‹ Lettres de Saint Franc̜ois-Xavier de la Compagnie de JésusChapitre 30 sur 49 · LIVRE Vl · texte numérisé non relu

LIVRE Vl

VijagedaJipoi (1549-1531).

Lettre première. A la Compagnie, à Goa. — Voyage de Malacca au Japon. — Evénements sur le navire. — Le démon consulté par les païens. — La fille du capitaine tombe à la mer et périt. — Le Chinois Manoêl échappe à un grand danger. -- Confiance en Dieu. — Réflexions subUmes. — Arrivée à Cangoxima. ^— Mœurs des Japonais. — Couvents, universités, villes. — Disputes avec les bonzes. — Encouragements admirables aux missionnaires ; humilité surtout nécessaire. (Cette lettre tout entière est un magnifique enseignement.) — Suffrages réclamés. — Notions de la Chine. — Amour du Saint pour ses Frères 141

Lettre ii. Aux PP. Gaspard Barzée, Balthazar Gago et Dlogo de Carvalho, à Goa. — Le Saint les appelle au Japon 174

Lettre m. A la Compagnie, à Goa. — Prédication de l'exemple.— Sermons en langue vulgaire. — Soin du salut personnel. — Recommandation de bien accueillir deux bonzes convertis 178

Lettre iv. Au P. Ant. Gomez. — Vigilance sur soi-même. — Des sujets à envoyer au Japon. — Utilité de présenter à l'esprit ^cs.portu-

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gais le» avantages du commerce avec le Japon. — Des Confrères du Gomorin^ et des autres disséminés dans les Indes. — Du respect et de Tobéissance vis-à-vis des supérieurs; de la charité vis-à-vis des inférieurs. -r^J)!! zèle pour le salut de tous et premièrement pour le salut propre*"*' 178

Lettre v. AD. Pedro da Silva, gouverneur de Malacca.— Témoignages de reconnaissance. — Zèle de Paul de Sainte- Foî. — Du voyage de Méaco. — - Commerce avec Sacaï. — Le Saint provoque la charité de D. Pedro da Silva. — De Dominique Diaz 190

Lettre vi. A la Compagnie à Goa. — Événements de Gangoxima. — Opposition des bonzes. — Etude de la langue japonaise. — Firando, Amanguchi.'— Voyage de Méaco et retour à Amanguchi. — Controverses avec les bonzes. — Victoire du Saint. — Caractère des Japonais et des Chinois 196

Lettre vu. A des marchands. — Lettre de civilité. — Le Saint recommande à ces marchands le soin de leur conscience t04

LETfRE VIII. A la Compagnie, à MalaCca. — Lé Saint prie les Confrères de tout disposer pour son passage aux Indes, à 205

■ ■ , J^^'-i: uïRE wir.

(jrfiMMWMi^ adreuéfli à U Csmpagnie eo Europe. — AdminlstratioB des

liiii^^'PÉViIflB dispositions afant le Tojage de Ctiine (Janfier-Afrii i55^).

Lettre preaièIve. A mon saint Père en J.-C., Ignace, à Rome. — Joie que causent à notre Saint les lettres de son Père Ignace. — Humilité du Saint, et son désir de revoir le P. Ignace. — Xavier demande un recteur pour le collège de Goa, et des sujets pour les universîlëô japonaises. — Epreuves, travaux et dangers de la mission du Japon. — Eglise d'Amanguchi. — Caractère des Japonais et des C3^ois; leurs sciences, leur littérature, leur religion. — Xavier êàSÙHe les suffrages de son P. Ignace et de tous les membres de la Compagnie. . 206

Lettre II. A la Compagnie, en Europe. — Du Japon. (Les mêmes faits que dans la lettre précédente.) — Existence et mœurs des bonnes. — Envoyé du roi de Bungo vers le vice-roi des Indes. — Religion des Chinois. — Echange avantageux des dignités ecclésiastiques de l'Europe avec les souffrances de l'apostolat japonais 216

Lettre m. A M* Simon Rodriguez, en Portugal. (Mêmes faits que dans la lettre première.) — Demande d'ouvriers pour le Japon. . . .238

Lettre iv. Au P. Paul de Camerino, à Goa. — Manoël deMoralez et Francisco Gonçalez renvoya de la Compagnie. — Aflïiction du Saint. 242

Lettre v. Au P.Melchior Nunez. — Le Saint le crée recteur deBaçaïm, . etluipresQfttles différents devoirs de son administration. ... 244

TABLE SOBUIAIRE. 531

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Lettre vi. H Gonçalo Rodriguez, à Ormiu. ^ Des fautes qui mettent obstacle à la gloire divine et aux fruits spirijlu^s. ~ Respect envers le vicaire épiscopal et les autres prêtres. — BâRavoi des Confrères orgueilleux. — Avis écrits donnés à Gaspard Barzée. — Pardon à implorer du vicaire épiscopal. — De la méthode de prédication ; autres fonctions des missionnaires. — Eloge des Confrères qui sont au Japon. — Le Saint termine en tempérant la leçon par une admirable effusion de charité 249

Lettre vh. Au P. Simon Rodriguez. — Le Saint Uii recommande le novice André Carvalho, qu'il renvoie en Portugal 257

Lettre vni. Au P. Antonio Heredia. — Règle d'un parfait missionnaire. — - Charité sincère vis-à-vis de tous. — Assistance des pauvres. — Rapports avec le monde. — Vie intérieure.— Ministères apostoliques. Confession, etc 259

Lettre ix. Au P. Melchior Nunez. — Le missionnaire doit donner rexemple de toutes les vertus, et principalement de la charité et de rhumllité. — Respect envers les prêtres et le«!?inagistrats.— Mémoire à adresser au roi. — Revenu de la maison. . . .- 267

Lettre x. Au P. Melchior Nunez. •*- Répandre la bonne odeur delà Compagnie. — Humilité nécessaire *au prédicateur. — Renvoyer de la Compagnie celui qui commet une faute apparente. — Revenus et dépenses. *- Charité vigilante, humilité qui se concilie Taffectïon. 269

Lettre xi. Au P. Gaspard Barzée. — Instruction étendue sur Thumilité 275

Lettre xn. Au P. Gaspard Barzée. — Le P. Barzée créé recteur du collège df^ Goa. — Les désobéissants etles orgueilleux doivent être renvoyés delà Compagnie. — Des revenus du collège. — Communication des privilèges concédés par le souverain pontife 281

Lettre xni. Aux Pères du collège de Goa. —Supérieurs substitués, en cas de mort, au P. Gaspard Barzée 287

Lettre iiv. Au P. Simon RaiiHguez. — Projet de %yage en Chine. — Autres missionnaires destinés pour le Japon. — Nécessité d'un recteur pour le collège de Goa, — Choix des sujets pour le Japon etles Indes. •* Epreuves à subir dans les missions de ces pays. — Intéresser le roi à l'envoi des missionnaires. -— Insister auprès du P* Ignace. —• Affection du Saint pour le P. Simon 289

Lettre xv. A mon Père en J.-C. le P. Ignace. — Le Saint part pour la Chine, rempli d'espérance en Dieu. — Il laisse à Barzée la supériorité des Indes. — Qualités nécessaires aux missionnaires du Japon. — Le recteur de Goa doit être choisi par Ignace lui-même. — Demande de diplômes du souverain pontife. — 11 est nécessaire que les missionilllres à envoyeur aux Indes soient éprouvés scrupuleusement — Xavier sollicite de» nonveUes étendues de tous ses frères d'Europe. 296 34,

5}& LETTEE INÉDITE,

pêcbé, c'est-à-dire les coquillages (1), qui sont nn objet de cornmerce avec Bengucb (2) : et le même capitaine leur prend Tiolemment ces coquillages» pour le tiers de ce qiw <ies marchands étrangers en pourraieut offrir. Ils demandent à Son Altesse quEJ 3 f les affranchisse de c«tte violence et de cette tyrannie qu*on kur bit souffrir : et que ledit t apîaîue n*ait poiivl la farulté de hm le commerce de ces corpiillages |iar liii-môniiî ou par craiilr^, el que les chrétiens les vendent librement à qui il leur plaira j et enfin qu'on n'exige aucuns di^its de leur part.

Item, les chrétiens mnl opprim^.^ par ledit capitaine et par ks siens, au siyet des approvisionnemenis de riz qui arrivent dan^ le pays; et ces officiers, attendu que c^^s denrées sont letirs, ne veulent que persoone ne Tende aux habitants du pays, si ce n'est leur prqire ris et pour le prix qn'euxHnêmes imposent ; et ik réduisait leshabitantsà une telle misère et détresse, que ceipx-Gi finissent pir être obligés de le prendre et de s'en alimanter. Xes chrétiens demandent que ledit capitaine n'ait point la facolté de faire le commerce sur lesdits approTisionn^nents, et qu'eux^nâmes pdiaent les transporter et les Tendre librement à qui il leur plàinî, nos être contraints à payer aucun droit ni tribut à cette occasion. Et que non plus le capitaine ne leur jette pas son riz dans les, habitations pour les prix qu'il juge à propos, comptant après cela leur prendre des gages et les vexer pour le payement : et ils demandât d'être délivrés et afl&ranchis de toutes ces persécutions.

Item, ils sont opprimés par ledit capitaine qui ne permet pdnt qu'ils aillent chercher leurs approvisionnements et les objets nécessaires à leurs besoins et à leur existence, sans des licences de lui et en donnant des garanties; et pour ces licences il lève sur eux des impôts considérables : et attendu que leur navigation se fait sur des sampans (3), et a pour objet de menues denrées pour les villages chrétiens et les terres voisines, et ne s'étend en [deine mer que jusqu'aux îles Maldives, ils demandent d'être délivrés et affranchis, et de pouvoir aller et venir sans licences, sans qu'on lève sur eux aucun tribut , et sans qu'ils soient mis dans le cas de contracter des engagements pour ces opérations.

(1) Ce sont les Cauris qui servent de monnaie dans ces contrées.

(2) Sur la côte d'Afrique.

(3) Sampan, barque indienne et chinoise.

Item, sont les chrétiens-de h Pêcherie, et également tous les autres habitants du pays, q>prifes. par ledit capitaine, qui ne veut point leur permettre de vivre dans d«s lieux fixes, où ils puissent vaquer à leurs affaires, et où ils puissent demeurer et exister : mais au contraire il les change et les déplace d'un endroit dans un àntrB, et on m leur permet pas de vivre en repos et en sécurité : et ces changcraeiits gïie Ton opère parmi eux produisent au capitaine des droits considérables. Ils demandent de n'être plus soumis à ces traiteiïiciUs, et qu'on ne les change plus de place, et qu'on les laisse Tivrc dans la [>lace et résidence qu'ils préféreront : et qu'ils veuillent se déplacer ou qu'ils ne le veuillent point, que ce soit eiHiè renient à ieuj' volonté : et que pour cela on n'exige d*eux aucuu tribut d'aucuue sorte : qu'enfin ils vivent en toute liberté.

Ite|^ ils demandent à S. A. qu'Elle fasse décider que tous les gentils qui viendront d'autres contrées, fugitifs de leurs terres et pays naturels, parce que les gens de ces pays les tyrannisent et les pillent, paissent vivre dans ces contrées-ci sans y éprouver aucun scandale ni mauvais traitement : mais au contraire qu'ils soient favorisés davantage, et honorés avec plus de iaveur et d'honneur que les naturels, en raison de ce qu'ils sont nombreux et recommandables, afin que le bon accueil et traitement, et la faveur qu'ils recevront, les convertisse à la sainte foi de Notre-Seigneur Jésus- Christ : et que ces nouveau-venus possèdent toutes les libertés et franchises dont jouissent tous les chrétiens de la contrée : et qu'on ne lève sur eux aucun tribut ni droit pour être venus s'établir dans là contrée. £t si Son Altesse règle ainsi lesdites affaires, le pays deviendra très-peuplé, et le nom de Notre-Seigneur Jésus- Christ en recevra un grand accroissement

Tqptes ces choses sont ordonnées par le gouverneur Garcia de Sa , ainsi et de la même manière qu'elles sont exprimées dans la réquisition de Ruy Gomez de Gamynha, habitant de la cité de Goa, qui est le procureur de toutes ces personnes. Les chrétiens sollicitent de S. A. , comme une grâce signalée, qui îhtéresse le service de Dieu, et l'accroissement de la foi, qu'Elle concède et ordonne par ses provisions, ainsi qu'il est exposé. Et ils ne cesseront de demander dans leurs prières que Notre-Seigneur accroisse l'existence et l'état de V. A., de laf Reine notre souveraine, et du Prince, par un grand nombre de jours de vie et de santé. Amen!

5» Lçvm^^tmk

roi, powr h- hUn tiifJt ^tirt^Htmt dv Mada.

YQMr«i Grioe 4ovri i^ppel^r an roi ci*cnvo>€i fm hphhA PWPbr^ de |ffé$€at9or«d9 1« CWMIiW4o Jt^^i;^^ dims m q^mées, et ua

extrtiQ^ 4^ prédk^M^n^ «mi qn^ Yott e C t^Wti li' K^il pai faiicuïcui Quel 9enric0 rendmt k Oi^tl^W AUt^^\ n Elk i^aroyait êim c^ çCMI^tl^ de VIÂde le ^ JÊjiSînwu avec i>tt gi^aud oomhrede iQeçibreB de )i| C^inp«giue4pM^^ ^ t^u t'ITet sa venue? produiluit dp grwid» fnMtt panni lee iiim âtii^ Poriiiguis de rimle, tikrawl b^iwcQiip de ehrttiei^ dmaile tei^i^ Uu Japon, qui r si peopiée d'infidèles : si en même temps maître Simon est, p^ir tnie grande tVPff die SfQO Alleiw ^ lAYeitii de h jurktictioii civile ^nv im^ H f^Mé^m du paya; Ae «orte que »vl n'ait auiorUé sur m\, s\ œ

i^'eit 1^ periaiMM» «â «WWt M W^^a ^n [ilace iiar le p. maîU'e

Spm : e» oirtre ;4m pcnanmeggi amaiciu ùiè lUém^Q^ v^ Soii^te(i9e|po«rQQeiiper c^oficeti ]iii«ffiBt«)MfiiiHtip(iei» ii^ i^eetiA de cette jnndictioii aur ka chrétiens du |i«y«, p'en font usiilie que pouir comuneitre le mal, et pour pretulre ma avoir au propriétaire légitime» centre aa Tokmté» en afiandali^anit le^ <dir6ii«ni d£i k contrée» et en empêchant que le$ ittfiddles ne m vQmfsh tissent» k çmse des manvaia trattementa qm cea derniera i^ent îii« fiiger h ceux qui aont d^à làrétieni.

Uans le caa oà maître Simon na viendrait point, que Yetre Grâce obtienne du roi qu*Il confère i l'éYêque cette juridictiûii au civil sur les chrétiens do la contrée : que iml n'ait juridictimi ni autorité sur eux, si ce n'est les personnel qni «mont été placées par Tévêque ou par S. À. £t ces officiera demeureront jbns lenr charge ausçi longtemps qu'ils accompliront leur devoir : de sorte que Févêque pourra disposer des «nployéa, et investir d'autres personnes de leurs emt^is, quand les premiers pe rempliront pas leur devoir.

(Une ligne est presque entièr^nent effacée.)

Le facteur de Gocbin pourra percevoir ces différentes redevances.

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