‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 114 sur 759 · SUFFRAGE D*ÊLECTIO]N ET PROMESSE DES VŒUX · texte numérisé non relu

SUFFRAGE D*ÊLECTIO]N ET PROMESSE DES VŒUX

Déclarations cachetées, confiées au P. Laynez, par St Vrançois Xavier, à son départ pour Us Indes.

Première déclaratloB.

Moi François, je déclare, si Sa Sainteté autorise notre institut, que j'acquiesce à toutes les résolutions qui seront prises par la Compagnie, en ce qui regarde nos constitutions, nos règles et notre forme d'existence, dans l'assemblée , à Rome , de ceux de nos confrères que l'on y aura pu convoquer et réunir. Et attendu que Sa Sainteté envoie plusieurs d'entre nous en différentes contrées en dehors de l'Italie, et que tous nos confrères ne pourront se réunir à l'assemblée, je déclare par cette lettre, et je promets d'agréer et d'accepter comme le plus sage avis, toutes les résolutions prises par ceux qui auront pu prendre part à la réunion, qu'ils soient même au nombre de deux soulement, ou de trois, ou en tel nombre qu'ils se trouvent.

(1) Les trois pièces qui suivent portent la date de Rome, le 15 mars 1540. Le lendemain 16 mars, Xavier partait pour le Portugal.et le 7 avril de l'année suivante, 1541, il s'embarquait pour les Indes.

Ce ne fut que le 22 avril 1541, qu'Ignace et les premiers membres de la Compagnie firent à Rome la profession des quatre vœux. Xavier y fut représenté par Laynez, aux termes de sa lettre.

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LlVllE I. — ADHÉSION, SUFFRAGE, ETC.

Ainsi je déclare en cette lettre signée de ma main ^ et je m'oblige à ratifier tous leurs actes. ^.

Écrit à Rome, le 15 mars 1540.

' François.

Siiffrage de S. Franrols Xavier.

Jésus!

• Moi François, je déclare de plus et j'atteste qu'en dehors de tout conseil humain, j'estime que celui qui me parait devoir être élu pour être le supérieur de notre Compagnie, à qui nous devrons tous obéissance , est, d'après la justice, et le sentiment intime de ma conscience, notre ancien et véritable père Dom Ignace , qui nous a rassemblés tous, non sans des travaux infinis ; lui-même saura mieux que personne, au prix de non moindres peines, nous conserver, nous régir, nous faire avancer dans le bien, et nous conduire vers un état plus parfait encore, parce qu'il connaît profondément chacun d'entre nous. Et après la mort du P. Ignace, toujours selon le sentiment de ma conscience, et ainsi que si je devais mourir sur ces paroles mêmes, je déclare que l'on doit élire le P. maître Pierre Lefèvre. Et, à cet égard. Dieu m'est témoin que j'exprime ici mon sentiment le plus vrai.

En foi de quoi je signe de ma propre main.

Fait à Rome, le 15 mars 1540.

François.

Autre déclaration.

De même, après que la Compagnie se sera rassemblée et aura fait choix d'un supérieur, moi François, je promets dès à présent, pour ce moment-là, l'obéissance, la pauvreté et la chasteté perpétuelles. Et ainsi, mon père

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