire le catéchisme. I, 62. — Il lui apprend la mort édifiante du frère Jamain, en qui il avait remarqué les vertus du vrai missionnaire : la simplicité, l'humilité, la douceur, la soumission. 1 53.

—Il lui représente l'inexactitude du lever comme une cause de relâchement dans les communautés; il énumére tous les avantages que

procure le lever à l'heure réglementaire; il réfute les objections que Ton fait d'prdinaire contre ce point de la règle; enfin il prescrit les principaux moyens d^en assurer la fidèle observation. 296. — Il l'engage à ne pas poursuivre un changement relatif à Paumdnerie de Champigny sans se concerter avec les intéressés. 3io. — Il lui donne divers avis touchant le temporel et lui réitère celui de ne faire aucun changement à l'aumônerie de Chapipigny sans le consentement des principaux officiers de Mme la duchesse d'Aiguillon; il ajoute que la Compagnie ne doit se mêler aucunement de faire recevoir personne dans les charges. 3 16.

— Il lui trace la conduite à suivre en prévision du prochain voyage du roi à Richelieu^ 325. — Il dit que les missionnaires doivent accepter les emplois que leur confient les évéques^ mais non les rechercher^ et que dans les œuvres, il faut se conformer aux intentions des fondateurs. 338.— Saint Vincent bénit la Providence de l'heureuse arrivée en Pologne de M. Lambert et de ses compagnons : MM. Desdames, Gui 1lot et Zelazcwski; il exprime ses espérances pour le succès de cette mission naissante; il ajoute quelques nouvelles relatives aux établissements de la Compagnie en France^ en Irlande, en Barbarie.

393. — Il lui adresse ses vœux de bonne année et lui annonce l'envoi d'une relation touchant la mission des Hébrides; il est affligé de la maladie de la reine de Pologne; il remercie Dieu de la protection dont il couvre les missionnaires; enfin, il lui apprend qu'on va aviser aux moyens de secourir « la

pauvre Champagne que les armées réduisent en un pitoyable état i.

399. — Il lui exprime sa douleur à la nouvelle de la mort du jeune fils du roi de Pologne; il lui dit qu'il souffre beaucoup de son absence et qu'il demande à Dieu une personne capable de le remplacer en ce pays; il se réjouit du retour du frère Casimir. 407. — Il lui apprend l'opposition de l'archevêque de Paris au départ des Filles de la Visitation pour Varsovie; unelettre de la reine (de Pologne) pourrait peut-être le faire changer d'avis : il y a encore à redouter l'opposition des parents de ces religieuses; il envoie cependant les pièces qui pourront aider à lever les obstacles; il décrit les maux qui affligent la capitale et les efforts des missionnaires et des filles de la Chanté pour le soulagement de toutes les misères. 430. — Il lui annonce que les filles de la Charité sont prêtes à se rendre en Pologne à la première occasion, et que les missionnaires employés depuis deux ans à [distribuer les secours en Champagne et en Picardie vont rentrer à Paris; il raconte les dangers courus à Saint-Lazare et à Saint-Charles. 438.

Langlois (Louis), prêtre de la Mission, né en 16 16 à Paris, chargé de la direction du séminaire de Saintes. II, 5i. — Saint Vincent l'exhorte à ne pas se laisser décourager par les difficultés qu'il rencontre dans la conduite du séminaire; • qu'il attende au moins l'arrivée du visiteur, et si celui-ci trouve à propos de le décharger de cet emploi, on lui en donnera un autre. 33.

Layman (Paul), jésuite allemand,

digne de figurer parmi les plus grands docteurs de la théologie morale. II, ii.

Le Breton, prêtre de la Mission.

Saint Vincent lui écrit au sujet de rétablissement de la Compagnie à Rome; les Missionnaires doivent être aux ordres du Souverain Pon-* tife, comme les serviteurs du centurion de rÉvangile. I, 86.

LÉBRON (Charles-Jacques de Gelas de), évéque de Valence ( 1 624- 1 654].

Lbclesc (Pierre), frère de la Mission, né à Meaux en 1624. Saint Vincent le loue de la simplicité avec laquelle il lui découvre son intérieur; il rengage à persévérer dans sa vocation et le dissuade de vouloir changer de maison, parce que le changement de lieu ne nous délivre pas de nos tentations. I, 293.

Lbjuge (Jérôme), prêtre de la Mission, né en x6ii à Diano, diocèse d^AIbenga, en Italie. Saint Vincent loue fsa disposition d^aller partout où la Providence renverra; il lui dit quMl pourra se rendre à Rome après les grandes chaleurs; il ajoute qu'il se charge de régler lui-même ses affaires de famille et quMl le prie de remettre entre les mains de M. Sappia celles de la procure de Gênes. II, 347.

Lbksrcibr, clerc à Rome. Saint Vincent lui écrit quMl consent à le recevoir de nouveau dans la Compagnie, mais à la condition quMl renoncera à ses propres sentiments, et qu'il se soumettra en tout et toujours à ses supérieurs. II, 314.

LioNARD, frère de la Mission, né à Paris en 1626. Saint Vincent lefortifie contre les ennuis inséparables de l'office de cuisinier; il l'exhorte à la patience et à conti-

nuer de c montrer autant de douceur et d'affabilité que la chaleur du climat et les firdeurs du feu le permettent ». I, 275.

Lepeintre (Jeanne), fille de la Charité. Saint Vincent Texhorte à supporter avec patience les incommodités de son logement; il la félicite de l'humilité qui la porte à demander d'être déchargée des fonctions de supérieure; il lui fait ressortir les avantages de la direction spirituelle et l'utilité de n'avoir qu\in confesseur pour la maison, 1, 307.— Il la loue du bon usage qu'elle fait des grâces que Dieu a mises en elle ; puis il lui reproche d'avoir entrepris deux voyages sans l'avis de ses supérieurs. II, io5.

Lbrond (M"*), tonnelière, esclave à Tunis. Saint Vincent adresse au frère Barreau l'argent nécessaire au rachat de cette femme. I, 465.

Lescar (Mgr révêque de). Saint Vincent s'excuse de son retard apparent à répondre à une demande du prélat qui désirait avoir quatre prêtres de la Mission pour Bétharram ; il vient d'apprendre que sa réponse écrite l'année précédente a été égarée; il expose les motifs pour lesquels il ne peut accepter la proposition dans les termes où elle lui a été faite; mais il indique à quelles conditions l'union pourrait se faire entre les missionnaires et les prêtres de Bétharram.

Lestoc (M. de), docteur de Sorbonne et curé de Saint- Laurent. Saint Vincent lui écrit au sujet de rétablissement de la Congrégation en la maison de Saint- Lazare. I, 3i.

Lbvacher (Jean), prêtre de la Mission, né à Ecouen en 16 19, partit pour Tunis en 1647, y exerça les

fonctions de consul, puis à Alger, où il mourut martyr le 29 juillet i683. I, 395.

— (Philippe), prêtre de la Mission, né à Écouen en 1622, mort à Alger en 1670, après vingt-neuf ans d'un ministère laborieux dans les pays barbaresques. Le saint Texhorte à employer les voies douces auprès des prêtres et religieux et des autres captifs, et de ne se servir des sévères que dans Pextrémité; il lui recommande de ne pas attaquer trop promptement ni trop ouvertement les abus, comme aussi d'éviter les Turcs et les renégats, n'étant point chargé de leurs âmes, mais seulement de celles des « pauvres chrétiens captifs»; enfin, il souhaite de le voir modérer son ardeur et peser mûrement les choses avant de les résoudre. I, 356.

— Il lui fait réloge de M. Martin Husson, envoyé comme consul à Alger, et il le prie de lui faire bon accueil et c de lui déférer, surtout dans l'exercice du consulat ». 489.

— 11 se réjouit de l'union qui règne entre les missionnaires à Alger ; il exalte l'excellence du ministère qui leur est confié et les exhorte à se préparer à la souffrance. II, I.

Lbvazeux (Achille), prêtre de la Mission, né en 1620 à Bonneval, au diocèse de Chartres, fut quelque temps à la Mission de Rome.

I, 402. — Saint Vincent lui rappelle que les prêtres de la Mission ne doivent pas chercher à faire des établissements, mais attendre que la Providence les appelle; il le blAme d'avoir conclu une afifaire importante sans avoir attendu son avis; il le prie de lui mander en détail l'état des choses. II, 161.

Lever. Sept principaux avantages que l'on retire en se levant au moment où l'on entend le réveil.

I, .297. — « La grâce de la vocation tient à l'oraison, et la grâce de l'oraison à celle du lever. » 299.

— Heure du lever pour les filles de la Charité, et manière de le sanctifier. I, 80.

LiANCouRT (le duc de). Il fait serment de ne plus se battre en duel.

— (la duchesse de). Elle aide par ses aumônes les filles de la Charité qui travaillent à Richelieu. 1, 67.— Saint Vincent lui expose les mesures prises relativement à l'œuvre de la Providence, à la suite de la mort de M^i* Pollalion, fondatrice de cette œuvre, et la prie de vouloir bien continuer à en être la bienfaitrice. II, 202.

LiMBRiCK (l'évéque de). Le saint lui annonce l'envoi de huit missionnaires en Hibernie. I, 182.

Lionne (Catherine-Agnès), religieuse professe du monastère de la Visitation du faubourg Saint-Jacques.

Saint Vincent approuve sa nomination comme supérieure d'un non veau monastère à Abbeville.

Li VERDIS (Grangier de), évêque de Tréguier de 1646 à 1679. Saint Vincent lui expose qu'il a rappelé M. Plunket parce qu'il ne parlait pas bien français et que la leçon qu'il aurait dû faire était faite par M. Dupont; il promet de lui envoyer un autre missionnaire, et proteste de sa déférence pour le prélat; il ajoute un mot d^élogessur l'abbé Livery, son neveu, actuellement en retraite à Saint-Lazare.

LoisY en Brie. Situation de ce pays

au point de vue religieux en 1626.

Louis (saint), roi de France, parfait modèle de soumission à la volonté de Dieu, par la tranquillité avec laquelle il s*en revint de la terre sainte sans avoir réussi dans son dessein. I, 3o.

— XIII, roi de France, fonda en 1643 la maison de la Mission de Sedan, dont Jacques Gallais fut le premier supérieur. I, 143. — A ses derniers moments, il fit demander saint Vincent pour l'assister, et celui-ci écrivait à M. Codotng qu'il n'avait jamais vu mourir personne plus chrétiennement. i38.

Lucas (Antoine), prêtre de la Mission, né à Paris le ao juin 1600, un des premiers compagnons de saint Vincent. Son habileté dans la controverse. I, 26.

LuçoN (l'évêque de). Saint Vincent lui annonce l'envoi d^un nouvel exemplaire de la lettre des évéques au Pape, pour le prier de se prononcer sur le jansénisme; il Peugage à la signer, réfute les objections qui pourraient le faire hésiter et montre la nécessité urgente d'une définition. I, 374.

LuiLLXER (Hélène-Angélique), religieuse visitandine, ancienne supérieure de la Visitation de Paris, rue Saint-Antoine. Le saint loue l'humilité et la cordialité avec laquelle elle supportait ses infirmités. I, io3.

Madeleine, c Notre-Seigneur a jugé le soin de la Madeleine pouvoir être digne de sa bonté et de celle de la vierge Marie. • I, 56.

— (œuvre de Ja). Cette œuvre con

siste à c donner la main aux Ames qui se vont perdant et qui vont incessamment déshonorant Dieu et remplissant les enfers, pour les tirer de la masse de perdition, les faire vivre selon Dieu, et enfin pour faire Toffice de leur second rédempteur •. I, 55.

Magistrat (un). Saint Vincent le prie de protéger les prêtres de la Mission, dans la maison du Saint- Esprit, à Toul ; il lui expose comment les missionnaires se trouvent régulièrement établis en cette maison. I, 140.

Malades. Les malades d'esprit ont besoin d'être plus délicatement et plus charitablement choyés que les malades de corps. I, 49.

Mallerat (l'abbé), à Nantes. Saint Vincent propose diverses combinaisons pour le remplacement de la sœur Henriette, employée à la pharmacie de Thôpital de Nantes; il ajoute que si aucune n'est adoptée, il s'en tiendra aux termes du traité, qui n'oblige pas les filles de Charité à préparer les remèdes.

Manquer. II vaut mieux manquer à un homme que de faillir envers Dieu. I, 275.

Marbeuf (M. de), président du parlement de Rennes. Le saint lui demande l'élargissement d'un de ses prêtres, M. de Beaumont, mis injustement en prison pour Tafiaire de Saint-Méen. (V. ce mot.) I, 179.

Marin, frère de la Mission. Saint Vincent le console de la mort de sa mère, et le loue de ses dispositions à observer les règles, à pratiquer les vertus, à s'abandonner à la Providence. II, 365.

Marseille. Voyage de saint Vincent à Marseille. I, 3.

Martin (Jean)^ prêtre de la Mission, né le 10 mai 1620 à Paris^ reçu le 9 octobre i638. Saint Vincent bénit Dieu des gr&ces accordées à M. Blatiron et à M* Martin ; la confiance en Dieu, principe du succès dans les œuyres; les vues humaines, causes d'insuccès. I, 198. — II lui représente l'excellence de l'œuvre de la formation des ecclésiastiques; il l'avertit qu'il éprouvera des difficultés, et rengage à s'exercer à la douceur et à la patience, c vertus propres à vaincre les esprits revêches et durs ». 226. -~ Le saint se réjouit du bon accueil que les missionnaires ont reçu à Turin : il indique à M. Martin avec quel esprit d'humilité et de simplicité ils doivent commencer leurs missions, fuyant les ostentations et imitant l'exemple de saint François de Sales qui se borna, un jour qu'il prêchait à Paris, devant la cour, pour tout sermon, à réciter simplement la vie de saint Martin ; il termine en annonçant le retour de Pologne de MM. Guillot, Durand, Esseillard et Simon.

II, 44. — Il lui indique la somme nécessaire pour une fondation ; il lui conseille de commencer petitement les missions, et le blâme d'avoir demandé une lettre de recommandation au cardinal de Gênes. 46. — Il bénit Dieu du succès accordé à la seconde mission de M. Martin ; il l'exhorte à la douceur envers ses confrères, qu'il doit forcer à étudier et à parler l'italien, pour se rendre plus promptement propres aux missions. Sç.

— Il le presse de s'humilier à cause des biens « qu'il plaît à Dieu de faire par son moyen » ; il remercie

Dieu de la bienveillance de Madame Royale et de l'offre que l'on fait à la Compagnie de l'église du Très- Saint-Sacrement, propre pour les exercices d'un séminaire et des ordinands; il promet d'envoyer prochainement un nouveau missionnaire à Turin. 91. — II l'encourage à accepter une calomnie comme un contrepoids que Dieu a voulu donner au succès de ses missions; il remercie Dieu des bénédictions accordées à ces mêmes missions, et en demande la continuation pour celle de Lucerne ; il lui promet l'envoi prochain de deux nouveaux missionnaires ; il lui donne des nouvelles de Pologne. 99.

—Il lui représente que les missionnaires ne doivent jamais ' parler contre les lois et les impôts des princes ; il le loue de sa prudence au sujet d'un établissement dans lequel on offrait aux missionnaires de prendre la place de religieux; il lui enverra M. Dheaume et un autre missionnaire, quand les missions de Bourgogne et de Picardie seront terminées ; il ajoute enfin qu'on trouvera difficilement deux missionnaires qui consentent à dire tous les jours la messe pour une intention déterminée, loi. — Il indique divers changements à faire dans le personnel de la maison de Turin-; il ajoute qu'il y a deux sortes de Dames de charité à Paris, et il énumère les œuvres auxquelles elles se dévouent.

III.— Saint Vincent donne des nouvelles de la Compagnie, du séminaire, du collège des Bons-Enfants et du séminaire de Saint- Charles, qui < vont croissant » ; des missionnaires de Pologne, éprouvés par la guerre et la peste, de

deux missionnaires et d^un frère embarqués pour Madagascar, et qu^une tempête a rejetés sur les côtes de France; il ajoute qu^il prie Dieu de le faire sortir heureusement de la mission importante* qu'il a entreprise, et il lui recommande de modérer ses occupations et de ménager sa santé. 146. — Il remercie Dieu du bien opéré dans une grande mission ; il le prie d^exprimer au marquis de Pianezze, fondateur de la maison de Turin, les sentiments de respect, de gratitude et d*obéissance de sa petite Compagnie pour tous ses bienfaits ; il ajoute que M. Jolly est chargé de lui envoyer de Rome un missionnaire italien nommé M. de Martinis. i55. — Il remercie Dieu des miséricordes spirituelles et temporelles que les peuples ont reçues par le moyen de M.Martin ; il l'engage à s^humilier devant Dieu, à qui revient la gloire de ces succès ; il est heureux de voir que M. le marquis de Pianezze recueillera dès ce monde une partie des fruits de sa charité ; il lui annonce la mort de M. Senaux. 238. — Il lui recommande la patience, le support et la prière à Dieu, pour remédier à des difficultés dans la vie intérieure de sa communauté ; il lui annonce la prochaine visite de M. Berthe et renvoi d'exemplaires imprimés des Règles. 273.

— Il remercie Dieu des bénédictions quMl a données à ses derniers travaux ; il le prie de se ménager, car il exercera plus de charité en se conservant pour servir plus longuement le prochain', qu^en se consumant bientôt pour le salut de quelques-uns; il lui rappelle et il le prie de rappeler à sa commu-

nauté qu'il est d'usage, dans la Compagnie, que chaque sujet ait la liberté d'écrire au général, sans montrer ses lettres à son supérieur. 356. — II exprime de nouveau la joie qu'il éprouve des heureux résultats des missions à Turin ; il se place dans un état de parfaite conformité à la volonté de Dieu, au sujet d'un bénéfice important, dont Funion à la Compagnie semble devoir échouer; il lui demande des renseignements sur un autre bénéfice dont IHinion est également proposée. 366. — Il le sollicite de prier pour Tétablissextient d*un séminaire à Rome et à Turin, et pour Taccomplissement des desseins de la Providence, 38o.

— Il le prie d^attendre avec patience la possibilité d'acquérir . une maison ; les missionnaires de Rome ont été dix-huit ou vingt ans logés à louage; il l'engage à ne pas se préoccuper de quelques malaises qui ne sont pas un indice du retour de la fièvre. 474.

Martyre, en Angleterre, d'un prêtre de quatre-vingts ans, auquel on ar rachait le cœur, et qui s'écriait qu'il aurait donné mille vies pour l'amour de Jésus-Christ. 1, io5. — Récit du martyre d'un jeune homme, Majorquin de naissance, qui s'était fait Turc. Il eût bientôt un si grand remords de son apostasie, qu'il foula aux pieds le turban devant le pacha lui-même, en proclamant la divinité de la religion catholique, et mérita ainsi d'être brûlé vif trois jours après. 1 5. Mata (le P. Paul de). Union des ecclésiastiques de Provence avec les prêtres de sa Congrégation.

Mathurins RÉFORMés. On appelait

ainsi les membres de Tordre de la Sainte-Trinité pour la rédemption des captifs, fondé au xii* siècle par Jean de Matha et Félix de Valois.

Maupas du Tour (de), évéque du Puy, de 1641 à 1661. Devait aller à Rome pour la béatification de saint François de Sales. I, 220. — Ce prélat avait publié une Vie du défunt évéque de Genève, dans laquelle il le qualifiait de saint et de bienheureux, avant que le Saint- Siège ne Teût béatifié. Son livre, exploité par les jansénistes, retarda la béatification qu'il avait pour but de hâter, 10 r.

Maure (Louis de Rochechouart, comte de), marié à Anne Doni PAttichy, parente de M^'» Le Gras. I, 254.

Maurice. Saint Vincent le remercie de l'offre de deux prieurés à Saintes, mais, vu les difficultés des voyages en ces temps de troubles, il le prie de traiter l'affaire avec Mgr l'é« véque, ajoutant qu'il pourra aussi s'en ouvrir avec M. Vageot, supérieur du séminaire. I, 422.

Mazarin (le cardinal). Saint Vincent lui recommande M. de Douay pour être « principal des philosophes >

. du collège de Navarre. I, i63. — Il lui mande que Dinet, évéque de Màcon, a résigné son évêché en faveur deTabbé de Chandenier, dont il fait le plus sincère éloge. 343. — 11 lui rend compte des démarches quMl a faites pour la pacification, auprès du duc d'Orléans et du prince de Condé. 437. —Il le prie de ménager le retour du roi et de la reine à Paris. 11 entre dans la discussion des motifs pour ou contre, 456.

Mbillbrayi (le duc de La). Saint Vincent lui expose les motifs pour

lesquels il désire envoyer de nouveaux missionnaires à Madagascar; il réfute une accusation portée contre les missionnaires. II, 222.

— Il lui annonce qu'il enverra sur son navire trois missionnaires et un chirurgien pour Madagascar, et que deux autres s'embarqueront sur le vaisseau de la Compagnie d'Orient ou des Indes. 401. — Il le prévient que, pour ne pas lui déplaire, il a fait avertir la Compagnie d'Orient que les prêtres de la Mission, partant pour Madagascar, ne s'embarqueront pas sur les bateaux de cette Compagnie; il lui proteste de son dévouement.

MéNAGE (Françoise), fille de la Charité, à l'hôpital Saint-René, de Nantes. Saint Vincent la loue de ses bonnes dispositions; il l'engage à estimer sa vocation, à en remercier Dieu, à vivre dans une grande union avec ses compagnes, à se préparer aux épreuves qui pourraient survenir; enfin, il lui apprend que Mil* Le Gras, après avoir été malade à l'extrémité, se trouve en voie de guérison. II, 82. — Il lui annonce le passage à Nantes d'un missionnaire entre les mains duquel elle pourra, comme elle le désire, renouveler ses vœux : il serait à souhaiter qu'elle fît une petite retraite pour s'y disposer; cependant qu'elle ne s'en mette pas en peine, si elle ne peut la foire commodément. 195. —Saint Vincent lui recommande l'humilité, la douceur, la charité envers les pauvres et envers ses sœurs ; il lui permet de renouveler ses vœux, mais pour une année seulement, après laquelle elle pourra les re nouveler pour une autre; il la fé-

licite de sa confiance envers son directeur. 3o5.

Merci (les Frères de la) pour la rédemption des captifs, ordre fondé à Barcelone en i223, par saint Pierre Nolasque. I, 179.

MèRB DE SAINT ViNCENT. Le saînt lui écrit qu*il regrette d'être retenu loin d'elle et de sa famille par le besoin de ses affaires. Il la prie de saluer ses frères et sœurs, et de lui donner de leurs nouvelles.

MiooT (l'abbé), grand vicaire de Tout, était fort lié avec saint Vincent de Paul. I, 6a. — Le saint le félicite de sa nouvelle dignité, le remercie de services rendus, se met à sa disposition pour l'enregistrement d'une pièce; enfin, il s'offire à lui servir d'intermédiaire pour le réconcilier avec M. de Saussay.

MiNviELLB (Jean), frère de la Mission, né en i63o au bourg de Paire, diocèse de Lescar. Saint Vincent écrit à M. Pesnelle, supérieur à Gênes, qu'il autorise le frère Minvielle à prononcer ses vœux. H,

Misère. La misère à Paris en i632.

Vingt mille personnes étaient réfugiées dans la capitale, où la charité devait pourvoir à leur existence. La campagne, à dix lieues à la ronde, offrait le plus triste spectacle. I, 432.

Missions. Nécessité d'y travailler :

ceux qui connaissent le besoin que le maître de la moisson a d'ouvriers, et qui demeurent oisifs, seront coupables du sang de Jésus.

Christ qu'ils laissent inutile faute d'application. J, 38.

Moisbt (M.). Saint Vincent bénit Dieu du sacrifice qu'il veut lui faire

de sa personne, mais il ne peut le recevoir dans la Compagnie, à cause de son âge trop avancé, et parce qu^îl est marié. II, 25 1.

MoNCHiA (Christophe de). Saint Vincent le remercie en toute humilité, comme l'un des plus insignes bienfiiiteurs de la Compagnie à Gênes, et lui renouvelle l'expression de son dévouement. I, 3S7.

Monde. Le monde est un trompeur, puisqu'au lieu des satisfactions qu'il promet, il ne donne que des peines d'esprit. I, 272.

Monestier (Edme), prêtre de la Mission, né en 1618 àRuny, paroisse Saint-Marcel, au diocèse de Langres.

Saînt Vincent lui annonce la visite de M. d'Horgny, et lui dit d'exposer les besoins de sa maison à l'évêque d'Agen. II, 419.

MoNTCHAL (Charles de), archevêque de Toulouse. Saint Vincent lui fait connaître qu'une personne charitable vient d'instituer une rente de 5oo livres pour la fondation d'un établissement de missionnaires en Languedoc, et il lui offre, avec son bon plaisir, de le servir dans son diocèse. 1, 68.

Monte-Citorio. Quartier de Rome, dans lequel est située la maison de la Mission ; cette maison a été bâtie sur un terrain cédé par le cardinal Bagni, et avec des ressources fournies par la duchesse d'Aiguillon. II, 389.

Monteras (le vicomte de). Son serment de ne plus accepter de duel.

MoNTORio (Pierre), vice-légat du Pape à Avignon. Il emmène saint Vincent à Rome, s'attache à lui et le protège. 1, 9. — Il se fait enseigner par saint Vincent les choses curieuses que celui-ci avait apprises

durant sa captivité chez le vieil alchimiste turc. i2.

MoRBAU (Etienne), évêque d*Arra8,de 1646 à 1670. Saint Vincent se réjouit du bon accueil qu'il a fait aux missionnaires envoyés dans son diocèse. II, 116.

Mort de Notre-Sbigneur : elle a été rigoureuse et pleine d'angoisses, sans mélange d^aucune consolation humaine. C'est pour honorer cette mort que plusieurs saints ont eu la dévotion d'aimer à mourir seuls et d^être abandonnés des hommes, dans la confiance quMls auraient Dieu pour les secourir. I, 70.

— La plus glorieuse et la plus désirable est celle qui nous trouve les armes à la main pour le service de notre divin Maître. I, 70.

Mortification. < La mortification , non plus que les autres vertus, ne s^acquiert que par des actes réitérés. 9 II, 3i.

Nacquart (Charles), prêtre de la Mission, né en 16 17 à Trélons, diocèse de Soissons, mort à Madagascar en i65o. Saint Vincent lui annonce qu'il est désigné pour la mission de Madagascar; il lui indique les dispositions dans lesquelles il se doit établir, et la conduite qu'il aura à tenir, soit pendant la traversée, soit dans la mission ; il lui propose l'exemple de saint François Xavier, lui désigne les principaux objets dont il devra se munir; enfin il lui apprend qu'il aura M. Gondrée pour compagnon. 1, 229.

Nantes. Lettre des Pères des pauvres (administrateurs de l'hospice) de cette ville, réclamant avec instance

des filles de la Charité pour le service de leurs malades. I, 166.

Narbonne (l'archevêque de). Saint Vincent le supplie très humblement de modérer son zèle, afin de ne pas épuiser prématurément ses forces ; il lui promet de lui envoyer deux missionnaires à l'époque indiquée par lui. II, 379. -~ Il lui annonce que pour répondre à sa demande de missionnaires, il lui envoie MM. Desjardins, Lebas et Dolivet, avec trois filles de la Charité ; il réclame pour eux son indulgence. 392. — Il le remercie de sa bienveillance ; il lui promet un envoi de missionnaires, mais il le prie de ne pas obliger à lui rendre compte du temporel ceux qui seront chargés du séminaire ; il le prie également de ne pas s'attribuer le droit de renvoyer les missionnaires dont il ne voudra plus, mais de laisser la direction des personnes au supérieur général de la Congrégation. 477.

NoiRMouTiXRs (le duc de). Saint Vincent proteste de son respect envers les bienfaiteura de la Compagnie et envera les seigneurs sur les terres desquels elle est établie.

NoRAis (M.), habitait prés de la ferme d'Oraigny, qui appartenait à la Congrégation de la Mission, dont il était l'ami. Saint Vincent le console des peines qu'il éprouve par suite d'une longue maladie et du pillage de ses biens; il lui rappelle que les croix sont le plus excellent don de Dieu à une flme.

Novateurs. Ils sèment des contradictions dans leun livres, afin que si on les reprend sur quelques points, ils puissent s'échapper en

disant qu'ils ont dit ailleurs le contraire. I, 258.

Obéissancb. Celle des filles de la Charité doit être prompte, gaie, entière, constante, persévérante en toutes choses^ avec soumission de leur propre jugement et de leur volonté. I, 79.

Obioos (le comte d'), à Lisbonne.

Saint Vincent le remercie d'avoir donné Phospitalité à Pun de ses missionnaires, jeté sur les côtes du Portugal, et de Pavoir comblé de présents; il lui offre ses services et ceux de sa Compagnie. Il,

Olce (Jean d'), évéque de Bayonne, de 1643 à 1681. Saint Vincent le remercie, c avec toute la tendresse de son cœur 9 , de l'assistance qu'il a donnée à deux missionnaires venant d'Espagne. II, 273.

Olibr, abbé de Pébrac, fondateur de la Compagnie des prêtres de Saint- Sulpice. I, 49. —Saint Vincent fut longtemps son confesseur et toujours son ami; il l'assista à ses derniers moments et consola ses prêtres affligés de la mort de leur père. 159.

Oraison. Saint François de Sales a enseigné à ses religieuses une sorte d'oraison que les malades même peuvent faire : c'est de se tenir doucement devant Dieu et lui montrer ses besoins, sans autre application d'esprit, comme un pauvre qui découvre ses ulcères et qui, par ce moyen, excite plus puissamment les passants à lui faire du bien, que s^il se rompait la tête à force de leur persuader sa nécessité. I, 418.

— La règle de la Compagnie de la Mission ordonne de consacrer chaque jour une heure à l'oraison, même les jours de repos. Il, 469.

Orbais-l'Abbaye, dans le canton de Montmort (Marne). Abbaye de Bénédictins, dont un grand vicaire de Soissons avait proposé l'union à saint Vincent. Celui-ci n'accepu pas, à cause des difiScultés que présentait la réalisation de ce projet. II, 264.

Ordinands (Exercices des}. Comment ils se pratiquaient à Paris ; leur durée, leur utilité.*!, 341. — Bénédictions accordées à ces exercices ; leurs fruits. 37.

OzKNME (Charles), prêtre de la Mission,néen x6i3auvillagede Nibas, près Saint- Valéry, en Picardie, diocèse d'Amiens; l'un des plus anciens et des meilleurs membresde la Congrégation. I, 395. — Saint Vincent lui exprime^ ses regrets du départ de MM. Guillot et Zelazewski, qui ont abandonne la mission de Pologne; il se réjouit des progrès que font MM. Desdames et Duperroy dans la langue polonaise. 514. — Il lui annonce un prochain départ de missionnaires destinés à remplacer MM. Guillot et Zelazewski, et l'exhorte à supporter, pour l'amour de Dieu, qui saura bien garder sa petite c barquette >, les assauts que lui livreraient d'autres communautés; il l'engage à se ^lontrer de plus en plus soumis et confiant envers M. de Fleury, confesseur de la reine de Pologne. 5 16.— Le saint lui trace la conduite à tenir vis-àvis de M. Zelazewski; il le prie de lui mander les particularités d'une éclipse de soleil qui doit avoir Jieu un mois plus tard et qui préoccupe les esprits; enfin, il lui recom-

' mande une grande déférence pour l'ancien curé de Sainte-Croix^ dont la paroisse était alors confiée aux missionnaires, bio, — Il lui rapporte le sentiment de M. Cassandieuz, c un des plus savants et des plus expérimentés du temps », pour dissiper des vaines terreurs causées par une éclipse de soleil, 522. — Affliction de saint Vincent à la nouvelle des progrès des armées moscovites en Pologne ; il prescrit aux missionnaires attachés à une cure, comme ceux de Varsovie, d'assister aux offices de la paroisse; il charge M. Ozenne de faire les démarches nécessaires pour obtenir que le missionnaire qui aura le titre de curé puisse être changé par le supérieur général de la Congrégation, SaS. — Il lui annonce le retour à Paris de M. Berthe, éloigné de Rome par ordre du Roi, pour avoir donné l'hospitalité au cardinal de Retz. Il raconte le martyre à Alger d'un jeune homme qui, après avoir apostasie, a noblement réparé sa | faute. II, i3. — Il lui écrit que les bruits de guerre entre la Suède et la Pologne l'ont porté à faire des démarches auprès de l'ambassadeur de France en Suède, a afin qu'il s^emploie vers ledit roi de Suède pour donner protection aux religieuses de Sainte-Marie, aux filles de la Charité et aux prêtres de la Mission de Varsovie, si besoin est » ; il fait des vœux pour la persévérance de la première postulante; il exprime sa reconnaissance envers M. de Fleury, et annonce un départ de missionnaires pour Madagascar, 23. — Il témoigne sa douleur de la guerre que la Suède fait à la Pologne, et sa confiance

qu'il ne serait fait aucun mal aux missionnaires, quand même la ville de Varsovie serait prise : c ce que le bon Dieu garde est bien gardé »; il lui annonce le départ de MM. Dufour et Feydin, prêtres de la Mission, pour Madagascar, 25. ~ L'affliction croît en lui à mesure qu^il apprend les progrès des Suédois ; il prie et fait prier pour le triomphe des armées de Pologne; il souhaite que les missionnaires soient soumis au bon plaisir de Dieu et le servent selon les circonstances; il prescrit de renvoyer de la Compagnie M. Zelazewski, s'il ne promet de vivre désormais en vrai missionnaire; il se réjouit de l'entrée dans la Congrégation d'un nouveau prêtre polonais, 29. — Il espère le triomphe des armes de Pologne et, pour l'obtenir, il a recommandé à la Compagnie de renouveler ses prières et ses mortifications; il excite M. Ozenne à la confiance, le prie de lui écrire souvent, et lui annonce que M. Legros, en cours de visites, est tombé malade à Montauban, 34. — Il lui fait part des inquiétudes que lui cause la maladie de M. Desdames, et les dangers auxquels sont exposés les missionnaires enfermés dans Varsovie; il est fort consolé d'apprendre les progrès des armes du roi de Pologne, et il en bénit et fait remercier Dieu, 94. — Il éprouve une affliction plus grande qu'il ne peut dire d'être sans nouvelles de Pologne ; il espère que ce pays sera protégé de Dieu et se relèvera, comme la France, après des crises semblables, i25.— Il se réjouît de savoir M. Ozenne en bonne santé, ainsi que M. Desdames; mais cette joie est mêlée d'une

grande affliction causée par l'état de M. Duperroy; la communauté ne cesse de le recommander à Dieu ; il ajoute que le consul de Tunis a été chassé, et celui d'Alger bâtonné et mis en prison sans sujet, 170.— Il lui apprend les efforts tentés pour réunir la somme nécessaire à la rançon du frère Barreau, consul à Alger, le prochain départ de nouveaux missionnaires pour Madagascar, la reprise de la peste à Gênes, et Penvoi à Metz d'une vingtaine de prêtres de la Conférence de Saint-Lazare pour y faire une mission sous la conduite de M. l'abbé de Chandenier, 226.

Paillolb (Marie de)^ sœur de saint Vincent. I, 14.

Palaiseau. Secours en nature que saint Vincent a fait distribuer aux habitants de cette ville. I, 422.

PikMiERs (l'évêque de). Saint Vincent le prie de vouloir bien, de nouveau, faire les entretiens durant les exercices qui précéderont l'ordination de septembre. 11^ 173. — Il le remercie de toutes ses bontés pour la Compagnie et spécialement pour la maison de Cahors; il ajoute que la sœur du prélat l'avait fait demander une heure pour lui parler, mais qu'une indisposition l'a empêché de se rendre à cet appel; toutefois^ sa santé s'améliorant, il ira la voir chez elle. 25o. (Voy. Caulet.)

Pamphili (le cardinal), neveu du pape Innocent X. Saint Vincent le félicite de sa promotion au cardinalat, et le prie d'accorder sa protection à la c petite Congrégation de la Mission », dont il lui indique brièvement les œuvres. 1, 34g.

Paris, «r Paris fourmille de pauvres (mai i652), à cause que les années ont contraint les pauvres gens des campagnes à s'y venir réfugier. 1»

Parre (Jean), frère de la Mission, né en z6i I à Châtillon, près ChAteaudun, diocèse de Chartres. Saint Vincent lui demande des renseignements pour préparer une dernière distribution de secours aux provinces qui avaient été affligées par la guerre; il s'agirait de donner aux paysans les plus pauvres de quoi ensemencer un peu de terre, aux filles et aux femmes, des rouets et de la filasse ou de la laine pour filer, et aux paroisses indigentes de quoi fiiire recouvrir leurs églises découvertes et ruinées. II, 369.

Pasquier (M.). Saint Vincent lui exprime sa vive reconnaissance pour une fondation qu'il veut faire et pour laquelle il réclame des prêtres de la Mission; il ajoute que rien ne sera conclu que de l'assentiment de Mgr l'évêque d'Agen. I, 3o5.

Patente donnée par le saint aux filles de la Charité envoyées à Narbonne : Françoise Carcireux, Anne Dénouai et Marie Dhesse. II, 3g3.

— donnée par le saint à la sœur Catherine-Agnès Lionne, religieuse professe de la Visitation, à Paris, demandée comme supérieure par les religieuses de la Visitation d'Amiens, pour un nouvel établissement à Atbeville. I, 3 20.

Patriarche, frère de la Mission, né en 1620 à Jersey, atteint d*un dérangement d'esprit, et, pour cette raison, ramené en France par M. Duguin. 1,286.

Patte (Philippe), frère de la Mission, né en 1620, à Vigny, diocèse de Rouen. Saint Vincent est fâché de

le savoir avec des hérétiques sur le vaisseau qui doit le conduire à Madagascar; il l'engage à être patient et débonnaire envers eux durant le trajet; il le prie de donner ses soins aussi bien aux huguenots qu'aux catholiques, car le frère Patte était très bon chirurgien. II» 414.

Paul III (Alexandre Farnèse), pape de i534 à 1549, approuva l'Institut des jésuites. I, 271.

Paul IV (cardinal Caraffa), pape de i655 à 1659, avait imposé aux jésuites l'obligation de faire l'office dans leurs églises. I, 271.

Paulin (Charles]^ de la Compagnie de Jésus, né à Orléans en iSçS. Il fut confesseur du roi Louis XIV et le prépara à la première communion, l, 326.

Pauvreté. Quelle doit être la pauvreté des filles de la Charité : ménager le bien des pauvres comme le bien de Dieu, se contenter du vivre, du vêtir et du coucher; bref, vivre en pauvres et pour l'amour du Pauvre des pauvres, Jésus-Christ Notre-Seigneur. I, 78.

— dans la Compagnie de la Mission, le vœu de pauvreté n*ôte pas, à ceux qui l'ont fait, la liberté de disposer de leurs biens; mais ils ne doivent en user que d'après l'avis de leurs supérieurs. II, 234.

Pavillon (Nicolas), évéque d'Alet de 1637 à 1677. Saint Vincent lui présente ses hommages à l'occasion du nouvel an, le félicite de ses travaux apostoliques, et le prie de recevoir un diacre, M. de Benjamin, qui désire entrer au séminaire d'Alet. I, 227. — Il se réjouit d'apprendre que le prélat est député vers le roi par les états du Languedoc; il l'invite avec instance à venir reprendre, pendant son séjour à Paris, a son

pauvre ancien logement de Saint- Lazare, f H, i52«

PÉAN. Saint Vincent s'excuse de n'avoir pas encore expérimenté une méthode de controverse que M. Péan lui avait proposée. II, 472.

Pé^RAC (abbaye de), en Auvergne.

M. Olier, fondateur de la congrégation de Saint-Sulpice, en fut titulaire. I, 48.

Pelletier (Le). Le saint s'excuse d'avoir oublié sa recommandation pour l'admission d'une pauvre femme à l'hôpital; il prie qu'on l'envoie comme surnuméraire , parce qu'il n'y a aucune place vacante. II, 4.

Pénitence publique. Erreur du docteur Arnaud, qui prétendait qu'elle était la seule usitée dans l'Église primitive pour tous les péchés mortels. I, 236.

PÉRETRBT (Jacques), né à Billom, docteur et professeur de philosophie et de théologie au collège de Navarre.

Vincent l'avait consulté au sujet des vœux de sa Compagnie. I, 224.

Perfection. La perfection chrétienne consiste a en la persévérance invariable à l'acquisition des vertus et à l'avancement en icelles ». 1, 97.

Perriquet, vicaire général de Rayonne.

Le saint l'engage à ne pas quitter son poste auprès de Mgr l'évéque de Bayonne, pour prendre possession d'un bénéfice. I, io3.

Perrochel (François de), évéque de Boulogne de 1643 à 1676. Saint Vincent le félicite de son accord avec Mgr d'Alet et de son amour pour la pauvreté. I, i83. — Il l'interroge sur les dispositions de son officiai à l'égard des doctrines jansénistes. Ces doctrines avaient provoqué un différend entre l'évéque de Beauvais et son chapi-

tre^ et Toffidal de Boulogne était Tun des commissaires désignés pour connaître de cette affaire. Vincent prie Mgr de Perrochel de la lui recommander comme « une affaire de Dieu ». 5xo.

Pe&s^ution. « La persécution se tourne en bien quand elle est bien reçue. » I, 427.

Pesnellb (Jacques), prêtre de la Mission, né à Rouen le 5 juin 1624, passa successivement dans les maisons de Rome, de Gênes et de Turin, où il mourut en 1684. Saint Vincent lui adr«ssse des paroles de consolation au sujet de la mort de son père, et le dissuade du projet de venir en France pour recueillir sa part de bien; il l'engage à se contenter d'écrire à ses frères dans les termes qu'il lui indique. II, 60.

— Il lui annonce qu'il fait venir à Paris M. Langlois, dont la présence doit contribuer à l'heureuse issue d'un procès; ce jugement pourra ensuite servir de précédent pour une affaire analogue dans laquelle M. Pesnelle est engagé; il le félicite de n'être plus tourmenté de peines d'esprit et lui dit de prendre soin de la santé de M. J0II7 et de lui en donner des nouvelles certaines, 184. — Il lui recommande de bien examiner les dispositions de corps et les qualités d'esprit des postulants; les grands talents ne sont pas nécessaires, mais un esprit raisonnable et une bonne intention, 260. — Il lui indique brièvement les principaux moyens de maintenir Tunion et l'exactitude dans la communauté ; ce sont :

lo f d'accoutumer ses missionnaires à s'entredemander pardon à genoux toutes les fois qu'il leur arrivera de dire ou de faire quelque chose qui

altère tant soit peu la charité »; 20 de ne souffrir chez eux aucune transgression du règlement sans les avertir; il l'engage à renouveler souvent au cardinal-archevêque les témoignages de la reconnaissance de la Compagnie, et enfin à ne pas attendre la venue du visiteur pour redresser certains abus, 264. — 11 l'exhorte à s'humilier beaucoup, à cause des grâces que Dieu lui a faites; il l'avertit de prendre garde à l'état du frère Emmanuel, qui lui parait atteint d'épilepsie; enfin, il lui rappelle la maxime de n'admettre personne dans la Compagnie pour y demeurer libre, 277.

— Il lui exprime sa reconnaissance envers Dieu pour les grâces accordées aux missions et pour « le don considérable et extraordinaire » que le seigneur Emmanuel Brignole a fait à la maison de Gênes; il lui rappelle qu*il ne faut pas aller audevant des emplois, mais les attendre de la divine Providence, 3i8.

— Il lui dit que ses croix ne sont grandes que parce qu'il les regarde comme telles; elles ne sont pas ex* traord inaires, car tous les supé^ rieurs en ont de pareilles; il l'engage à s'abandonner à la conduite de la divine Providence, et lui expose les difficultés qui feront retarder l'établissement de la Compagnie en Corse^ 322. — Il le remercie des détails qu'il lui a donnés sur sa communauté; il lui prescrit de renvoyer de la Compagnie un jeune homme malade de corps et d'esprit ; il indique la manière de faire faire oraison à ceux qui ont des maux de tête; il l'autorise à admettre aux vœux le frère Minvielle; c*est en présence du supérieur ou d'une personne déléguée par lui que les

vœux doivent être prononcés; sans doute^ il y a inconvénient à ce que le supérieur s^éloigne de sa maison ; mais il y en aurait davantage sMl n'allait pas en mission, 362. — Il s'excuse de ce qu'il n'envoie pas à la maison de Gênes les ouvrages qui traitent des questions controversées : la Compagnie ne prend aucune part à ces contestations; elle se contente de prier Dieu qu'il unisse les esprits et les cœurs; il nomme M. Simon assistant, M. Sappia consulteur avec M. Simon, et M. Pinon directeur du séminaire interne à Gênes, 376. — Il lui dit que les vacances qu'il propose d'établir sont une chose fort délicate; et, avant de résoudre la question, il le prie de lui mander comment font les jésuites, les oratoriens et les théatins de Gênes, si leurs écoliers ont des vacances et où ils vont; il l'engage, pour le soulagement de M. Simon, à le décharger du séminaire interne et à ne lui donner qu'une leçon à faire; quanta l'autre leçon, M. Philippe en serait chargé:

il insiste pour que les professeurs ne dictent pas, mais se contentent d'expliquer un auteur; enfin, il lui répète de donner à M. Pinon la direction du séminaire interne, 384.

— Il le prie de ménager ses forces; il loue Dieu de l'accroissement du séminaire interne de Gênes; il lui dit qu*il a reçu de son frère une demande en réduction de la pension que ce dernier doit lui servir, 416. — Il lui rappelle que la règle ordonnant de faire tous les jours une heure d*oraison mentale n'excepte pas les jours de repos; car il n'est pas juste de prendre ce repos sur l'action la plus importante de la journée: il faut donc, à moinsde

raisons urgentes, accorder à l'oraison une heure eatière, 469. — II le blâme d'avoir permis à un professeur de philosophie du séminaire de Gênes de dicter son cours, parce que cette façon d'enseigner n'a pas été jugée convenable par la Compagnie, 470.

Pbssb (db la), jeune gentilhomme de Savoie, fils d'un maître des comptes de Chambéry et petitneveu de saint François de Sales.

Vincent sollicite son admission dans un régiment de cavalerie. II, 76.

PiANBzzE (le marquis de), chef du Conseil de S. A. R. de Savoie. Saint Vincent lui écrit qu'il ne peut accepter la clause introduite dans l'acte de fondation de la maison de Turin, que six missionnaires seraient employés à prêcher et confesser dans la ville; parce que cette obligation est contraire aux constitutions mêmes de la Compagnie, dont les membres c sont entièrement dédiés au service des pauvres gens de la campagne et à procurer l'avancement spirituel de l'état ecclésiastique ». Il, i8. — Il lui annonce l'envoi de quatre missionnaires, et il insiste pour qu'ils ne soient employés qu'aux fonctions de l'Institut, c'est-à-dire, qu'ils ne soient chargés ni de prêcher ni de confesser à Turin ou en d'autres villes épiscopales, ni de diriger des religieuses, car ce sont là des empêchements à évangéliser c les pauvres gens de la campagne » ; enfin, il lui recommande les missionnaires, 35. — Il ne peut retenir plus longtemps l'expression de sa reconnaissance pour toutes les grâces qu'il répand sur c les pauvres missionnaires », 257.

Pinon, père d'un prêtre de la Mis-

sion. Saint Vincent le loue de la générosité avec laquelle il a consacré son fils à Dieu, ainsi que de ses bonnes dispositions; il lui explique que les missionnaires ne sont pas religieux^ et que le vœu de pauvreté qu'ils font ne leur ôte pas la liberté de disposer de leurs biens; seulement, ils ne peuvent le faire que d'après l'avis de leurs supérieurs. II, 233.

— (Pierre), prêtre de la Mission, né à Tours en i63o. Lettre de saint Vincent à son père. II, 233.

PoLLALioN (M"«), institutrice des Filles de la Providence, née à Paris en iSçg, morte en odeur de sainteté en 1667. Vincent s'occupe d'assurer la durée de son œuvre. II, 202.

Portail (Antoine), prêtre de la Mission, né en iSço à Beaucaire, diocèse d'Arles, fut le premier reçu dans la Congrégation de la Mission.

Saint Vincent lui recommande l'humilité, à l'exemple de Jésus-Christ; il lui montre la nécessité et les avantages de cette vertu. I, 44. — Il s'oppose à la rentrée d'un frère à Paris^ à cause de l'imminence d'un siège; il l'engage à la douceur et au support, 48. — 11 le prie de dissuader les administrateurs de l'hôpital de Marseille de faire immédiatement un règlement. La Compagnie ne peut s'engager à donner deux de ses prêtres, et l'acte de fondation ne les y oblige pas. Situation précaire des missionnaires en Hibernie, 196. — Il lui apprend le renouvellement des vœux qui a eu lieu à Saint-Lazare, et lui trace le résumé de la petite exhortation qu'il a faite à cette occasion; il insiste sur l'importance de ces vœux, qu'il désire faire approuver du Saint-Siège, 223. — Il

faut que le supérieur de l'hôpital de Marseille ait la liberté de changer les prêtres externes employés dans cet hôpital; se conformer en tout au mémoire précédemment envoyé; le transcrire à la suite du règlement, 235.

Port -Royal. Sentiments de saint Vincent de Paul à l'égard des livres publiés par Port-Royal. II, 127.

Postulants. Pour les recevoir dans la Compagnie, il suffit qu'ils aient une bonne santé, un esprit raisonnable et une bonne intention. Car, c pourvu que les missionnaires soient bien humbles, bien obéissants, bien mortifiés, bien zélés et pleins de confiance en Dieu, sa divine bonté s'en servira utilement partout ». 11^ 260.

Pour. Petit village près de Dax (Landes), où naquit saint Vincent. 1, 14.

PoYANNE (le marquis de), d'une illustre famille de Béarn, la famille de Baylens, qui habitait le château de Poyanne, à quelques lieues de Dax.

Vœux de saint Vincent en sa faveur. I, 221. — A l'occasion du premier jour de l'an i653, le saint lui réitère l'expression de ses vœux et le remercie d'avoir protégé l'un de ses parents. II, 459.

Prêcher. Comment il faut prêcher.

I, 65. Voy. Discours.

Prescience de Dieu. Les événements sont prévus de Dieu. Ils se produisent à telles époques et dans telles circonstances, non parce que Dieu a prévu qu'ils se produiraient ainsi ; mais Dieu a prévu qu'ils se produiraient ainsi parce qu'ils se produisent ainsi. I, 6.

Prévoyance. — La prévojrance est bonne quand elle est soumise à Dieu, mais elle passe à l'excès quand on s'empresse pour éviter quelque

chose que Ton appréhende, parce que nous espérons plus de nos soins que de ceux de sa Providence, I, 409.

Procès. Saint Vincent expose les raisons qui l'empêchent de poursuivre un procès. Il, 293.

Propagande. Le saint écrit au cardinal préfet de la Propagande pour lui offrir des missionnaires qui iraient évangéliser PÂrabie. I^ 102.

— Il représente à la sacrée Congrégation que M. Leblanc, prêtre de la Mission, choisi par elle pour être envoyé en Ecosse, ne jouit pas d'une assez bonne santé pour supporter les fatigues de l'apostolat dans ce pays, 504.

Providence. Se fier pleinement à elle; c elle saura bien nous ménager ce qu'il nous faut ». I, 53.

Provisions. On appelait ainsi les lettres par lesquelles un bénéfice était dévolu à quelqu'un. I, 275.

Rachat de captifs dans les pays barbaresques. Saint Vincent adresse des instructions au frère Barreau, consul à Alger^ pour le rachat de plusieurs captifs. I, 464, 497, 498.

Rappiot, marchand de Marseille qui avait abusé de la confiance du frère Barreau, et s'était enfui d'Alger après avoir fait banqueroute. 11^ 168.

RÉCOMPENSE des filles de la Charité :

a de pauvres filles, elles deviendront de grandes reines au ciel ».

RÈGLEMENT de la Confrérie de la

Charité unie avec celle du Nom-de- Jésus. I, 18.

— Écrit par saint Vincent pour les Filles de la Charité, envoyées à l'Hôtel-Dieu d'Angers, « pour as-

sister les pauvres malades de ladite ville, corporellement et spirituellement ». I, 77.

Religieuses. Saint Vincent prie la supérieure des religieuses de Richelieu « de trouver bon que, conformément à leurs règles, les missionnaires cessent de s'occuper de leur direction. C'est une résolution prise dès le commencement de la Congrégation, que ses membres ne se chargeraient jamais de la conduite des religieuses. Le saint ajoute que s'il sert lui-même de père spirituel aux filles de Sainte- Marie, c'est qu'il avait été établi comme tel par leur saint instituteur François-de-Sales,dixans avant la fondation de la Mission. I, 391.

Renégat. Saint Vincent est acheté comme esclave par un renégat de Nice ; il ramène son maître à la foi et se sauve avec lui des pays barbaresques. I, 7, 8. — Abjuration du renégat, sa pénitence, 9.

Renty (le baron de). Son serment de ne plus se battre en duel. II, 84.

Repos. Le repos, pour ceux qui ont entrepris de servir Dieu, se trouve dans l'obéissance et jamais dans l'accomplissement de leur propre volonté. II, 328.

Rbthel. Saint Vincent écrit au gouverneur et aux échevins de cette ville qu'il n'est pas possible d'augmenter les secours que l'on y envoie chaque semaine pour le soulagement des plus pauvres. Les dames de la charité ontgrand'peine à soutenir une dépense qui s'élève chaque mois à quinze mille livres pour la Champagne et la Picardie ; il ajoute que l'intention des bienfaiteurs est que les ressources soient partagées entre les pauvres des villes et ceux des villages, pré-

férant les pauvres malades et les plus abandonnés. I, 378.

Retz (Jean-François de Gondi, cardinal de), archevêque de Paris. 11 fut le principal instigateur de la tournée des Barricades. I^ 253.

— Saint Vincent le prie de vouloir bien donner une nouvelle approbation aux règles de la Compagnie de la Mission ; il l'assure que l'on n'a point touché à Tessentiel de ces règles , mais que l'on s'est borné à corriger quelques fautes qui s'étaient glissées dans les transcriptions, et à modifier certains points secondaires que l'expérience avait fait reconnaître difficiles à pratiquer. Il, 267. — Il lui écrit pour la dernière fois, et le supplie très humblement de lui pardonner, s'il lui a déplu en quelque chose ; il lui recommande la petite Compagnie de la Mission dont il a été le bienfaiteur, 475.

Richelieu (le cardinal de). Il fonde à perpétuité une maison de la Mission à Richelieu, tant pour ce duché que pour l'évéché de Luçon, et pour les ordinands et les exercitants du diocèse de Poitiers. I, 59.

Rivet (Louis), prêtre de la Mission, né en 16 18 à Houdan^ diocèse de Chartres. — Vincent lui prescrit la déférence à l'égard des vicaires généraux, et la patience à supporter les difficultés ; exemple tiré de l'histoire des jésuites. I, 270.

— Il l'engage à la douceur et à la patience, à l'exemple de Notre- Seigneur qui supportait la rusticité de ses disciples et qui supporte les plus grands pécheurs; il le prie d'exciter ses confrères à la confiance envers le supérieur de Saintes, 3o6. — Le saint l'exhorte à la confiance en Dieu : puisque la Pro-

vidence l'a établi en la charge de supérieur, elle lui donnera les grâces convenables pour s'en bien acquitter; il ajoute qu'il ne doit pas négliger le séminaire pour faire* son capital des missions seulement.

Il, 5o. — Il déclare qu'il ne faudrait pas refuser l'absolution à un docteur qui n'aurait pas souscrit à la censure portée par la Sorbonne contre certaines propositions du docteur Arnaud, parce que ces propositions n'ont pas encore été condamnées par le Saint-Siège j 69.

— Au sujet de certains bruits sou-

■ terrains qui effraient les missionnaires de Saintes, saint Vincent lui dit de chercher d'abord d'où ils proviennent, des hommes ou de l'esprit malin, et, dans ce dernier cas, c il faudrait recourir aux bénédictions que l'Église permet en de telles vexations b; enfin, il l'engage à payer les frais de maladie d'un serviteur, et de plus à lui donner ses gages intégralement, 123. — Il le charge de représenter humblement à l'évêque de Saintes que les prêtres de la Mission ont pour règle « de ne se mêler nullement des religieuses »; il est vrai que lui-même s'occupe de la direction des filles de Sainte- Marie, mais il était chargé de ce soin avant que la Mission ne fût établie, 25 1.

— (Jacques), frère de la Mission, né en 1620 à Houdan, diocèse de Chartres. Saint Vincent le presse de quitter l'évéché de Condom et de se rendre à la Rose, à Agen, ou même à Richelieu; il combat la disposition où il est de quitter sa vocation, lui représentant qu'il a été appelé de Dieu, qu'il en a été comblé de grâces, et que Dieu « nous laisse aller de mal en pis

quand nous sortons de Tétat où I il nous a mis. » I, 282.

Romans, en Dauphiné. M. Codoing y donna une mission en lôSy. 1, 58.

RoBiCHB (Louis), prêtre de la Mission, né en 1610, à Moreuil-la- Ferté, diocèse de Meaux. Le saint adresse à M. Chiroye, à Luçon, la relation des derniers moments et des funérailles de M. Robiche, auquel le peuple tout entier de Marseille a rendu solennellement les honneurs funèbres. I, i55.

Royaume. « Au royaume de la Charité, on aime mieux soufirir quelque incommodité que d'incommoder le prochain. > I, 106.

Ruses du diable. Voy. Diable,

Saint-Ctran (J. Duvergier de Hauranne, abbé de), né à Bayonne en i58i, suivit les cours de l'université de Louvain, et s'y lia avec Jansénius, dont il embrassa les opinions, qu'il propagea ensuite avec ardeur. — Son dessein de ruiner l'Église, I, 238; le livre de la Fréquente communion écrit à son instigation, 255; paroles que saint Vincent lui avait entendu dire, 258. — Non seulement il n'était pas disposé à se soumettre aux décisions du Pape, mais il ne croyait même pas aux conciles, 376.

Saint-Girard. Abbaye de chanoines réguliers de Saint -Augustin, au diocèse de Cahors, sous la dépendance de celle de Chancelade. 1,219.

Saint-Just (l'abbé de), grand vicaire à Lyon. Saint Vincent, ayant appris qu'il était question d'obtenir des lettres patentes pour l'érection d'une compagnie dont les membres s'appelleraient Prêtres de la Mis-

sion, représente à M. Tabbé de Saint-Just les inconvénients qui se produiraient si deux congrégations portaient le même nom. II, 196.

Saint-Lazare. Négociations pour l'établissement de la Mission dans cette maison. Propositions faites à Vincent par le prieur de Saint-Lazare ; objections du saint. I, 3i.

SAiNT-MésN. Abbaye de l'ordre de Saint-Benoît, au diocèse de Saint- Malo. Elle avait été unie par l'évêque de Saint-Malo à la maison de la Mission fondée au même lieu; mais cette union fut entravée par les bénédictins réformés, qui revendiquaient la propriété de l'abbaye. I, 172,174, 179, 184.

Saint-Mesmss (le marquis de). Il jure

de ne plus accepter de duels. II, 84.

Saint-Paul, paroisse de Paris. En i652, les filles de la Charité de cette paroisse donnaient tous les jours des potages c à près de huit mille pauvres tant honteux que réfugiés, sans comprendre soixante ou quatre-vingts malades qu'elles avaient sur les bras », I, 433, 435.

Saint-Rbmy (de), chanoine, archidiacre de Lan grès. Saint Vincent refuse absolument d'accepter la dédicace d'un livre : c Une si chétive personne que je suis, dit-il, ne devant pas être nommée en public de la manière que vous me le proposez » ; il ajoute que les opinions nouvelles (le jansénisme) ont causé quelque trouble en une assemblée de Sorbonne, mais que les deux tiers des docteurs sont unanimes à les repousser. I, 38o.

Saints, a C'est par leur patience dans les difficultés, et par leur persévérance dans les saintes entreprises, que les saints se sont rendus victorieux. » 11,81.

Salut. L*einploi au salut des âmes est propre aux enfants de Dieu.

— L'on peut faire son salut partout; mais il est très difficile, pour ne pas dire impossible, de se sauver dans un lieu ou dans un état où Dieu ne nous veut pas. I, 273.

Saujon (Mi"«)y dame d'honneur de Mm« la duchesse d'Orléans. Le saint lui écrit qu'il n^admet pas la prétention qu'avaient certaines religieuses de la Visitation de choisir leur supérieur; il demande à Dieu de bénir une œuvre importante dont elle lui avait parlé. II, 473.

Savoie- Nemours (Henri bb), archevêque de Reims, de i65i à 1657.

Saint Vincent signale, au gouverneur et aux échevins de Rethel, sa présence dans une assemblée de charité où l'on s'occupait du soulagement de la Champagne et de la Picardie. I, 378.

Semblanceaux. Abbaye de chanoines réguliers de Saint-Augustin, au diocèse de Cahors,sousla dépendance de celle de Chancelade. I, 219.

Senaux (Nicolas), prêtre de la Mission, né en 16 19 à Auffay, diocèse de Rouen. Saint Vincent, après avoir annoncé sa mort à M. Cet, ajoutait qu'il c était l'âme de la maison de Troyes, et un prêtre des plus sages, patients, doux et zélés de la Compagnie, b II, 237.

Sergis (Robert de), prêtre de la Mission, né en 1608 au village d'Amiers, près Pontoise, diocèse de Rouen.

Saint Vincent lui écrit à l'armée, à Roye, en Picardie, pour lui donner des avis sur la conduite à tenir à l'égard d'un grand personnage auprès duquel il a été retenu. 1 , 5 1 . — Il l'exhorte à s'abandonner avec confiance entre les mains de la Provi-

vidence, qui s'occupe de lut d'une manière toute particulière, 53.

Serre (Louis), prêtre de la Mission, né en 161 8 à Épinal. Saint Vincent le blâme d'avoir admis provisoirement dans la maison de Saint- Méen l'ancien recteur de Mordec, puisqu'il ne pourra pas le recevoir d'une manière définitive. II, 73. — Il lui indique les qualités que doivent avoir les filles qui veulent être admises dans la Compagnie des filles de la Charité; ilf le charge de prier l'évêque de Saint-Malo d'attendre qu'on puisse lui envoyer des Filles de la Charité; on en demande de plusieurs cètés, et c on ne sait comment faire pour subvenir à tout cela »; il ajoute que Mgr de Saint-Malo ne doit pas trouver mauvais qu'on reçoive ses diocésains qui veulent entrer dans la Congrégation, puisqu'on lui donne des missionnaires pour son séminaire et ses missions, 86.

Sevin (Nicolas), évêque de Sarlat de i65o à 1669. Saint Vincent lui annonce qu'il n'a pas reçu une lettre que le prélat lui avait adressée; il ajoute qu'il l'a proposé comme modèle à un évêque qui songeait à quitter son diocèse pour aller à la cour solliciter une compensation de la perte d'une abbaye que la guerre lui avait ruinée en Sainton ge. I, 406.

Silence. De quelle façon les premiers prêtres de la Mission observaient le silence. I, 3i. — Une communauté qui l'observe exactement observe exactement le reste de la régularité; au contraire, dans une communauté où le silence ne s'observe pas, il est impossible que le reste de la régularité s'observe, 32.

SiLLERY (Noël Brulart de), comman-

deur de Tordre de Malte, dit du Temple. Saint Vincent le remercie de sa générosité, et prie Notre- Seigneur d'être sa récompense. I, 38. — M. de Sillery promet, s'il vend son bien, de donner à la congrégation de Saint-Lazare le fonds de la rente qu'il lui avait assignée, 71. — Il fournit des ameublements aux missionnaires, 72. — Il mourut le 26 septembre 1640. c Sa mort a répondu à sa belle vie; il est allé au ciel comme un monarque qui va prendre possession de son royaume, avec une paix, une confiance, une douceur et une force qui ne se peuvent exprimer »• 100.

SiLVESTRE (le R. P.), capucin. Saint Vincent le remercie de l'envoi d'un mémoire en faveur des chrétiens soumis à la domination des Turcs; et, puisque le R. Père lui a demandé son sentiment sur ce travail, il le trouve trop long et l'achat du gouvernement du mont Liban lui paraît une mesure très onéreuse et peu efficace. II, 283.

Simon, frère de la Mission, originaire du Mans, qui mourut à Saint-Lazare vingt mois après y être entré, et fut vivement regretté de saint Vincent. I, 286.

SiMPLicrri. Imiter celle des premiers chrétiens, c desquels Pline le Jeune rapporte qu'ils avaient coutume de ne rien faire en cachette ni d'user d'équivoque ». II, 43.

SiNGLiN (l'abbé), d'abord élevé par saint Vincent, avait été gagné au jansénisme par Saint-Cyran; il était, avec M. Arnaud, le c patriarche » de la secte. I^ 487.

SisGAUD (d'Autier de), supérieur de l'institut des missionnaires du Très-Saint-Sacrement, éuit né à Marseille en 1609, se fit rece-

voir docteur en théologie, et fut nommé évéque de Bethléem, chapelle de Clamecy (Nièvre). Son institut avait été approuvé par le pape Innocent X en 1647. Saint Vincent lui affirme qu'il n'a jamais fait ni dit aucune chose contre sa congrégation, et qu'il est prêt à la servir à l'occasion. I, 366.

SoLMiNiHAC (Alain de), évéque de Cahors. Vincent lui indique la marche à suivre pour faire approuver par le Saint-Siège les religieux de son abbaye de Chancelade et l'union de cette maison avec celles de Semblanceaux et de Saint- Girard. 1,2 19.— Après lui avoir fait les offres de son obéissance pour l'année qui comimence et pour toute sa vie, le saint lui rend compte des négociations du P. Vitet, à Rome, pour la congrégation de Chancelade. 36o. — II lui annonce la condamnation de cinq propositions extraites des œuvres de Jansénius, et qui renfermaient sa doctrine. Les catholiques sont dans la joie; les chefs du parti janséniste semblent disposés à la soumission ; il faut remercier Dieu et c le prier qu'il achève de réunir les esprits », 486.

SouFFRAMCES. C On ne parvient au ciel que par les soufiBi^nces ; c'est une règle générale; et, néanmoins, tous ceux qui souffrent ne seront pas sauvés; il n'y aura que ceux qui souffriront volontiers pour l'amour de Jésus-Christ, qui a le premier souffert pour nous. » II, 261.

Sou VILLE (M. de). Son serment de ne plus accepter aucun duel. II, 84.

Stelle ou Estelle (Gaspard), prêtre de la Mission, né au bourg de Rennes, diocèse de Sisteron. Saint Vincent lui rappelle la parole de

saint Paul, disant qu'il faut être sobre en la science^ et il le prému* nit contre le trop grand désir de savoir; il ajoute que sMI n^est pas assez instruit pour le présent sur les matières difficiles et nécessaires, il pourra compléter ses connaissances dans les conversations ou dans les conférences que M. Pesnelle établira à Gênes. II, 354.

SupéaiBusE. A la mère supérieure des filles de la Visitation, à Paris.

Saint Vincent lui envoie sa supplique au Souverain Pontife et sa lettre à M. Jolly, supérieur de la maison de Rome, pour demander la canonisation du bienheureux évéque de Genève. II, 33o.

Supérieurs. Les supérieurs font le mieux quMls peuvent; ils ne font rien de quelque importance sans considération ni sans conseil, et il n'est pas loisible aux inférieurs de trouver à redire à leur conduite ; sinon, ils auraient autant de contrôleurs que d'inférieurs. 1, 424.

— Vincent écrit à tous les supérieurs des maisons de la Congrégation, pour leur annoncer la mort de M. Le Bon, ancien prieur de Saint- Lazare. I, 370.

Supplique adressée par saint Vincent à la sacrée Congrégation de la Propagande, pour obtenir qu'elle . s'oppose à l'établissement en France d'une nouvelle congrégation de missionnaires prêtres séculiers. I, 390.

Temat. Nom donné en Barbarie au bien que l'on tenait comme métayer du grand seigneur. I, 7.

Tendresses de l'apôtre pour le peuple qu'il a évangélisé. Un cœur vraiment apostolique doit s^afifer-

mir contre ces tendresses, passer par-dessus, et se rendre là où la sainte obéissance lui indique que Notre-Seigneur le demande. I, 60.

Tbssonniére (Marie], connue sous le nom de Marie de Valence. Le cardinal de Bérulle, M. Olier et d'autres grands personnages de ce temps, mais surtout saint François de Sales, professaient pour elle une estime qui allait jusqu'à la vénération. Après sa mort, les peuples l'honorèrent comme une sainte.

Saint Vincent écrit à M. Codoing de prendre congé d'elle avant de quitter le Dauphin é, et de recommander la « petite Compagnie » à ses prières. I, 61 •

Tentations. C'est le propre de ceux qui veulent servir Dieu d'éprouver des tentations : Notre-Seigneur luimême a été tenté ; après lui, qui pourrait en être exempt? I, 3 12.

Théologie. De quelle manière elle doit être enseignée aux séminaristes. I, ii3. — L'avis du saint et de cinq membres de la Compagnie, sur sept qu'il a consultés, est qu'il faut expliquer un auteur et ne pas dicter aux élèves des leçons écrites.

Raisons de cette décision et réfutation des motifs contraires, 118.

Thibaut (Louis), prêtre de la Mission, né en 1618 à Ferrières, en Gâtinais, diocèse de Sens. Saint Vincent lui annonce la mort de sa sœur et le projet qu'ont formé son père et sa mère d'entrer en religion. Peut-être la Providence veut-elle les rapprocher de leurs fils, en appelant le père à Saint- Lazare et la mère chez M"« Le Gras. Il termine en lui exposant les conseils qu'il leur a donnés touchant la disposition de leurs biens. I, 3 18.

Thxbuiy (Jean), frère de la Mission, né à Cahors en 1628. Saint Vincent 8*afftige d^apprendre quMl songe à quitter la Compagnie; il le change de maison. 11^ 332.

Thollard (Jacques), prêtre de la Mission, né en 161 5 à Auzerre.

Saint Vincent l'engage à faire les vœux; s'il a bien demeuré vingt ans en la Compagnie, il y demeurera bien encore vingt ou trente autres années. Les objections qui lui viennent à l'esprit ne sont que des tentations, et elles n'ont point de fondement sérieux. II, 281.

Thomas, prêtre d'Angoulême. Saint Vincent lui écrit qu'il ne peut accepter la cure dont il voulait charger la Compagnie : i* parce que les missionnaires ont pour régie de ne pas s'établir en un lieu, à moins qu'ils n'y soient appelés par l'évêque ; 2<> parce que les cures les détournent de leurs fonctions qui sont a d'aller de village en village pour l'instruction et le salut des peuples >. II, 3o.

Thérèse (sainte), t Lorsqu'elle se fit religieuse, elle avait une si grande répugnance à l'exécution de ce dessein, qu'elle en souffrait des convulsions dans tout son corps. »

II, i33.

Tiédeur. La tiédeur c est une langueur de la volonté et une paresse de l'esprit pour les choses que Dieu demande de nous. C'est l'état qu'il a le plus en horreur; c'est un état de damnation ». II, 387.

Trois-Épis (Notre-Dame des). Pèlerinage très fréquenté du diocèse de Strasbourg. La sainte Vierge y était apparue, en 1491, à un forgeron, tenant à la main une tige de blé d'où sortaient trois épis. II, 348. Toulouse. Saint Vincent avait ob-

tenu dans cette ville le grade de bachelier en théologie. I, g.

Tranquillité d'esprit. « Sans la tranquillité d'esprit, il est difficile de réussir dans aucun exercice; mais, comme elle dépend principalement de Dieu et de notre indifférence, il faut la chercher dans ces deux sources ». II, 22.

Tréguier (l'évêque de). Le saint lui représente que la bulle de fondation de la Compagnie défend aux missionnaires de confesser les personnes externes aux lieux où ils résident ; les anciens jugent qu'il y aurait inconvénient grave à contrevenir à cette défense ; c'est pourquoi il supplie le prélat de ne pas permettre que les missionnaires, qui sont dans son diocèse, donnent ce mauvais exemple à leurs confrères. I, 406.

Trois-Villes (le comte de), gouver- ' neur du comté de Foix. Saint Vincent le prie, de la part de l'évêque de Pamiers, d'aider ce prélat dans la répression de scandales donnés par des ecclésiastiques. II, 3.

Tunis. Saint Vincent, captif à Tunis :

le marché aux esclaves. I, 5.

Tunisie. Saint Vincent prie M. de la Haye Vantelay, ambassadeur du roi dans le Levant, de régler avec le grand seigneur les conditions d'existence du consul français en Tunisie, I, 5o6.

TuRpiN (la mère Marie-Euphrosine).

Saint Vincent l'engage à accepter la direction de l'œuvre de la Madeleine, et motive ce conseil. 1, 55.

Union d'une communauté avec une autre ; elle requiert même fin, mêmes moyens, même esprit. 1, 39.

— De quelle manière s'est £ûte runion de la maison de Saint* Lazare-Iez-Paris à la Congi^ation de la Mission. II, 466.

Vageot (Philippe), prêtre de la Mission, né en 1624 à Bellegarde, diocèse de Besançon. Saint Vincent le félicite des ressources que lui fournit la libéralité de l'évêque de La Rochelle ; il le charge d'annoncer à M. Rivet la mort de son père; il lui donne des nouvelles de Paris et de la Compagnie. I, 419.

Valemçat (le bailli de), ambassadeur de France à Rome* Saint Vincent lui adresse une lettre du roi pour lui recommander la Compagnie; il le remercie des marques d'intérêt qu'elle a dé|à reçues de lui c en toutes les occasions i ; il le prie de négocier, auprès de Sa Sainteté, une êfhârc relative au bien de cette c petite Compagnie». I, 5oi.

Valsncs (Marie de). Voy. Tessonnière,

Valois (Patrice), prêtre de la Mission, né en 1619, à Libéric, en Hibernie. Saint Vincent lui apprend la mort de M. David, qui a succombé en soignant les malades à Étréchy. I, 442.

Valpuisbau. Saint Vincent encourage les Filles de la Charité de cette localité à supporter patiemment les maladies et autres épreuves; il ajoute que la misère est à son comble dans la capitale. 1, 434.

Varsovie. Souffrances des missionnaires durant le siège de cette ville par les Suédois et pendant la contagion qui survint ensuite. 11, 141,144.

Ventadour (de), fondateur d'une congrégation quMl voulait appeler

du nom de MissUmmaires des Indes.

Saint Vincent charge l'assistant de la Mission de Rome d'a^ auprès de la sacrée Congrégation de la Propagande pour que les membres de cette nouvelle congrégation ne puissent s'appeler Jfitttoaiuiônes. Il fait ressortir les Inconvénients qui résulteraient de cette usurpation de nom. I« 397.

Vergues (du), offidal de Cahors. Le saint lui écrit à Périgœuz, ou il était alors ; il fait l'éloge de Téféque de cette ville, Mgr de Brandon, à la disposition duquel il déclare se mettre pour « prendre soin de son séminaire, et cela quand il lui plaira t. 1,281.

VÉRONE (Alexandre), frère de la Mission, né en 1610 à Avignon. Sa vie fut publiée sous le titre de : Afiroi'r des frères coadjuteurs, I, aSy.

Vertu. € La vertu n'est vertu qu'autant qu'on fsàx. des efiorts pour la pratiquer, i II, 249.'

Vigneron (Avoye), fille de la Charité à Ussel. Saint Vincent lui rappelle qu'on ne parvient au ciel que par les soufirances; il fautsoufirir pour l'amour de Jésus-Christ et prier avec persévérance, car Notre-Seigneur n'a pas dit qu'on sera exaucé aussitôt qu'on aura prié ; il la reprend d'imputer ses peines à M^^^ Le Gras et de ne plus lui écrire ; il l'exhorte à servir les pauvres de son mieux et à commettre le reste à la bonté de Dieu, sans se préoccuper de l'avenir de l'hôpital d'Ussel. II, 261.

Vierge (la Sainte). Saint Vincent attribue à son intercession d'avoir été délivré de captivité. I, 6.

ViLLBROY (Ferdinand de Neufville de), évêqUe de Saint- Malo de 1646 a 1657, et de Chartres de 1657

ts

à 1690. — Saint Vincent envoie à M. Jolly^ à Rome^ un mémoire venant de ce prélat aux désirs duquel il le prie de se conformer. 11^ 322.

Vision. Attestation de la vision des globes relative à saint François de Sales et à Mme de Chantai. I, iio.

Visitation. Saint Vincent expose à une religieuse visitandine les motifs qui le déterminent à renoncer à la conduite de son Ordre ; il indique, pour le remplacer^ M. Ferret, le futur curé de Saint-Nicolas-du- Chardonnet, ou M. Abelly^ le futur évéque de Rodez. I, 216.

Visites des communautés. Saint Vincent énumère à M. Bourdet tous les avantages que procure aux maisons religieuses le séjour des visiteurs ; il réfute les objections contraires; il justifie la manière dont les visites se pratiquent dans la Compagnie de la Mission. I, 168.

— aux parents. La perfection religieuse demande qu'on s'en abstienne à l'exemple de Notre-Seigneur qui, ayant ses parents à Nazareth, et pouvant travailler à leur salut, a aima mieux les laisser que de les aller visiter, voyant que son Père céleste n'y prendrait pas plaisir v. I, 94, 95.

Vocation. « C'est Notre-Seigneurseul qui a droit d'appeler aux fonctions évangéliques ; ce qui fait qu'il y a dififérence entre vocation et vocation, comme du soleil à la lune, et du jour à la nuit, parce que celle qui ne vient pas de Dieu n'est que l'ombre de la véritable vocation, quoiqu'elle soit couverte de beaux prétextes et des mêmes habits. > II, i5i. — Nécessité de la vocation pour un prêtre : Dieu ne donne les grâces nécessaires à cet état sacré qu'à ceux qu'il a appelés. Notre-

Seigneur lui-même, qui pourtant était prêtre éternel, n'a voulu commencer l'exercice de sa mission qu'après ce témoignage du Père étemel : « Celui-ci est mon Fils bîen-aimé, écoutez-le », Sog. — Il faut résister aux tentations que l'on aurait de quitter sa vocation ; c il ne faut pas se jouer de promettre des choses à Dieu et lui manquer de parole..., le jugement de Dieu est formidable à ceux qui partent de cette vie, desquels il est dit :

Ils n'ont pas rempli leurs obligations f, 5. — Conseils à une personne tentée de quitter sa vocation.

Volonté DrvnrE. Elle se fait connaître par le moyen des supérieurs; c'est par eux que Dieu nous apprend ce qu'il veut et ce qu'il ne veut pas. I, 364. — Être prêt de faire partout la volonté divine, et d'aller vivre et mourir quelque part qu'il lui soit agréable, « c'est la disposition de ses bons serviteurs et des hommes apostoliques qui ne tiennent à rien; c'est la marque des vrais enfants de Dieu, toujours en liberté de répondre aux desseins d'un si digne père ». Il, 347.

VcEux des prêtres de la Mission. Ces vœux sont simples et, par là, ceux qui les font ne forment pas un ordre religieux pour lequel les vœux solennels sont requis; mais, d'autre part, ces vœux simples procurent aux missionnaires le bonheur de l'état religieux, en même temps qu'ils leur permettent de c demeurer dans le clergé et dans l'obéissance à nosseigneurs les prélats ». 1, 224. -^ Saint Vincent énumère les raisons pour lesquelles les missionnaires font des vœux, savoir :

I* Ils sont plus agréables à Dieu^

imitant la perfection que Notre-Seigaeur a embrassée sur la terre et £ait embrassera ses apôtres; z* étant ainsi liés^ et à cause même de leur promesse, ils travaillent plus fidèlement à l'acquisition des vertus nécessaires à leur vocation; 3<> Dieu ayant voulu affermir les personnes de chaque état en leur vocation par des promesses expresses ou tacites, il est juste que les missionnaires aient quelque lien qui les attache à leur vocation pour toujours; 4* Dieu a inspiré à l'Église d'en user de la sorte, à cause de la légèreté de l'esprit humain, qui ne demeure jamais en même état; 5» cette pratique a été proposée par le supérieur général dans deux congrégations, et adoptée; 6* c'est une maxime des saints qu'une chose ayant été faite après beaucoup de prières et de conseils, il faut croire que c'est la volonté de Dieu qu'elle se fasse; 70 l'usage des vœux simples étant dans la Compagnie depuis son établissement, il n'y a point de raison de la changer sur le seul avis d'une ou de deux personnes de ladite Compagnie. II, 7, 9. — Réfutation de plusieurs motifs allégués pour se faire dispenser de ses vœux. I, 191 • Voyages. Avis pour les voyages; manière d'honorer la charité de Notre- Seigneur et les voyages qu'il a faits pour cette même fin, et par la même charité. I, 22. — Comment les filles de la Charité doivent se comporter

en voyage; dans les voitures publiques et dans les hôtelleries, 66.

Zaket (Mgr Sébastien), évéque de.

Langres de 161 5 à i655. I, 259.

Zelazewskx (Stanislas-Casimir), prêtre de la Mission, né en 1629 à Varsovie, diocèse de Posen, en Pologne. Comme il avait manifesté l'intention de se retirer de la Compagnie, saint Vincent combat tous les prétextes par lesquels il prétend motiver sa sortie; son dégoût, sa mauvaise santé, les besoins de sa mère, etc.; il ajoute qu'il ne lui permettrait pas de demeurer avec les missionnaires et de s'occuper avec eux, s'il ne faisait plus partie de la Compagnie, c s'il n'était plus du corps 9. I, 5ii. — Le saint recommande à M. Ozenne d'assister la mère de M. Zelaxewski. II, i3.

Z&LE. Nécessité de le modérer. I, 3i.

— Il faut qu'il soit selon la science, dit saint Paul; cela s'entend selon la science expérimentale, et parce que les jeunes gens n'ont point cette science expérimentale, pour l'ordinaire leur zèle va à l'excès, notamment en ceux qui ont de l'âpreté naturelle. Notre-Seigneur déclare l'oisiveté et la sensualité de Madeleine lui être plus agréables que le zèle moins discret de Marthe, 88. — c Le zèle qui sort de l'endos de la charité du prochain n'est plus zèle, mais passion d'antipathie »,98.

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