CHANOINE DE BAYEUX
II accepte la proposition de se charger du pèlerinage de Notre-Dame-de-la-Déli^rande.
14 juillet 1657.
Monsieur,
Cest avec toute rhumilité que Je le puis, que je me prosterne en esprit à vos pieds, et que je vous demande pardon de ce que j'ai mis si longtemps à faire réponse aux deux lettres que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, et à vous remercier de la grâce que vous nous faites d'appeler cette pauvre et chétive Compagnie à Notre-Dame-de-la-Délivrande, pour le service de votre diocèse. Je le fais à présent. Monsieur, ensuite des prières que nous avons faites à Notre- Seigneur, afin qu'il lui plût nous faire connaître sa sainte volonté, et ce, avec toutes les tendresses et reconnaissances de mon cœur; mais parce que je ne suis pas digne de vous faire un remerciement répondant à la grandeur du bien qu'il plaît à votre charité de nous offrir, je prie Notre-Seigneur qu'il soit lui-même votre remerciement et votre récompense.
Notre petite Compagnie, Monsieur, accepte donc, avec tout le respect et la reconnaissance qu'elle le peut, la charité qu'il vous plaît de lui faire; elle enverra quelqu'un vous trouver (pour apprendre plus particulièrement le détail de vos intentions et celle de ces messieurs qui désirent s'associer à icelle) aussitôt que nous aurons reçu votre commandement. Plaise à la bonté de Dieu, Monsieur, de nous faire la grâce de répondre à l'attente que vous avez de nous, et de nous faire part à l'abondance des grâces qu'il vous a données, et par vous à votre diocèse ; je suis cependant, en son amour, etc