‹ Lettres de Saint François-Xavier [microform]Chapitre 128 sur 759 · LIVRE II. —LETTRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE II. —LETTRE TROISIÈME

Dieu, et en suivant les mêmes errements, en remporter de plus éclatantes, s'il est possible. Aussi je tous conjure ardemment au nom de Jésus-Christ Notre-Seigneur, et de son service, de vouloir bien, vous-même et tous les membres de la Compagnie, recommander à Dieu dans vos prières Dom Martin de Souza, afin qu'U lui soit accordé d'en haut la sagesse et la force dont U 'a besoin pour bien administrer ces immenses États des Indes; et que finalement // passe à travers les biens temporels, de manière à ne point perdre les éternels. ^ -r : ^^ .

En vérité, si je croyais que ma recommandation fût de quelque valeur, je vous le recommanderais à l'égal de moi-même ; son éminente vertu me l'a rendu si cher, que je ne l'aime pas moins tendrement qu'il ne paraît m' aimer, et cette affection et ces services mutuels ont pour centre unique la gloire de Jésus-Christ. S'il devait m'arriver, ce dont Dieu me préserve, de l'oublier jamais, en vérité je mériterais de la part de Dieu, pour cette ingratitude, les peines les plus rigoureuses.

Le gouverneur vient d'écrire à sa majesté au sujet du collège, afin que le roi daigne écrire lui-même au souverain pontife, s'il le juge convenable, et lui demander pour les Indes quelques membres de notre Compagnie, qui deviendront les soutiens et les colonnes de ce collège. Cette institution est appelée par les uns le collège de la conversion de saint Paul, et par les autres le collège de la sainte Foi, et ce dernier nom me paraît le plus convenable, car ses élèves me paraissent destinés à répandre les semences de la foi chrétienne dans les esprits des infidèles.

Le gouverneur m'a recommandé de vous écrire avec détail au sujet du collège et de son établissement, et j'ai à cœur d'accomplir ses intentions. La création du collège a eu pour objet d'élever dans les principes de la religion chrétienne des enfants indigènes appartenant à différentes nations, afin qu'étant assez instruits, ils pussent être reuvoyés dans leur contrée pour enseigner leurs compatriotes. Je ne saurais

•mmm.

Page 1